Régions

Aménagement Le grand projet de rade se met en place

Mots clés : Collectivités locales

Avec cinq opérations « leviers » (1) et cinq autres en « interface » (2), le Grand projet rade (GPR) a pour ambition de faire de la rade de Toulon le moteur du développement de la métropole à un horizon de 10/15 ans. Des investissements structurants, sur un espace urbain et maritime, qui touchent le développement économique, les infrastructures et les transports, le renouvellement urbain, l’amélioration de l’environnement… Le projet a été évalué en 2008 (pré-dossier Ciact) à près de 800 millions d’euros (financements publics et privés), avec un potentiel d’aménagement d’un million de mètres carrés. Compte tenu du nombre d’acteurs mobilisés, une structure de gouvernance ad hoc a été mise en place : un comité de pilotage (qui se réunira pour la deuxième fois fin juin) présidé par Hubert Falco, président de TPM, un comité technique directeur et des porteurs de projets pour chaque dossier.

Les projets les plus avancés

Projet phare, le technopôle de la mer s’appuiera sur deux zones tertiaires à Ollioules (La Cagnarde pour la base terrestre) et à La Seyne (Brégaillon-sud pour la base marine), reliées par la Méridienne de la mer. « Nous venons de valider à partir du schéma d’urbanisme et de développement de ce pôle ouest mené par l’Au[dat] et le cabinet Kern un plan de phasage à 5, 10 et 15 ans et nous allons arrêter un parti d’aménagement pour La Cagnarde. Notre objectif est d’aménager ce site début 2010 et de construire les premiers bâtiments mi-2011 sur 35 ha », explique Patrick Jaubert, chef de projet adjoint à TPM. En parallèle, deux marchés de définition sont lancés pour l’entrée de la base marine à Brégaillon et pour l’étude du quartier d’affaires de la gare de La Seyne.

A Toulon, la reconquête d’une quarantaine d’hectares à proximité de la gare SNCF – des délaissés appartenant à des opérateurs publics – doit permettre de créer un grand centre d’activités tertiaires qui lui fait défaut. Un schéma programme spécifique est en cours d’élaboration par l’AU[dat].

Projet le plus avancé : la Loubière, qui implique EDF/GDF, TPM et la Ville avec un potentiel de 40 000 mètres carrés de bureaux et logements alors que pour la rénovation de la gare, la SNCF et la Ville sont d’accord pour investir une vingtaine de millions d’euros. Nouvelle autorité portuaire de la rade pour le commerce et la plaisance, le syndicat mixte varois des ports du Levant est en train de boucler l’étude sur l’avenir du port de Toulon et l’interface ville-port.

Enfin les travaux de la digue du large (1,2 km) qui protège la rade, un ouvrage à conforter avec un investissement d’une dizaine millions d’euros, devraient s’engager en 2012-2013.

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(1) Technopôle de la mer, mise à niveau des équipements portuaires, parc d’activités marines à Saint-Mandrier, axe des gares, contrat de baie. (2) Méridienne de la mer, réfection de la grande jetée, développement des liaisons maritimes, TCSP, réseau à très haut débit.
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