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angers Terra Botanica en pleine pousse

Mots clés : Aménagement paysager - Architecte - Architecture - Espace vert

La configuration du futur parc du végétal d’Angers est perceptible, alors qu’une centaine d’entreprises sont à pied d’œuvre. Après l’arrivée de quelque 1 300 arbres, dont trois cents sujets exceptionnels, les constructions prennent progressivement place sur le site.

L’opération (83 millions d’euros) est portée par le conseil général du Maine-et-Loire. Elle doit être achevée en avril 2010. Des serres gigantesques, des salles de spectacles (dont un cinéma dynamique) et des parcours dans divers jardins seront implantés sur 17 hectares. L’ensemble disposera d’un centre d’affaires (Edifices architectes), d’un amphithéâtre de 325 places et de bureaux pour le gestionnaire du parc.

« Chacun des quatre secteurs (« végétal convoité, généreux, mystérieux et apprivoisé ») propose une attraction principale et dispose d’un bâtiment pour accueillir des scolaires », explique Jean-Pierre Chavassieux, président de la SEM Terra Botanica. Cette SEM, créée par le conseil général de Maine-et-Loire, a délégué la maîtrise d’ouvrage à la Sodemel. La maîtrise d’œuvre est confiée à Interscene, le cabinet du paysagiste et urbaniste Thierry Huau. Ce dernier s’est entouré des architectes Jean de Gastines et Jean-Louis Marin pour mener à bien le projet. Jean de Gastines a notamment imaginé un auvent recouvert de plantes, disposé à six mètres de haut, et laissant retomber la végétation afin de constituer un voile végétal.

Toute la difficulté pour l’architecte paysagiste est de doser en permanence le degré d’attractivité du public pour constamment soutenir l’aventure. « Tout se fait dans la subtilité du végétal, ajoute-t-il. Les perspectives s’organisent au fur et à mesure de l’arrivée des plantes. C’est comme un travail de sculpture. » Pour Thierry Huau, aucun jardin botanique du monde, même Montréal ou Sydney, n’a poussé la démarche aussi loin.

De sa conception à son fonctionnement, le parc se veut exemplaire en matière de développement durable. Ainsi, une chaudière à bois chauffera bâtiments et serres jusqu’à 30 °C. Les eaux de pluie sont recyclées dans un bassin tampon de 12 000 m3 et alimenteront la totalité des bassins.

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