Construction numérique AXE B

ACCOMPAGNER LA MONTÉE EN COMPÉTENCES ET DÉVELOPPER DES OUTILS ADAPTÉS

Mots clés : Gestion des chantiers

Une fois que les professionnels sont convaincus et ont envie de s’engager dans la transition numérique, il faut les aider à passer à l’acte. La première difficulté est financière. L’investissement dans les actions de formation et l’équipement en machines et logiciels des postes de travail reste coûteux, notamment pour les TPE et PME.

En réponse, le PTNB s’efforce de sensibiliser les professionnels à l’importance du numérique et du BIM. Il cherche également à soutenir le développement de formations de qualité. Des centaines de milliers d’acteurs, architectes, ingénieurs, techniciens, entrepreneurs, artisans, doivent être initiés à la pratique de la maquette numérique et aux nouvelles méthodes de travail collaboratif qu’engendre le BIM. Et il faut bâtir des cursus leur permettant de s’approprier ces savoir-faire dans des conditions adaptées aux petites structures.

En parallèle, le PTNB a la volonté d’aider les professionnels à faire les choix d’outils logiciels les plus adaptés à leurs besoins et à leurs métiers. Pas facile, pour un professionnel de s’y retrouver lorsque chaque semaine de nouvelles applications apparaissent sur le marché ! Par son action, le PTNB entend orienter l’offre logicielle dans le sens des besoins exprimés par les professionnels, et principalement à destination des TPE et PME.

Pour cela, il entreprend notamment une action structurante dont l’objectif est le développement d’une plateforme collaborative de gestion de projets en BIM adaptée aux besoins des TPE/PME.

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FICHE ACTION - Appel à projets : initiatives des territoires pour une montée en compétence des professionnels

Résumé

Les projets retenus dans le cadre de cet appel visent à développer l’offre et les outils de la formation initiale et continue au niveau local. Dix dossiers ont été retenus et se voient soutenus par une enveloppe globale d’un million d’euros. Portés pour l’essentiel par les structures régionales, les projets visent à accompagner les formateurs et enseignants et à mettre à leur disposition des supports pédagogiques adaptés au développement d’une offre de formation des acteurs.

Enjeu

Parce qu’il bouleverse dès aujourd’hui le process de collaboration sur un projet, le BIM doit irriguer dès à présent la formation initiale et la formation continue. Comme le souligne Gilles Charbonnel, président de Cinov Construction : « Il faut une ingénierie de formation » . Car il ne s’agit pas seulement de faire monter dans le train les acteurs professionnels, mais bien de faire sortir des filières de formation des jeunes diplômés au fait des usages de la maquette numérique et du BIM. À ce titre, la montée en compétences des enseignants et formateurs mérite toute l’attention, en particulier des filières techniques. Il convient aussi de mettre à leur disposition des outils pertinents. Ainsi, en parallèle des actions de sensibilisations des professionnels de la construction essentiellement portées par les organisations professionnelles, le PTNB s’engage aux côtés des collectivités locales, en particulier les régions, pour les aider à proposer une offre de formation adaptée à la transition numérique.

Objectif

L’ambition du PTNB est de faire monter en compétence tant les acteurs constructeurs que les formateurs et le corps enseignant en lien avec le bâtiment. En abondant par une aide financière conséquente d’un million d’euros les projets montés en partenariat avec les régions, il s’agit de faciliter l’émergence d’initiatives en faveur de cette montée en compétence.

Méthode

Un appel à projets d’une durée de presque un an, lancé conjointement par le programme PACTE (Programme d’action pour la qualité de la construction et la transition énergétique) et le PTNB, a permis de soutenir des initiatives d’acteurs régionaux. Pour le PTNB, les projets devaient porter, par exemple, sur la maîtrise des outils numériques du bâtiment (maquette numérique, scan 3D, etc.), ou les interactions entre les différents acteurs d’une opération.

En veillant à la cohérence et à la complémentarité des projets avec les dispositifs existants, le PTNB a apporté une aide financière sous la forme de subventions pouvant atteindre 55 % des coûts éligibles, dès lors que le titulaire prévoyait dans son projet les conditions d’une réplicabilité et/ou d’un partage des résultats au-delà du territoire ciblé, avec un usage libre de droit. Cette aide s’est limitée à 35 % des coûts éligibles, quand le projet n’était pas duplicable.

