Régions SPECIAL INNOVATION

Angers – Un labo-usine dédié aux objets connectés de demain

Mots clés : Architecte - Bâtiment d’habitation individuel - Entreprise du BTP - Établissements industriels, agricoles, ICPE - Innovations - Monde du Travail

24 % des entreprises bretonnes de BTP envisagent au moins un recrutement en 2017 (5 points de plus en un an).

7 266 Nombre de réservations de logements au premier trimestre 2017 dans les Pays de la Loire (+ 16 % en un an).

– 18,8 % Baisse des travaux réalisés par les architectes du Centre entre 2014 et 2015, la plus forte en France.

Angers sera la capitale de l’électronique du 25 au 27 octobre, en accueillant la 22 édition du World Electronics Forum (WEF), sorte de Davos de l’électronique mondiale où les plus grands acteurs du marché se réunissent pour échanger sur la situation économique, parler avenir et faire du business. Un joli coup pour la ville, lauréate du label French Tech, « notamment pour sa position centrale autour de l’Internet des objets [Internet of Things, IoT, NDLR] » assure son maire, Christophe Béchu (LR). Le WEF se tiendra d’ailleurs dans le cadre d’une semaine angevine thématisée IoT.

« Les objets connectés, c’est la révolution numérique qui est en train de se vivre sous nos yeux », explique l’élu, qui a encouragé la création sur son territoire d’une Cité de l’objet connecté. Projet privé, cette mini-usine du futur est issue des 34 chantiers de la Nouvelle France industrielle initiés par Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, en 2013. Cet espace de 2 000 m, installé à Saint-Sylvain-d’Anjou, en périphérie d’Angers, a été inauguré il y a bientôt deux ans par le président de la République, François Hollande, et Emmanuel Macron, à l’époque ministre de l’Econo-mie… Preuve de l’importance stratégique de la filière. « Il y a beaucoup de start-up qui ne trouvent pas de solution industrielle en France. La Cité de l’objet connecté se positionne comme un accélérateur industriel qui concentre en un même lieu l’ensemble des équipements et des compétences nécessaires à la conception d’objets intelligents », explique son président, Thierry Sachot, qui dirige également la société de sous-traitance électronique Eolane. « Nous réalisons des prototypes ainsi que des préséries et nous avons 70 projets en cours », poursuit-il.

Terre de tradition industrielle. Le choix d’Angers n’est pas lié au hasard. Historiquement, le Grand Ouest est une terre de tradition industrielle qui concentre la plus grande densité de sites de production électronique en France avec 25 % de l’emploi de cette branche, soit 50 000 postes. Avec les usines Thomson et Bull, Angers est le lieu de naissance historique de ce secteur en France qui a connu une profonde crise dans les années 2000.

Aujourd’hui, l’électronique est en pleine renaissance, et Angers se repositionne au cœur d’un nouvel écosystème où émergent des start-up prometteuses comme Qowisio, une des entreprises fondatrices de la Cité de l’objet connecté, qui développe, entre autres, des solutions pour les bailleurs sociaux. Créée en 2009, cette PME a levé 10 M€ en 2015 pour déployer son propre réseau dédié à l’IoT. « Grâce à lui, nous pouvons, à faible coût, faire parler des objets qui, au départ, sont muets, assure David Halopé, directeur marketing. Concrètement, pour 85 euros HT, nous proposons de suivre une VMC pendant cinq ans avec un capteur, sa connexion et une application sur smartphone ou ordinateur. » Le principe s’applique aussi aux trappes de désenfumage, à des sondes d’ambiance pour mesurer les températures et l’hygrométrie des logements, aux pompes de relevage. Ces solutions ont été expérimentées avec succès d’abord avec Angers Loire Habitat, puis Immobilière Podeliha (groupe 3F). A suivre.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X