Régions

Alsace et Bourgogne Deux joyaux du patrimoine en mutation

Mots clés : Conservation du patrimoine - Culte

De l’abbatiale d’Ebersmunster au palais des Ducs de Dijon, les Journées du patrimoine offrent l’occasion de montrer la mobilisation des bâtisseurs pour la revitalisation des monuments historiques.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
ENCADRE

La galerie Bellegarde dévoilée au palais des Ducs à Dijon

>Une pause dans le chantier permettra de dévoiler au public, les 19 et 20 septembre lors des Journées du patrimoine, les premières étapes de la restauration du musée des Beaux-arts de Dijon, dans le palais des Ducs et des Etats de Bourgogne. En travaux depuis mai 2008, la galerie Bellegarde fait partie d’une première tranche qui s’achèvera en 2013 ou 2014. Des compagnons des Charpentiers de Bourgogne montreront la réutilisation du chêne d’origine dans la restauration de la charpente du XVIIe siècle. Seules les parties les plus abîmées ont nécessité du bois neuf. Les entreprises dijonnaises Jacquet et Hory Marçais présenteront le travail des tailleurs de pierre de Bourgogne, sur les façades et l’escalier sculpté (1).

Eric Pallot, architecte en chef des Monuments historiques, redonne à la galerie Renaissance son apparence du XVIIe siècle. A la reprise des travaux, courant 2010, la charpente sera dissimulée sous une voûte lambrissée en chêne, supprimée au XIXe siècle au profit d’une verrière. Sur le sol, des tomettes de terre cuite reproduiront les pièces originales retrouvées sous le plancher.

Une ventilation naturelle

Lauréats du concours d’architecture en 2005, les Ateliers Lion entreront en scène avec le traitement contemporain de la cour de Bar. Son niveau rehaussé d’une dizaine de centimètres donnera l’illusion d’entrer sous les arcades vitrées de la galerie où sera installé un café. Prévu en plaques de fonte au stade de l’avant-projet sommaire, le sol aujourd’hui pavé sera finalement réalisé en béton coloré.

Un toit avancé en zinc couronnera l’aile Flémalie pour permettre l’installation d’un ascenseur et ajouter une salle au-dessus des tombeaux des ducs de Bourgogne. A la demande du maître d’ouvrage, l’équipe de maîtrise d’œuvre met à profit la pause pour affiner les études thermiques. Le bureau d’études Trans Solar (Stuttgart), mandaté en juin, proposera la solution de ventilation la plus naturelle possible.

Sur une dizaine d’années, la reconfiguration du musée portera la surface d’exposition de 7 000 à 13 000 m2. L’opération évaluée à une cinquantaine de millions d’euros comprend deux déménagements : la conservation, installée au printemps dernier dans l’ancienne église Saint-Jean, et les réserves, dont le transfert interviendra en mai 2010 dans un bâtiment en construction sur la zone industrielle nord.

ENCADRE

L'abbatiale baroque rescapée d'Ebersmunster

>La Journée du patrimoine 2009 ne ressemblera à aucune autre, à Ebersmunster (Bas-Rhin). Seul exemple français d’architecture baroque autrichienne, l’abbatiale a échappé de peu à un affaissement, grâce à une reprise en sous-œuvre par la technique du jet grouting, de janvier à avril. Malmenées au XXe siècle par la canalisation du Rhin, les fondations n’auraient pas tenu beaucoup plus longtemps : « Les constructeurs n’avaient pas renforcé les fondations de l’ancienne église romane, beaucoup plus petite », explique Thierry Mignot, premier adjoint au maire et vice-président des Amis de l’église abbatiale.

La commune de 470 habitants reprend cet automne le fil d’une restauration intérieure au long cours, engagée depuis trente ans.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X