Régions LORRAINE/LUXEMBOURG

Alzette-Belval dévoile ses projets pour les vingt prochaines années

Mots clés : Etat et collectivités locales

Premier président de l’Etablissement public d’aménagement (EPA) d’Alzette-Belval, Michel Dinet achève son mandat en remettant en moins de douze mois un Projet stratégique et opérationnel (PSO).

L’Opération d’intérêt national (OIN) lancée en 2010 doit consacrer 300 millions d’euros au réaménagement de huit communes de Moselle et Meurthe-et-Moselle, frontalières du Luxembourg, pour les inscrire dans la dynamique du grand projet urbain grand-ducal de Belval.

La communauté de communes Pays Haut Val d’Alzette (CCPHVA), qui englobe 26 000 habitants, espère en accueillir 20 000 de plus et édifier une écocité de 8 300 logements. Rural, post-industriel et vieillissant, le territoire devra également préserver et conforter ses anciennes cités sidérurgiques.
« Nous nous sommes gardés de lancer de nouvelles études, préférant synthétiser et réactualiser les 90 études existantes en les complétant par des rencontres sur le terrain. De même, nous n’avons pas voulu faire appel à un cabinet extérieur qui aurait risqué de plaquer un projet préétabli alors que nous tenions à rester fidèles à l’histoire et aux réalités du territoire », énonce Michel Dinet. L’EPA a retenu le cabinet d’architecture belge 51 N 4 E, réputé pour l’originalité de sa démarche en lien avec la population, pour assurer la maîtrise d’œuvre urbaine.

450 logements annuels

A partir de 2016, un rythme annuel de 450 logements aboutirait, au bout de vingt ans, à réaliser un démonstrateur grandeur nature en matière d’habitat contemporain. « Nous veillerons à la couture entre les quartiers neufs et le bâti ancien énergivore, mais dont la conception urbaine s’avère intéressante en termes de densité », souligne André Parthenay, président de la CCPHVA. Le raccordement au très haut débit, des projets de data-centers et la création d’un pôle de l’image de dimension régionale à Villerupt doivent favoriser une économie résidentielle et éviter le risque d’un territoire-dortoir.
Le plan directeur désigne 26 zones d’aménagement sur un territoire de 5 285 ha et identifie trois pôles principaux. L’ancien site industriel de Micheville constituera le cœur de la partie française de l’agglomération transfrontalière Alzette-Belval. Les Portes de Belval joueront la carte de la complémentarité avec les équipements culturels et universitaires luxembourgeois. La gare d’Audun-le-Tiche, unique point d’entrée ferroviaire du territoire, pourrait se muer en pôle d’échange multimodal. A ces trois sites prioritaires s’ajoutent des pôles secondaires : commerces du quartier Cantebonne à Villerupt, friches de Boulange et centre-ville d’Audun-le-Tiche. Le long de la rivière Alzette, une trame verte et bleue doit connecter plusieurs zones naturelles françaises et luxembourgeoises.
« Les Lorrains doivent prendre conscience du caractère exceptionnel de ce projet qui se met en place au meilleur moment, à l’heure où se concrétise le Pacte Lorraine et où se négocie le contrat de plan Etat-région. Seul EPA transfrontalier, Alzette-Belval est aussi le seul établissement qui ne s’appuie sur aucune métropole et le premier à présenter son projet d’orientation stratégique », salue Nacer Meddah, préfet de Lorraine.

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Une Maison ouverte aux jeunes

La Maison du projet constituera un lieu d’information, mais aussi de concertation et d’échanges, ouvert aux tissus associatifs, scolaire et universitaire. Un atelier d’urbanisme mobilise déjà 80 étudiants de l’université de Lorraine. Ancien instituteur, Michel Dinet préconise par ailleurs d’écouter attentivement les idées et projets que les enfants pourront apporter sur leur future ville.

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