Régions Lille

Année record pour l’immobilier de bureau

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

Grand millésime que 2016 pour les ventes de bureaux. « C’est une année record qui s’appuie un marché solide. La métropole lilloise confirme encore cette année sa troisième position après Paris et Lyon », se félicite André Bartoszak, responsable des projets études et observatoires du pôle services aux entreprises de la CCI Grand Lille. Alors que l’Ile-de-France et Lyon n’ont connu qu’une progression respective de 6 et 5 % des surfaces commercialisées entre 2015 et 2016, Lille fait + 28 %. Avec un volume global de plus de 225 000 m² commercialisés, dont plus de 35 % dans le neuf, le marché des bureaux de la métropole lilloise enregistre de fait son record historique, le précédant datant de 2007 avec 207 000 m².

40 % de plus que la moyenne des 5 années précédentes. Les ventes ont été en 2016 de 40 % supérieures à la moyenne des 5 années précédentes. 406 commercialisations ont ainsi été effectuées, contre 327 en moyenne entre 2011 et 2015. Les transactions de plus de 1 000 m² ont aussi été plus nombreuses, 40, contre 30 en moyenne les 5 dernières années. « Grosses et moyennes entreprises ont été actives, constate André Bartoszak.

Un marché stable, aux fondations solides.

Seconde main ou neuf sous toutes ses formes, le marché dispose de produits adaptés et d’alternatives crédibles, même quand tous les critères ne sont pas réunis. » Il ajoute que 16 % des surfaces ont été commercialisées pour des comptes propres et que plus des deux tiers des mètres carrés ont été vendus pour des sièges d’entreprise ou pour des directions régionales. Grâce à plusieurs grosses signatures comprises entre 4 000 m² et 20 000 m², souvent clés en main, Villeneuve-d’Ascq, qui a su attirer ces sièges d’entreprise, s’est accaparée un tiers des surfaces mises en transaction. Juste derrière, Lille confirme sa place incontournable.

Pas d’effet d’aubaine. « Ce record intervient alors que les achats ”publics” ne représentent plus que 5 % des transactions. Le marché de la métropole fait preuve de maturité et de stabilité. Il ne s’agit pas d’effet d’aubaine. Il n’existe pas de bulle spéculative et pas d’explosion des stocks. C’est une valeur sûre », se félicite le responsable de projets. Il souligne que le principal souci de 2016 était lié au peu de stocks sur Euralille : « Mais c’est fini. Fin 2017, début 2018, des bureaux vont arriver. » Concernant les projets neufs, 60 % des transactions ont été réalisées au-delà de 150 €/m2 , contre 21 % en 2015. « De très gros programmes clés en main ont été commercialisés à des tarifs compris entre 150 € et 180 €. Sur le marché de la seconde main, on observe la même évolution. Les transactions supérieures à 150 € étaient de 14 % en 2014, de 17 % l’année dernière et elles ont atteint 25 % en 2016 », note André Bartoszak. En ce début d’année, la métropole dispose d’un stock de prés de 55 000 m2 livrés ou disponibles sous trois mois et de plus de 25 000 m2 en construction. À consommer sans modération.

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