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Alsapan veut réinventer le parquet stratifié

Mots clés : Bois - Parquet

Le fabricant français de revêtements de sol a lancé une gamme qui rompt avec l’uniformité du produit et mise sur la valeur ajoutée pour exister face à ses concurrents.

Cécile Cantrelle, la jeune patronne d’Alsapan, est formelle : « Le marché a très bien répondu à Créativ’. » Dernier producteur français de parquet stratifié, l’entreprise familiale alsacienne de 800 salariés a lancé cette gamme, grâce à laquelle elle souhaite renouveler le genre quelque peu convenu de cet élément de décoration. Rompant avec l’uniformité des dimensions, Créativ’ permet de combiner des lames de largeur et longueur très variées, qui ouvrent la voie à une pose sur mesure. La nouveauté a requis un investissement de 4 millions d’euros dans son usine de Marlenheim (Bas-Rhin). Elle s’inscrit parfaitement dans la stratégie de « valeur ajoutée » qu’Alsapan met en œuvre dans le métier du revêtement, comme l’explique sa dirigeante : « Avec 11 à 12 millions de mètres carrés produits par an, nous sommes trop petits pour nous battre sur les volumes et sur les premiers prix, face à nos concurrents européens qui, eux, intègrent la fabrication de panneaux. Nous nous faisons notre place par la qualité de service, la variété des décors, l’innovation commerciale et technique, notamment pour faciliter la pose et travailler les surfaces. »

Fournisseur de la GSB, du négoce et des entreprises de pose, Alsapan ne mise pas que sur le sol. Les meubles en kit et les plans de travail constituent les autres piliers de son activité, au point qu’ils concentrent à eux deux les deux tiers du chiffre d’affaires (211 millions d’euros en 2014). Alsapan dit viser les gros volumes dans ces spécialités. Acteur de longue date du meuble en kit, notamment pour Ikea, il a renforcé sa présence par deux acquisitions, en Lorraine et dans la Creuse. Plus récente, son apparition dans le plan de travail remonte à 2008, avec la création d’une unité à Wasselonne (Bas-Rhin).

Tradition familiale.

Le meuble en kit mobilise les prochains investissements : 6 millions d’euros à Boulay (Moselle) au printemps dans une ligne d’enrobage, puis environ 10 millions d’euros à Erstein (Bas-Rhin) pour la production de panneaux alvéolaires légers. Ce nouveau cycle succède sans transition à un programme de 20 millions d’euros sur cinq ans affectés à la modernisation des usines du groupe, toutes spécialités confondues.
A la tête d’Alsapan depuis deux ans comme directrice générale puis en qualité de présidente, Cécile Cantrelle, bientôt 36 ans, insuffle un renouveau qu’elle a puisé dans la tradition familiale. Elle est la petite-fille de Joseph Strub, le fondateur d’Alsapan en 1972, et la nièce de Paul et Jean-Jacques, qui ont métamorphosé la modeste affaire dans les années 1980 et 1990. En actant la fusion d’EPI Flooring avec Alsapan début 2014, la dirigeante a parachevé une réunification qui porte aujourd’hui les ambitions du groupe : un chiffre d’affaires multiplié par deux d’ici à 2018.

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L'état-major d’Alsapan

Cécile Cantrelle : présidente ;Antonio Clemente : directeur général ; Philippe Bouillot, directeur financier ; Yves Schwoerer : responsable des sites de production.

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