L’étude des projets s’est échelonnée à l’occasion de trois clôtures : en novembre 2015, en mars 2016, et enfin en juillet 2016.

Résultats

Trois projets ont été retenus lors de la deuxième session intermédiaire en mars 2016. Le projet ACDC de la région Midi-Pyrénées et de la Communauté de communes Bas Couserans met en place un dispositif de formation-action autour d’un chantier de construction/rénovation d’une maison de santé pluridisciplinaire à énergie positive, via l’utilisation de la maquette numérique et du BIM.

Le projet BIM’Aura porté par la région Auvergne-Rhône-Alpes et le Gipal Formation (Groupement d’intérêt public de l’académie de Lyon) s’est fixé comme objectif de former 100 formateurs spécialisés : 50 pour les lycées, 20 pour les filières bac STI2D et enfin 30 pour les filières BTS.

Le projet QualiBIM a été proposé par la région Rhône-Alpes et la plateforme régionale Astus Construction. Il porte sur un projet de formation en plusieurs étapes : découverte, initiation, formation pratique et mise en place d’un accompagnement des entreprises dans leur mutation.

Sept projets ont été retenus à l’occasion de la clôture finale de juillet 2016 Le projet BIM’Form, porté par le Groupement d’intérêt public Formation tout au long de la vie (GIP FTLV) de l’académie de Nancy-Metz, veut former au BIM 150 enseignants et formateurs, équiper deux plateaux techniques de matériels spécifiques BIM et concevoir à moyen terme une offre de formation modulaire et un Mooc (sessions gratuites de formation en ligne) dédié au BIM.

Le projet BIM’OC porté par le groupement Constructys et la FFB Occitanie qui consiste en un accompagnement personnalisé d’entreprises PME et TPE vers la transition numérique afin de favoriser leur montée en compétence sur les volets organisationnel, managérial, méthodes de travail et politique RH.

Le projet CollaBIM est, lui, porté par le Groupement d’intérêt public Formation tout au long de la vie (GIP FTLV) de l’académie de Besançon. Dans ce cadre, le groupement veut créer une plateforme de formation (Learning management système) intégrant un outil spécifique BIM game et des contenus pédagogiques.

Le projet FIBIM est porté par le CSTB Formations (avec les entités Domolandes, Tipee et Astus Construction).

Il s’agit de développer des formations qui font monter en compétence la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, ciblées sur les compétences interdisciplinaires en ingénierie concourante dans le cadre de projets BIM.

Le projet GP-BIM+ porté par l’Université Blaise Pascal propose des formations aux niveaux 4 (Bac Pro), 3 (BTS) et 1 (ingénieur) pour la montée en compétence sur le BIM et la gestion « patrimoniale ». Seront produits des contenus pédagogiques ainsi que des maquettes numériques, supports des formations.

Le projet Maquette numérique et TPE, piloté par l’Agence de valorisation de la recherche universitaire du Limousin (Avrul), vise à former artisans et TPE au dessin et à la maquette numérique. Pour cela, seront produits des supports pédagogiques organisés par module. Des ressources complémentaires seront disponibles sur la plateforme numérique ADhEL et Bois Box, tels des modèles 3D (formats 2D et 3D courants et formats .ifc) ainsi que des tutoriels.

Et enfin, le projet NCQual du réseau Campus CDER et porté par le lycée des métiers du bâtiment de Felletin (Creuse), consiste en la création d’un corps de formateurs référents et la diffusion des compétences acquises à l’ensemble des acteurs. Ici également, seront produits une maquette BIM pédagogique ainsi que des supports de formation, des tutoriels et des contenus numériques.

Agenda

L’appel à projets a été lancé le 31 juillet 2015 conjointement avec le programme PACTE. Ont suivi trois récoltes de dossiers : le 30 novembre 2015 (première clôture intermédiaire, sans projet relatif à la transition numérique), le 31 mars 2016 (deuxième clôture intermédiaire) et enfin le 16 juillet 2016 (clôture finale). Les projets se déploieront jusqu’en 2018.

