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Alsace CUS Habitat recherche l’efficience économique

Mots clés : Energie renouvelable - Logement social - Politique européenne

Le strasbourgeois CUS Habitat engage en 2009 la plus importante rénovation thermique jamais mise en œuvre dans l’habitat social alsacien : fin 2011, les 536 logements du quartier de la Musau afficheront une consommation de 64 kWh/m2.an, alors que 104 auraient suffi pour obtenir le label Bâtiment basse consommation en rénovation.

Compte tenu de l’exemplarité et de l’effet d’échelle, la région Alsace, gestionnaire du Fonds européen de développement régional (Feder), n’exclut pas d’accorder ce financement à la rénovation qui sort pourtant des critères habituels : l’expression « passoire thermique » ne s’applique pas aux consommations de 208 kWh/m2.an constatées avant l’opération.

Les simulations dynamiques et tests d’étanchéité à l’air ont prouvé l’efficience économique de l’investissement : grâce à la compacité et à la simplicité de l’architecture produite en 1975 par Francis Martin Lavigne, l’essentiel des gains de performance résultera de l’isolation par l’extérieur et de l’installation de chaudières gaz en toiture. « La modélisation du remplacement des fenêtres a révélé un investissement trop lourd, par rapport à un faible gain de consommation », précise Daniel Louise-Adèle, ingénieur fluides chez Altherm. Les travaux programmés confirmeront une vocation d’amplificateur des modes énergétiques : étendard du tout électrique lors de son inauguration, la Musau est devenue, vingt ans plus tard, la vitrine locale des radiateurs gaz.

Protéger l’isolation extérieure

La nouvelle rénovation vise la cohérence et la durabilité : « En protégeant l’intimité des habitants des rez-de-chaussée par un écrin de verdure, nous prévenons l’isolation par l’extérieur contre les risques d’agression », indique Patrick Texier, architecte. Le solaire thermique cumulera ses effets avec l’isolation et les chaudières à condensation : « Les panneaux génèrent une économie de charges égale à 100 euros par mois », affirme Christophe Rousseau, responsable des techniques spécialisées à CUS Habitat, fort du retour d’expérience suscité par 7 000 m2 de couverture solaire. Le bailleur associe la rénovation énergétique à un lifting sanitaire : « Pas question de changer une colonne sans installer des sanitaires neufs. Je me suis engagé à laisser 20 ans de tranquillité, en contrepartie d’une semaine de gêne occasionnée par les travaux en site occupé », précise Bernard Matter, directeur de CUS Habitat.

Principale source de satisfaction avant les travaux : « Les habitants expriment une adhésion profonde aux objectifs environnementaux », se réjouit le directeur. A la demande de ses locataires, le bailleur a engagé une étude de faisabilité sur l’équipement photovoltaïque des façades les mieux exposées.

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