Régions Toulouse

Acte II de l’aménagement de La Cartoucherie

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Etat et collectivités locales - Politique du logement - Transport ferroviaire

+ 45 % Hausse des mises en vente de logements neufs au troisième trimestre 2016 en Occitanie. Source : FPI.

3 900 logements à construire d’ici à 2020 dans les 17 communes membres de l’Agglomération de l’Albigeois. Source : PLH.

18,5 allers-retours en TGV en moyenne devraient être effectués chaque jour entre Paris et Bordeaux en 2017. Source : Lisea.

Aménagée par la SEM d’aménagement de Toulouse Métropole Oppidea sur une ancienne friche industrielle, la ZAC de La Cartoucherie, au nord-ouest de Toulouse, entre dans sa phase 2. L’ambition est d’apporter à ce futur quartier mixte, proche de la rocade, desservi par le tramway et des lignes de bus, une qualité de vie en ville d’un nouveau genre. Elle s’appuie sur quatre piliers : une articulation entre densité (100 logements par ha) et paysage urbain largement végétalisé (2 ha d’espaces verts sur les 33 ha du site) ; une mixité fonctionnelle, sociale et générationnelle ; une priorité donnée aux modes de déplacement doux et des parkings publics mutualisés ; et la valorisation des eaux pluviales dans les espaces verts. Enfin, un réseau de chaleur issu d’une énergie 100 % renouvelable, produite par l’usine d’incinération des déchets de l’agglomération, va alimenter le site qui comptera à terme 3 500 logements, 78 000 m2 de bureaux et 7 000 m2 de commerces.

A ce jour, la première tranche est bien avancée avec 480 logements habités et 350 en chantier, le premier des trois parkings silos livrés, un établissement d’enseignement supérieur dédié aux métiers de la santé qui a accueilli 1 800 étudiants en septembre 2015, un tiers des espaces publics réalisés, 12 000 m2 de bureaux en chantier et un groupe scolaire à livrer à la rentrée 2018.

Pour contribuer à la densification urbaine, le bâti mêle immeubles bas et hauts jusqu’à R + 15.

Pour la deuxième tranche qui entrera en travaux en 2018, la Ville et Oppidea ont adopté de nouvelles orientations d’aménagement augmentant les emprises au sol (soit 150 à 200 logements par lot de 8 000 à 9 000 m2 ). Ce choix a pour vertu de faciliter l’infiltration des eaux pluviales dans la parcelle, conformément au principe du zéro rejet. « L’intérêt des grandes emprises est aussi de faciliter la gestion des terres polluées sur cet ancien site industriel en les confinant sur la parcelle. On économise ainsi le coût de leur évacuation. Et leur stockage sur place donne lieu à des îlots-terrasse créant des différences de niveau sur un terrain plat à l’origine », commente Alain Marguerit, mandataire de l’équipe de maîtrise d’œuvre.

Ces principes se concrétiseront dans trois lots partis en consultation pour la construction de près de 500 logements (30 % de locatif social, 15 % d’accession sociale) et des locaux d’activités. Sur celui situé au bord de l’avenue de Grande-Bretagne, va être érigée une tour en bois (R + 9), l’un des 36 projets lauréats en France de l’appel à manifestation d’intérêt d’Adivbois et du ministère du Logement et du Développement durable. « L’enjeu est de trouver les conditions de réussite de l’intensification en redonnant plus de souplesse. Cela passe par la qualité d’usage, des matériaux, la performance environnementale », déclare Raphaël Catonnet, directeur général délégué d’Oppidea. Dans une ville aussi grande que Paris mais dix fois moins dense, la maîtrise de l’étalement urbain a du sens, sauf qu’il faut l’amener doucement.

L’autre volet débattu actuellement est l’aménagement dans les halles (8 000 m2 ), seul vestige du passé industriel du site, d’un pôle commercial et d’animation associant la gastronomie, la culture, le sport indoor et du coworking . La Ville et Oppidea finalisent les négociations avec Gotham et Azalay, groupement pressenti pour exploiter les halles et des rez-de-chaussée commerciaux des futurs immeubles de la place principale.

Collectivité concédante : Ville de Toulouse. Aménageur : SEM Oppidea. Maîtrise d’œuvre : Atelier A.S. Marguerit (mandataire), Atelier d’architecture Bernard Paris & Associés. BET : Les Eclairagistes Associés, Dumons (infrastructure), Philippe Massé (déplacements), Soberco Environnement, Clipperton (planification commerciale).

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Une mise au point coordonnée des projets

Ce 9 décembre, Oppidea a clos l’appel à promoteur pour attribuer simultanément trois lots (37 000 m2 de surface de plancher totale) autour de la place et des halles. Il choisira un promoteur et cinq architectes par lot, puis organisera avec le promoteur une consultation de trois architectes sur esquisse. Le jury, composé des urbanistes, de la Ville, d’Oppidea et du promoteur, désigne un projet. Pour le lot 1.6/7 qui inclut la tour en bois, un groupement de conception-réalisation sera retenu. A partir de mai 2017 débutera la mise au point au sein d’ateliers ou workshops. Animés par les urbanistes, ils réuniront les architectes et promoteurs de chacun des trois lots. « L’objectif est de coordonner les propositions et de travailler ensemble l’épannelage, la répartition des fonctions, les vis-à-vis, la relation à l’espace public, les accès », explique l’urbaniste-paysagiste Alain Marguerit. A la fin 2017, les permis de construire seront déposés pour une livraison à la mi-2019.

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