[ PERSPECTIVE

Le PTNB s’attache aujourd’hui à faire émerger une offre de formation « BIM compatible ». À court terme, c’est l’ensemble des programmes de formation tant des écoles d’ingénieurs que des lycées professionnels qu’il convient de voir passer aux outils numériques. Une véritable révolution à l’égale de l’arrivée de l’ordinateur à l’école dans les années 1980. ]

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FICHE ACTION - Recensement des formations et benchmark

Résumé

La formation au numérique est un enjeu essentiel pour accéder facilement et rapidement aux nouvelles pratiques du digital. Le recensement de l’offre et des aides est donc un maillon essentiel de la démarche entreprise par le PTNB. Il vise à créer un véritable guide pratique accessible à tous les professionnels et futurs professionnels de la construction7.

Enjeu

L’accès au numérique n’est pas toujours facile. Pour les professionnels du bâtiment il est pourtant devenu indispensable de maîtriser les logiciels du marché, comprendre les techniques de communication proposées et les formats d’échanges pratiqués entre professionnels. Or certaines actions de formation ou techniques d’acquisition sont inadaptées voire inabordables, notamment à la plupart des TPE/ PME. Pour assurer leur financement, il est aussi nécessaire d’y voir clair dans le foisonnement et la complexité des aides existantes. Recenser, clarifier et mettre en avant ces solutions et mécanismes est donc un enjeu essentiel et c’est l’objet de ce recensement destiné aussi à donner de la visibilité aux organismes de formation pour mieux répondre aux besoins des apprenants.

Objectifs

Dresser l’état des lieux précis et le plus exhaustif possible de l’offre existante en matière de formation au numérique pour le bâtiment. Le mettre à la disposition du public sur le portail Internet du PTNB ( www.batiment-numerique.fr ) et dans les organisations professionnelles partenaires.

L’objectif de cette action est d’aider les personnes qui le souhaitent à accéder facilement et sans restriction à l’ensemble des informations relatives aux formations initiales et continues dispensées en France. Complément indispensable, l’identification des aides financières viendra, dans un second temps, utilement compléter ce guide.

De même, un comparatif avec nos voisins européens constituera un vivier de propositions pour dynamiser les actions de formation au numérique dans toutes les entreprises du BTP en France.

Méthode

Le recensement couvre l’ensemble du processus. Il est décomposé en deux étapes indépendantes.

La première consiste à réaliser un catalogue le plus complet possible de toutes les formations initiales ou continues proposées en France aux divers corps de métiers dans le domaine du numérique. Il prend la forme d’une base de données multicritères. Toutes les organisations professionnelles membres du comité de pilotage du PTNB ainsi que les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) y sont naturellement prioritairement associés, ainsi que le CCCA-BTP (Comité de concertation et de coordination de l’apprentissage du bâtiment et des travaux publics), le ministère de l’Enseignement supérieur et le ministère de la Culture, et l’ensemble des organismes privés exerçant sur le marché. Chaque session est identifiée et catégorisée selon plusieurs critères comme son objectif, les compétences acquises, le métier et la taille de structure concernée, la catégorie socioprofessionnelle visée, la durée de la formation, la qualité des formateurs, son coût, son caractère diplômant ou non. En complément, il est prévu de connaître et comprendre les actions et initiatives de ce type dans les autres pays. Ce comparatif (benchmark) vise à identifier les leaders européens et mondiaux en termes de formation et à mettre en avant les actions particulièrement performantes.

La seconde étape consiste à réaliser un guide pratique des aides accordées par l’État, les collectivités ou autres structures syndicales selon deux domaines bien définis :

– les aides aux outils liés à la transition numérique des entreprises ;

– les aides à la formation des personnes.

Pour chacun, il s’agit d’abord de détailler les différentes formes de soutien : aide financière directe, prêt, subvention, crédit d’impôts, bourse, appel à projets, … L’objectif est ensuite de classer ces différents moyens, par domaine d’application (logiciel, matériel), taille de l’entreprise et catégories professionnelles auxquelles ils s’adressent. Celles-ci sont au nombre de cinq : maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre (architectes, bureaux d’études, économistes,…), entreprises de BTP, industriels, gestionnaires de patrimoine. Pour être encore plus utile, les principales conditions devront être précisées dans le document avec notamment l’adresse du guichet de demande ou de téléchargement du formulaire, le volume de l’aide et son étalement dans le temps, l’identification de la structure en capacité d’orienter la demande ou de délivrer l’aide.

