Marketing-Achat Benoît Relandeau, directeur général opérationnel (DGO) Normandie de Raboni

Alain Renard, DGO Ile-de-France de Raboni – « Des agences rénovées et un maillage qui s’étend »

L’enseigne multi spécialiste de CRH France Distribution, qui a fêté ses 70 ans cette année, achève de rénover l’ensemble de son réseau. Du côté de la logistique, Raboni tend vers une organisation en flux tendus, afin de s’adapter aux besoins des clients.

Raboni a fêté ses 70 ans en 2016. Une date marquante… Alain Renard –C’est un anniversaire important pour le groupe, qui atteint un âge respectable. Au-delà, cette longévité traduit un cap, un enracinement de Raboni, devenu au fil de son histoire un distributeur connu et reconnu sur ses zones de chalandise, en Ile-de-France et en Normandie.

Quel prébilan d’activité dressez-vous de 2016 ?

A. R. –En Ile-de-France, l’activité frémit, c’est indéniable, mais sur le marché du neuf et du pavillonnaire, où Raboni a des positions fortes, la reprise réelle et espérée de notre activité se fait attendre. Pourtant, les indicateurs sont favorables sur le papier. Mais nous constatons une certaine inertie dans le circuit négoce.

Benoît Relandeau –En Normandie, le marché de la rénovation reste porteur, même si l’activité a ralenti sur les maisons secondaires. Sur le marché du neuf, principalement au niveau des constructeurs de maisons individuelles, nous constatons une véritable embellie des ventes et, par conséquent, une croissance d’activité pour notre métier. Mais elle n’est ressentie qu’à compter de ce dernier trimestre, et est disparate entre Haute- et Basse-Normandie.

Quels autres événements pénalisent l’activité ?

A. R. –En Ile-de-France, les inondations de juin ont frappé 4 agences sur les 28 du réseau. Celle d’Étréchy (Essonne) a dû fermer trois semaines, celles de Paris Javel et d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) un mois.

B. R. –En Normandie, nous consacrons un effort très important à repenser notre réseau. Depuis deux ans, nous avons entrepris un vaste programme de rénovation et de relocalisation de certaines agences, entraînant la fermeture de 4 dépôts sur la région. Ces travaux étaient nécessaires. S’ils nous ont pénalisé en 2016, ils nous profiteront pleinement en 2017.

Comme dans l’ensemble du négoce, 2016 ne sera pas une année de franche reprise…

A. R. –Non, mais nous sommes finalement assez satisfaits, car, malgré les handicaps énumérés, nous devrions clore 2016 sur une activité en légère progression par rapport à 2015, donc nous situer en phase avec l’évolution du marché. Peut-être un peu mieux… Le dernier trimestre s’annonce enfin porteur. Et le Grand Paris devrait générer de nombreux chantiers.

Comment votre réseau a-t-il évolué en 2016 ?

B. R. –En Normandie, comme je l’ai souligné, cette année a été marquée par la modernisation et la redynamisation de l’ensemble du réseau. Certaines agences étaient vieillissantes, sans cours bitumées et difficiles d’exploitation au quotidien. D’autres n’étaient pas très bien placées. Dernier exemple en date, nos 2 agences du Havre et de Gonfreville (Seine-Maritime) ont été regroupées sur un même site à Gonfreville, où nous avons piloté une démolition-reconstruction pour faire apparaître une toute nouvelle agence. Un travail qu’il fallait faire, même s’il a représenté un handicap opérationnel, du fait des fermetures et des déménagements. Nous avons consenti un investissement très important, qui n’aurait pu être financé aussi vite...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 425 du 29/12/2016
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