Territoires Côte basque

Adour – Le tram’bus attendu en 2019

Mots clés : Transport collectif urbain

Si la question – toujours discutée – du nouveau périmètre de l’agglomération de la côte basque freine l’action de l’exécutif communautaire, le projet structurant de transports collectifs en site propre (TCSP) « Tram’Bus » vient, lui, de passer à la vitesse supérieure. Il est en effet entré dans sa phase opérationnelle avec le lancement des travaux préparatoires pour une durée de deux mois et demi. Le chantier doit véritablement démarrer à la fin 2016 par la réalisation d’un premier tronçon d’environ 4 km. En juin, l’agglomération de la Côte basque-Adour (ACBA, cinq communes et 130 000 habitants) a d’ailleurs voté une aide de 15 millions d’euros au syndicat mixte des transports en commun de la Côte basque – Adour, maître d’ouvrage de l’opération qui mobilise un investissement de 130 millions.

Fluidifier la circulation.

Le projet de TCSP est très attendu. Il doit permettre de désengorger certains axes, car la circulation prend parfois des allures de cauchemar sur un territoire marqué par un tissu urbain relâché où la voiture est encore reine. « L’objectif est de rendre l’offre de transport la plus attractive possible auprès de la population. Le tram’bus, qui alliera efficacité du tramway et souplesse du bus, sera prioritaire et pourra aller plus vite que les voitures notamment dans les carrefours où il ne s’arrêtera pas », assure Claude Olive président de l’agglomération.

Desservant les centres d’Anglet, Bayonne, Biarritz et Tarnos, le futur réseau de TCSP s’organisera autour de deux axes, longs d’une dizaine de kilomètres et émaillés d’une trentaine de stations : la ligne 1 reliera le nord de Bayonne au centre de Biarritz sur l’axe est-ouest ; la 2 reliera le sud de Bayonne au centre de Tarnos. Egis, associé à l’architecte Patrick Arotcharen et au paysagiste Alfred Peter, travaille sur la ligne 1, mise en service en 2019. Pour la 2, le groupement est composé de SCE (mandataire), de l’agence Leibar & Seigneurin, Tetrarc, Arcadis et Inxia.
« Le TCSP est un vecteur de mutation urbaine. Les lieux traversés doivent être agréables et confortables. L’intention est bien de transformer l’automobiliste en piéton », souligne Patrick Arotcharen. Le traitement sera différent selon les communes. Par exemple, à Bayonne, ville déjà dense, il veut profiter du tracé du TCSP pour renouer le dialogue entre la ville et l’Adour en créant des perspectives perpendiculaires. A Anglet, le TSCP va emprunter l’axe de la RD 810 (ex-RN 10). Il s’agit de le transformer en boulevard urbain en rétrécissant la place dévolue à la voiture au profit du tram’bus et des modes doux, tout en augmentant la part de la nature.

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