Territoires

Alsace La présidente a laissé son empreinte parmi les architectes

Mots clés : Architecte

L’assemblée générale annuelle de l’Union des architectes d’Alsace (UAA), jeudi prochain à Strasbourg, aura une couleur très féminine : Manuelle Gautrand y donnera une conférence, et Justine Knochel quittera la présidence, qu’elle assurait depuis 2011. En quatre ans, l’architecte strasbourgeoise aura tenté de faire avancer de nombreux combats, tels la défense des droits d’auteurs, la représentation en commission paritaire régionale et la lutte contre le dumping des honoraires. Sa présidence a renforcé le renouvellement des générations et la construction d’une identité alsacienne du syndicat, tout en préparant la constitution cet automne d’une union avec les voisins lorrains et champardennais, à l’échelle de la nouvelle région.

Compétence et savoir-vivre.

Bien sûr, son mandat a été marquant du fait même de sa singularité : les présidentes de syndicat régional d’architecture restent une exception. Comment jouer de la féminité sans tomber dans la caricature ? « J’ai essayé de me comporter comme depuis mes débuts dans la profession, il y a quinze ans : faire valoir la compétence technique – en ayant conscience qu’il faut sans doute la montrer davantage qu’un homme – et allier sourire et gentillesse, tout simplement. Un bonjour sympathique sur un chantier, ça peut faire avancer plein de choses ! » répond-elle.

Sa présidence, on s’en souviendra forcément aussi du fait de ce calendrier 2012 où elle-même et plusieurs de ses consœurs ont posé en pastichant Marilyn Monroe et d’autres personnalités. Sans perdre le sens de la finesse et de l’humour. « C’était parti d’une blague au bureau du syndicat pour trouver le moyen de dépoussiérer notre image. J’ai dit chiche », se souvient Justine Knochel. Plus sobre, le calendrier 2016 met en avant des adhérents de l’UAA sur leurs chantiers.
La jeune femme de 38 ans restera active à l’Union des architectes d’Alsace, mais elle consacrera ans doute – encore – plus de temps à l’agence NKS. Puisque, autre rareté, elle en est la cogérante avec Lydie Heinrich, qui succède à Corinne Nisse. « Même si nous ne l’avons pas voulu comme cela, ce sont les nanas qui sont les patrons ! » revendique-t-elle dans un grand rire.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
Le Moniteur Boutique
Accéder à la boutique
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X