Territoires

Amiens Le festival « Art, villes & paysage » réveille les hortillonnages

Mots clés : Manifestations culturelles

Un marais transformé en maraîchage pour nourrir la cité : c’est l’histoire des hortillonnages d’Amiens. Le site fit travailler jusqu’à un millier d’hortillons (maraîchers professionnels). Ils ne sont plus que six aujourd’hui à faire perdurer cette agriculture urbaine sur 25 ha. Totalement dépendants de l’action humaine, les hortillonnages, qui s’étendent sur 300 ha, courent donc le risque de redevenir une friche, nonobstant le fait qu’ils constituent un haut lieu touristique.

L’Association pour la protection et la sauvegarde des hortillonnages se tient au chevet de ce patrimoine exceptionnel depuis 1975. Son entretien (120 km de berges) réclame, toutefois, beaucoup de moyens, que la collectivité et les propriétaires de parcelles ne sont pas en mesure d’apporter en totalité. D’où l’idée du festival « Art, villes & paysage », créé il y a cinq ans par la Maison de la culture d’Amiens (MCA). « Nous avons tout simplement transposé à un milieu naturel la démarche d’une maison de la culture et son savoir-faire en matière de production », résume Jérôme Araujo, secrétaire général de la MCA.

26 jardins et 13 œuvres.

Concrètement, un appel à candidatures est lancé chaque année auprès des jeunes (moins de 36 ans) paysagistes et plasticiens du monde entier. Les paysagistes retenus se voient confier une parcelle pour la transformer en jardin et les plasticiens sont invités à créer une œuvre. Les lauréats bénéficient du soutien technique des équipes de la MCA, des maraîchers et d’un chantier d’insertion, un dispositif qui permet de faire entrer le festival dans un budget de 300 000 euros. Et les réalisations les plus pertinentes sont reconduites d’une année à l’autre.

« Outre le fait qu’il offre une visibilité à de jeunes créateurs, ce festival se veut un projet urbain, explique Jérôme Araujo. On considère tout ce qui se passe sur un territoire de 300 ha et on essaie de le partager. L’objectif c’est d’étendre l’esprit des hortillonnages à l’ensemble de la ville. Entre Paris et Lille, Amiens a une identité à défendre à travers le jardin. »

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