Résultats

Tous les résultats seront repris dans un guide de la formation, véritable base de données sur les formations accessibles et les aides accordées aux entreprises de la construction, TPE et PME incluses.

Agenda

La première étape (recensement des formations et bench-mark) est en cours d’attribution et doit démarrer en février 2017. La seconde étape (identification et mode d’emploi des aides à la formation) fera l’objet d’un appel d’offres qui sera lancé au plus tard au printemps 2017. Les résultats seront accessibles fin 2017.

[ PERSPECTIVE

La publicité des actions de formation au numérique va donner un coup de fouet à la prise en main des processus numériques dans les métiers de la construction. C’est un atout indispensable pour tous les acteurs de la construction et plus particulièrement les nombreuses TPE et PME qui ne savent pas où trouver les formations dédiées à leurs besoins propres. ]

7) Les actions de formations initiales ou continues dédiées aux outils et méthodes liées au BIM et au numérique vont doper l’usage du numérique pour que les professionnels de la construction accèdent durablement aux nouvelles technologies.

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FICHE ACTION - Référentiel de compétences BIM et outil d'autodiagnostic

Résumé

Pour offrir une formation BIM plus adaptée aux besoins des maîtres d’œuvre et des entreprises, un référentiel des compétences BIM va être développé à destination des formateurs. Ce référentiel de compétences pourra ensuite être utilisé pour mettre au point des outils d’autodiagnostic permettant aux professionnels de situer simplement les compétences en BIM acquises et celles leur reste à acquérir.

Enjeu

La grande majorité des professionnels de la construction ont besoin d’une formation à l’usage des outils numériques pour participer efficacement à la démarche collaborative des projets BIM. Les organismes de formation sont sollicités par le PTNB pour proposer des formations adaptées à chaque profession et aux différents niveaux de compétences des apprenants. Mais encore faut-il être capable d’identifier le niveau d’aptitude et de connaissance de départ pour répondre au mieux aux besoins de montée en compétences des professionnels. À ce jour, il n’existe pas de tel référentiel qui soit disponible pour les organismes de formation.

Objectif

L’action lancée par le PTNB vise à élaborer un référentiel des compétences à acquérir par les acteurs de la maîtrise d’œuvre et des entreprises de mise en œuvre pour pouvoir travailler en mode BIM. Il ne s’agit pas de certifier ni de référencer les compétences des entreprises, mais de fournir aux organismes de formation un cadre de référence leur permettant d’actualiser ou de développer une offre incluant les compétences clés identifiées.

La deuxième action qui en découle porte sur la réalisation d’un outil de diagnostic des compétences à acquérir.

Il permettra à chaque acteur de la filière de s’autoévaluer et d’obtenir une cartographie de ses points forts et points faibles. En retour, les professionnels se verront proposer un plan de formation individualisé et adapté aux compétences identifiées comme manquantes. L’outil s’appuiera sur le recensement des formations réalisé par le PTNB.

La réalisation des deux actions en garantit la cohérence. Le référentiel de compétences perdrait en effet toute sa pertinence sans outil d’évaluation. Et l’outil de diagnostic ne peut être construit sans référentiel.

Méthode

Un appel d’offres va être lancé pour élaborer le référentiel de compétences des métiers de la maîtrise d’œuvre, des entreprises, artisans du BTP en matière de BIM. Un cahier des charges sera proposé aux organisations professionnelles en janvier 2017.

Lorsque ce référentiel aura été créé, le deuxième appel d’offres traitera de la réalisation de l’outil d’autoévaluation.

Résultats

Les premiers résultats sont attendus en septembre 2017.

Agenda

L’appel d’offres pour le référentiel sera lancé au cours du premier trimestre 2017.

