Edito

AGIR SUR LES GRANDS TERRITOIRES

Mots clés : Situation économique

Les maires des grandes villes de France réfléchissent au devenir des métropoles en mettant l’accent sur la notion de « ville-monde ». L’association qui réunit ces grands édiles en a fait le thème central de sa récente conférence annuelle (1). Qu’en est-il ?

Ce rapprochement un brin paradoxal des mots ville et monde a d’évidence pour fonction de souligner la dialectique du local et du global qui met sous tension les grandes agglomérations françaises voulant exister avec un rang international. S’en remettant aux préconisations du marketing territorial, elles promeuvent leur ouverture et leur capacité à accueillir. Elles se mettent en quatre pour attirer à elles tout type d’activités susceptibles de contribuer durablement au développement économique des grands ensembles urbains qu’elles constituent.

L’expression « ville-monde » mérite néanmoins d’être discutée. Elle suscite surtout des interrogations légitimes : combien faut-il d’habitants à une grande ville pour atteindre ce grade ? Quelles sont les qualités lui conférant ce statut mondialisé ? Et, après tout, à l’heure d’Internet, pourquoi certains villages ne pourraient-ils pas devenir aussi des « villages-monde » ?

Au registre des critères, le nombre d’habitants offre à lui seul un vaste champ de discussion.

Ainsi, dans l’actuel projet de loi pour réformer les collectivités territoriales, le seuil fixé pour la création de métropoles est de 450 000 habitants. Or, le maire de Grenoble, Michel Destot, qui préside l’Association des maires des grandes villes de France, estime que « c’est trop...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 191 du 01/10/2009
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