Territoires Développement local

« Accompagner les élus dans le financement de leurs projets »

Questions à Patrick François, directeur régional Rhône-Alpes de la Caisse des dépôts.

La Caisse des dépôts renforce son action en direction des collectivités locales en investissant directement dans des projets structurants ou en accordant des prêts. Son directeur régional détaille ses interventions en Rhône-Alpes.

Quel est le bilan de l’activité en 2014 ?

Si l’on enlève la participation de la Caisse des dépôts au Grand Stade en structuration de la dette, le montant de nos investissements est resté stable en 2014, avec 20 millions engagés sur nos fonds propres. Ces investissements génèrent des effets de levier de 5 à 10 ! Au niveau du volume de prêts signés, nous avoisinions 1,8 milliard l’an passé, contre 1,6 milliard en 2013. Ces prêts servent à 80 % au logement social. Nous travaillons en relation étroite avec les bailleurs sociaux au travers de l’Arra HLM pour mettre en place des plans globaux de financement. Nous avons, par exemple, contractualisé 80 millions de prêts avec l’Opac du Rhône et 60 millions avec Alliade Habitat.

Quelles sont vos priorités en termes d’investissement ?

Dans une période de croissance faible et de contraction des dotations budgétaires, la Caisse des dépôts affiche sa volonté d’être au plus près des territoires, de conseiller et d’aider les élus en les accompagnant dans leurs projets. Nos investissements se porteront prioritairement sur les domaines de la transition énergétique, du numérique, du logement, des transports… Par ailleurs, dans le cadre du Nouveau programme de rénovation urbaine, la Caisse mobilisera 400 millions d’euros au niveau national, dont environ 10 % en région Rhône-Alpes, en co-investissement sur des projets immobiliers.

Quels types de projets soutenez-vous en Rhône-Alpes ?

La réhabilitation de l’ancienne capitainerie dans le quartier de la Confluence, à Lyon, est un bon exemple de notre intervention. Sur cette opération de 4,5 millions d’euros, nous avons participé pour moins de 20 %, en partenariat avec d’autres opérateurs. Ce modèle de gouvernance, dès lors que les projets sont équilibrés financièrement, est préfigurateur ! Penser l’aménagement dans le cadre de ZAC reste extrêmement coûteux pour les collectivités. Ce type de montage permet de faire entrer le privé dans les stratégies de développement local.

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