Enjeux

Arcadis France prend une nouvelle direction

La réorganisation européenne de l’ingénieriste s’achève avec la nomination d’un président en France.

Conduite d’opérations sur les lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express (GPE), participation à la maîtrise d’œuvre de la ligne 18, du lot 1 du canal Seine-Nord (entre Compiègne et Passel)

et du métro de Rennes, projet du port de Calais… En France, Arcadis est parvenu à se positionner sur des projets de grande envergure. Ainsi, malgré la crise du secteur de la construction ces dernières années, « nous avons maintenu une activité stable », assure Cyrille Brichant, président France du cabinet d’ingénierie dont le siège se situe aux Pays-Bas. Au terme d’un an et demi de réorganisation à l’échelle européenne, le dirigeant de la filiale française, nommé début mars, a un objectif : renouer avec la croissance et améliorer les marges. Avant d’être aux manettes de l’entreprise, Cyrille Brichant avait créé et dirigé l’équipe dédiée au GPE pendant quatre ans (80 personnes sur 770 collaborateurs, pour un chantier représentant 20 % de l’activité en France).

Sa mission consiste à décliner la stratégie globale d’Arcadis, en l’adaptant au marché français. Par exemple, alors que le groupe développe les services liés à l’exploitation et à la maintenance des infrastructures, la filiale se concentre sur l’aspect conseil, afin d’aider les exploitants et opérateurs à maximiser l’utilisation de leur réseau. A terme, Arcadis France pourrait devenir concessionnaire, à l’image de la filiale néerlandaise.

Le groupe souhaite par ailleurs asseoir sa présence dans les métropoles mondiales et développe, pour cela, un réseau de partage d’expériences. Une idée reprise au niveau national, avec la création d’un tissu de directions commerciales dans les principales aires urbaines pour compléter le maillage autour des 12 antennes régionales.

Stratégie digitale. Dernier point, et non des moindres, mettre en œuvre une stratégie digitale de groupe. Arcadis France a déjà avancé dans ce domaine, notamment autour du BIM : « Ces trois dernières années, nous avons formé 60 personnes, impliquées dans la conception des projets, au BIM », explique son président. Des formations qui doivent monter en puissance. Des recrutements dans ce domaine sont également en cours, pour développer le savoir-faire de l’entreprise. Le défi : réussir à bien intégrer les outils, « décloisonner la façon dont nous construisons et pilotons les projets », accompagner les collectivités et autres maîtres d’ouvrage en ce sens.

Avec un chiffre d’affaires de 90 millions d’euros et des « prévisions d’activité bien meilleures que les années précédentes », il mise sur une croissance de 2 % en 2017, à maintenir pour 2018 et 2019. Mais quelques incertitudes persistent : la relance de la commande publique, le dynamisme des métropoles et le résultat des élections conditionneront ces perspectives. Il attend également des signaux forts du côté de grands projets, comme le canal Seine-Nord ou le tunnel Lyon-Turin.

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ENCADRE

90 M€

90 M€ de chiffre d’affaires en 2016.

2 % de croissance prévue en 2017.

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