Territoires

Angers Trois ans pour boucler le projet urbain Cœur de Maine

Les dernières évolutions du réaménagement des berges de la Maine viennent d’être présentées aux Angevins. Si l’esprit du projet Angers Cœur de Maine consiste toujours à insérer dans la ville l’ancienne partie de l’autoroute A 11 (D 523) bordant la rivière, la façon de procéder a quelque peu changé en un an. « Nous passons d’une écriture très routière, voire autoroutière, à un axe intégré à la trame urbaine, sur lequel la circulation sera apaisée et le lien avec la Maine valorisé », explique l’urbaniste François Grether. Outre la réduction de la vitesse à 50 km/h, l’adaptation s’accompagne d’un aménagement paysager sur et autour de la route. Le muret séparant les voies disparaît au profit d’un terre-plein central végétal et des perspectives s’ouvrent sur la rivière. Enfin, les entrées et sorties de la D 523 sont facilitées pour rendre plus efficientes les liaisons avec le centre-ville.

Un périmètre élargi.

« Le périmètre de réflexion de l’opération s’est également élargi pour aller au-delà du pont de Verdun, le maire souhaitant une unité d’aménagement du quartier Saint-Serge au château », ajoute François Grether. Initialement indépendante du projet du Cœur de Maine, la promenade du Bout-du-Monde, qui longe le château, s’y trouve associée et sera livrée à l’été (Ilex Paysages, Osmose et Enet Dolowy). Les travaux de prolongement de la dalle au-dessus de la 4 voies seront de leur côté lancés à l’été 2017 pour une durée de dix-huit mois, ainsi que les espaces autour de cette esplanade. L’ensemble doit être livré à l’été 2019. Les premières consultations des entreprises interviendront à partir de la fin 2016.

Quant au quartier Saint-Serge, où prendront place également d’ici à 2019 la future patinoire attribuée à l’agence Chabanne et le grand parc inondable, il fait l’objet « d’une réflexion plus globale », dévoile Paul Grether, également urbaniste. Les travaux prospectifs portent sur une diversification progressive des activités centrées actuellement sur le commerce et la production. « L’idée est d’accroître la densité des futurs programmes en trouvant de nouvelles formes d’activités qui peuvent être implantées dans des immeubles de hauteur afin de sortir de l’horizontalité, telles des pépinières d’entreprise ou des bureaux de nouvelle génération », détaille Paul Grether. Une attention particulière sera aussi apportée à l’amélioration des espaces publics et à la qualité architecturale des nouvelles opérations.

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