Territoires

Ariège Couserans Construction développe 25 métiers

Le 25 septembre, Couserans Construction a fêté un double événement : ses vingt ans d’existence en tant que société coopérative de construction (Scop) et l’attestation d’évaluation Afaq 26 000 niveau « confirmé ». Le label vient prouver le niveau de maturité de sa démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) qui la place dans le top 10 des entreprises évaluées positivement, avec un score de 676 points sur 1 000.

A cette occasion, Patrick Rouaix (photo), le P-DG de la coopérative depuis seize ans, n’a pas manqué de souligner le chemin parcouru depuis la création de l’entreprise Thomas & Danizan en 1947. « La société est devenue Scop en 1995 à l’initiative des 39 salariés qui voulaient pérenniser l’activité après le dépôt de bilan. Depuis, l’effectif a triplé ; Michel David, le fondateur de la Scop, m’a passé le relais ; 56 des salariés sont associés ; et le chiffre d’affaires est établi à 7 millions d’euros, soit un triplement depuis la transformation en Scop », raconte-t-il.

Stratégie de la polyvalence.

Couserans Construction se caractérise par l’éventail de ses compétences qui se concrétise par 25 qualifications métiers : de la maçonnerie traditionnelle aux ouvrages hydrauliques, en passant par la taille de pierre, les ouvrages en béton armé complexe, la charpente-couverture… Face à la crise, elle en a acquis de nouvelles dans le désamiantage, l’ossature bois et la conception-réalisation. « Couserans Construction est une entreprise locale. Elle est le troisième employeur privé sur le Couserans. L’enjeu est de continuer à vivre sur le territoire », insiste Patrick Rouaix. En 2016, la Scop déménagera son siège du centre-ville de Saint-Girons à sa périphérie.

La Scop s’applique aussi à conserver son savoir-faire en formant des compagnons du tour de France, des apprentis et autres contrats de qualification, et en créant les outils pour permettre aux anciens de transmettre leurs pratiques. Elle consacre ainsi 6 % de sa masse salariale à la formation. « La polyvalence est une vraie stratégie. Elle permet de se démarquer, tout comme notre engagement en termes de sécurité et de qualité », relève le P-DG.
Couserans Construction travaille aujourd’hui à 60 % pour le privé et à 40 % pour la commande publique. La crise l’a en effet conduit à inverser le rapport.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X