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Adrien Gardère, designer, scénographe, muséographe « Aujourd’hui, la vraie priorité est d’être attentif à la polysémie des regards »

« En matière de muséographie et de scénographie, l’architecture est déterminante car il faut en comprendre les logiques pour trouver des solutions pertinentes. Il ne s’agit pas de faire du stylisme mais bien au contraire du sur-mesure, adapté aux propos portés par les conservateurs, par les œuvres, et adapté au lieu dans lequel on s’inscrit et qui a son identité propre. Chaque musée apporte une approche particulière et une relation à l’architecture bien spécifique. À titre d’exemple, pour la rénovation du musée d’Art islamique du Caire, un bâtiment historique plus que centenaire, nous avons travaillé sans architecte, mais l’observation de cette architecture patrimoniale a été cruciale dans la conception du projet. Pour le musée du Louvre-Lens, arrivés sur le projet deux ans après que Sanaa a gagné le concours d’architecture, nous avons collaboré très étroitement avec Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa. À Toronto, pour l’Aga Khan Museum conçu par l’architecte Fumihiko Maki, la relation était moins soutenue mais néanmoins déterminante pour concevoir le projet muséographique. Quant au Musée régional de la Narbonne antique, nous travaillons de concert avec l’équipe Foster + Partners...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 242 du 18/05/2015
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