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Aéroports de Paris optimise ses installations

Mots clés : Gares, aéroports

Le Premier ministre a assisté, le 14 mai, à la première levée de charpente du futur bâtiment de jonction des terminaux Sud et Ouest de l’aéroport d’Orly. Les travaux, réalisés par Vinci Construction France, ont débuté en septembre 2015 pour une mise en service en mars 2019. « D’une superficie de 80 000 m2 avec une façade de 250 m tout en transparence qui rappellera la terrasse d’Orly Sud, cette extension permettra d’accueillir 3,5 millions de passagers supplémentaires par an, a déclaré Augustin de Romanet, P-DG du groupe ADP (Aéroports de Paris). « Emblématique du renouveau d’Orly », future « pépite technologique », le bâtiment jonction est aussi le premier ouvrage réalisé par ADP en entreprise générale. « Historiquement, dans le groupe ADP, nous allotissions d’une manière assez poussée. Nous continuerons à le faire lorsque les contraintes d’exploitation seront extrêmement fortes ou pour des raisons techniques. En revanche, lorsque ces contraintes seront considérées comme ‘‘ normales ’’, nous attribuerons le marché en entreprise générale ou avec un nombre limité de lots », décrit Patrick Jeantet, directeur général délégué du groupe ADP (pressenti pour prendre la présidence de SNCF Réseau).

Trois grands chantiers d’ici à 2020.

Ce projet de 385 millions d’euros s’inscrit dans l’enveloppe d’investissement du plan stratégique « Connect 2020 » pour la période 2016-2020. Au cours des cinq prochaines années, ADP prévoit d’investir 4,6 milliards dont 3 milliards sur le périmètre régulé (activités aéronautiques + parkings) et 1,6 milliard sur la partie non régulée (immobilier de diversification). Sur le périmètre régulé, le programme d’investissements (voir page suivante), en augmentation de 50 % par rapport à la période précédente (2011-2015), consacre notamment 640 millions à l’optimisation des infrastructures selon la logique one roof (fusion des terminaux) qui vise à la fois à augmenter la capacité d’accueil, à apporter plus de flexibilité et de robustesse opérationnelle aux compagnies aériennes et à améliorer le confort des passagers. D’ici à 2020, ADP mènera trois grands chantiers : le bâtiment jonction de Paris-Orly, la liaison des terminaux 2B et 2D et la fusion des satellites internationaux du terminal 1 à Roissy (Paris-Charles de Gaulle). « Le groupe ADP s’est toujours évertué à concevoir des bâtiments iconiques répondant aux besoins de leur époque, comme le terminal 1 de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, dessiné par Paul Andreu, qui était révolutionnaire dans les années 1970. L’environnement aéroportuaire a beaucoup changé de sorte qu’aujourd’hui, les nouvelles aérogares se caractérisent par leur simplicité, flexibilité, modularité et par de grands volumes lumineux », explique le directeur général délégué du groupe ADP. Au regard des évolutions intervenues depuis une quinzaine d’années – « l’émergence du low cost et du concept de hub a totalement modifié la donne », rappelle Patrick Jeantet -, l’objectif pour ADP est de pouvoir s’adapter à des changements qu’il ne connaît pas encore.

Les investissements du plan Connect 2020 permettront à ADP de faire face à la croissance du trafic aérien, estimée à 2,5 % par an d’ici à 2020. Aujourd’hui, Orly et Roissy accueillent 95 millions de passagers par an, 30 à Orly et 65 à Roissy, 2e aéroport européen après Heathrow (72 millions de passagers/an). « Sur l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, d’un point de vue aéronautique, nous sommes bien équipés, se félicite Patrick Jeantet. Nous pourrions atteindre les 130 millions de passagers par an sans avoir à créer de nouvelles pistes. Et nous disposons du foncier pour pouvoir, à terme, construire un nouveau grand terminal, le T4. Un projet de plusieurs milliards d’euros et d’une capacité d’environ 40 millions de passagers par an, mais pour lequel aucun calendrier n’est encore fixé. » Des perspectives qui rendent d’autant plus nécessaire le renforcement de la desserte de la plate-forme aéroportuaire par les transports publics. Le CDG Express doit arriver en 2023, la ligne 17 du Grand Paris Express en 2024.

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Principaux investissements du groupe

Sur le périmètre régulé, les investissements d’ADP atteignent 3 milliards d’euros sur 2016-2020. Outre l’optimisation des infrastructures, le groupe injectera 1,1 milliard dans le renouvellement de « l’outil industriel » : réfection des pistes (3 et 4 à Orly, 2 et 3 à Charles-de-Gaulle) et des taxiways à Orly et rénovation de bâtiments comme le terminal 2B à Roissy… Les investissements de compétitivité sur la correspondance et autres process au sol (automatisation du parcours passager : self boarding, self checking, tri bagages…) mobiliseront 577 millions. ADP consacrera 207 millions à la qualité de service et au développement durable et 206 millions à l’immobilier aéroportuaire (hangars, gares de fret…). Sur le périmètre non régulé, 700 millions sont alloués aux investissements pour la sûreté. Des travaux réalisés par ADP mais financés par la taxe d’aviation civile.

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