[ PERSPECTIVE

Avec les outils mis en place, fini le flou autour du niveau de compétences en BIM. Chacun pourra mettre en valeur ses compétences BIM, et sinon s’évaluer pour choisir les formations les mieux adaptées. ]

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FICHE ACTION - Valises de sensibilisation

Résumé

Les valises de sensibilisation au BIM sont un ensemble de supports et de contenus (plaquettes, présentations, vidéos…) qui ont vocation à être diffusés le plus largement possible pour accompagner la sensibilisation et la montée en compétences des professionnels de la construction dans le numérique.

Enjeu

Le BIM fait beaucoup parler de lui. Salons, conférences, ateliers… Les manifestations qui lui sont consacrées sont de plus en plus nombreuses. La mise en œuvre d’un PTNB par le ministère en charge du Logement est là aussi pour témoigner de l’intérêt porté à cette question.

Mais pour un acteur qui découvre le sujet, il est souvent difficile d’appréhender les enjeux et de comprendre où se situer. Dans quelle mesure est-il concerné ? Que cela va-t-il changer pour lui à court et moyen terme ? Comment se former ? Et si bientôt tous les appels d’offres imposaient le BIM ? Y a-t-il urgence ?

Au vu des impacts tant financiers qu’organisationnels d’un passage au BIM, il est essentiel d’y voir clair. Le site lancé par la FFB, www.ffbim.fr, témoigne de ce besoin de comprendre et offre pour cela des contenus de diverses formes8. Il met aussi en avant une démarche en trois étapes (comprendre, se positionner, déployer). De quoi retrouver une ligne de conduite rationnelle dans toute cette agitation. Les valises de sensibilisation que souhaite développer le PTNB ont cette même vocation pour l’ensemble des acteurs et des métiers : offrir des repères, rassurer sur les enjeux et montrer l’apport de ces outils pour construire mieux.

Objectif

Les valises de sensibilisation au BIM, qui sont une somme de documents de formats et de contenus variés (plaquettes, présentations, vidéos9, schémas…) seront mises à disposition pour assurer une pédagogie basique sur le BIM et la maquette numérique.

Il est envisagé de créer une valise spécifique pour chacune des cinq catégories professionnelles suivantes : maîtres d’ouvrage, architectes, bureaux d’études, entreprises de bâtiment et artisans, fabricants de matériaux de construction et d’équipements pour le BTP.

Méthode

Les membres du comité de pilotage du PTNB, issus des organisations professionnelles (OP) du secteur, ainsi que les chargés de formation de ces organisations seront sollicités pour définir les besoins de chacune des cibles.

La conception des valises tiendra compte des documents existants avec la volonté d’apporter un maximum de cohérence dans les initiatives et dans les discours portés. Pour chacune des cinq cibles, contenus, messages clés et supports de communication seront définis de façon spécifique.

Une fois réalisés, l’ensemble des supports de communication que contiendront ces valises seront accessibles gratuitement, de façon simple et intuitive (par exemple avec une recherche par titre, date, mots clés ou via une arborescence thématique à définir), notamment via un lien qui sera repris sur le site Internet du PTNB.

Résultats

Un appel d’offres a été lancé fin décembre 2016 pour la réalisation d’un cahier des charges de spécifications techniques et fonctionnelles en vue de la réalisation des valises de sensibilisation. Le marché est en cours d’attribution pour un rendu attendu dans les prochains mois.

Agenda

À partir de la rentrée 2017, la mise à disposition des contenus sera permanente et garantie pour une durée de 12 mois après la livraison du dernier support de communication.

[ PERSPECTIVE

Les valises de sensibilisation contiendront les éléments pédagogiques de référence nécessaires à la bonne compréhension du BIM par les TPE et PME ; elles seront très utiles au développement d’une offre de formation pertinente. ]

8) Le site www.ffbim.fr, créé par la Fédération française du bâtiment, rassemble de nombreux contenus explicatifs de natures différentes (vidéos, schémas, présentations…) visant à expliquer à l’ensemble des acteurs (et pas seulement aux entreprises) ce qu’est le BIM et sa valeur ajoutée.

