Régions

Alsace Dalles insalissables pour Heinrich & Bock

Mots clés : Produits et matériaux

«L’unité de peinture imperméable que nous avons mise en service à la rentrée nous donnera une longueur d’avance sur la concurrence », estime Patrick Heinrich, P-DG du fabricant de dalles et de pavés reconstitués Heinrich & Bock, à Steinbourg (Bas-Rhin). Le lancement de cette innovation marque l’aboutissement d’un investissement de 650 000 euros et de trois ans et demi de recherche. « La difficulté ne vient pas tant de la surface vernie, avec sa quantité de peinture calculée au 1/10 de gramme près, que de la prévention des remontées d’humidité en provenance des couches de parement et de masse », explique Patrick Heinrich.

Garantie sans trucage

Garantie sans trucage, la démonstration de l’intérêt du produit rappelle les publicités télévisées pour les lessives : après passage d’un chiffon sec, il ne reste plus aucune trace d’huile de moteur sur la dalle vernie, alors qu’une tache assombrit la dalle traditionnelle. « Nous pensions atteindre ce résultat aussi facilement qu’on se promène. Finalement, il s’agissait d’une escalade. »

Le chef d’entreprise rend hommage aux sous-traitants locaux qui l’ont accompagné, dont Seflid, d’Otterswiller (Bas-Rhin), pour la mise au point du robot de peinture.

Convaincre la maîtrise d’ouvrage publique

Maître mot de Patrick Heinrich, l’innovation intéresse au premier chef les particuliers, qui génèrent 85 % des 18 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, réalisés dans un rayon de 350 kilomètres autour de l’Alsace, où Heinrich Bock exploite trois usines. Cette même clientèle bénéficiera d’ici à la fin de l’année de la machine à curler, mise au point pour accélérer le vieillissement des dalles de piscines, conformément au goût des clients.

Face à une concurrence essentiellement composée de fabricants allemands et d’importateurs de granit chinois, le P-DG ne cache pas l’amertume que lui inspire l’indifférence des maîtres d’ouvrage publics, y compris autour de Steinbourg : « Au nom de nos cent-vingt salariés alsaciens, nous ne demandons rien de plus que d’être comparés », plaide l’entrepreneur.

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