9) Consciente des réticences que les artisans peuvent avoir devant le BIM et la maquette numérique, souvent faute d’en connaître les vrais contours, la CAPEB a réalisé une animation vidéo qui vise à rassurer les entreprises à ce sujet. La vidéo, très courte, explique simplement le fonctionnement du BIM et présente ses multiples intérêts pour les entreprises.

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FICHE ACTION - Appel à projets : espaces de construction collaboratifs fixes ou mobiles dans les territoires

Résumé

Les espaces de construction collaboratifs sont des lieux partagés ou bureaux de co-travail (co-working) dédiés au monde du bâtiment. Installés en région, ils sont destinés à faciliter les échanges entre professionnels autour d’un projet utilisant les outils du BIM10.

Enjeu

Les espaces de co-working se développent rapidement en France. Favoriser l’adoption de méthodes BIM en mode collaboratif pour les chantiers courants (petits collectifs, maisons individuelles…) nécessite de mettre en place de tels bureaux partagés collaboratifs en région, notamment à destination des TPE/PME et spécialisés dans le bâtiment numérique. Lieux de rencontre et d’échange, fixes ou mobiles, ils visent à favoriser les échanges entre professionnels et à partager des solutions opérationnelles de proximité pour assurer un traitement pleinement collaboratif de tous les projets.

Objectifs

Cet appel à projets vise à sélectionner et soutenir des porteurs de services de co-working qui souhaitent concevoir et construire des espaces de construction collaboratifs, sur le territoire français. Ceux-ci sont destinés à être ouverts à tous les acteurs d’une construction : maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, entreprises ou industriels du bâtiment. Et plus particulièrement aux artisans et TPE. Ces espaces de construction collaboratifs peuvent être fixes, c’est-à-dire permanents et localisés à une adresse précise, ou mobiles, c’est-à-dire transportables sur différents sites. Les espaces fixes pourront aussi comporter une extension mobile afin de décentraliser une partie de l’infrastructure technique de l’espace de construction collaboratif. Et ainsi offrir ses services à proximité des professionnels, sur un chantier particulier ou un ensemble de chantiers. De telles propositions seront privilégiées. Les opérateurs retenus sont sélectionnés par un jury constitué par le PTNB sur la foi de leurs propositions.

Méthode

Afin de sélectionner les projets les plus pertinents, plusieurs critères sont étudiés. D’abord la qualité de la conception de l’espace de co-travail envisagé, avec un volet qui tient compte de la pertinence des services associés. Ensuite, le jury tiendra compte de leur calendrier de réalisation, de leur plan et des modalités de financement, des organismes et structures qui le soutiennent, des collectivités locales qui s’engagent à y participer. Enfin, les compétences de l’équipe chargée de le mettre en place et de la gérer doivent être reconnues dans ce domaine.

Plusieurs services types doivent en effet être inclus dans la prestation d’hébergement : formation au BIM, conseil aux professionnels pour l’utilisation des outils numériques, support de gestion. Ils offriront aussi l’accès à un ensemble de logiciels et d’équipements nécessaires au travail en mode BIM collaboratif de niveau 2. Des applications et équipements de type réalité virtuelle, augmentée ou immersive, seront appréciés.

Résultats

Pour atteindre ces objectifs, tous les opérateurs retenus doivent décrire précisément le type d’espace ainsi que les équipements et logiciels qui y seront accessibles.

Leur proposition doit aussi être soutenue par une étude de marché qui décrit le plan d’affaires pour les cinq premières années de fonctionnement. Il doit de plus s’inscrire dans une zone géographique (espace mobile) ou un lieu d’implantation (espace fixe) pour que l’offre globale couvre l’ensemble du territoire. La liste précise des services et des moyens proposés, des supports exploités (cloud, serveurs), complète ces exigences. Ces moyens permettront aux professionnels de la construction de choisir, ensemble, les espaces de co-travail auxquels ils feront appel pour leurs projets de construction. Enfin les opérateurs bénéficiant d’un fort soutien des collectivités locales concernées feront l’objet d’une attention particulière.

Agenda

L’appel à projets a été lancé le 12 décembre 2016. Sa clôture est prévue pour le 24 avril 2017.

[ PERSPECTIVE

La mise à disposition d’espaces de co-travail dédiés aux applications numériques du bâtiment est un atout pour le développement des technologies numériques. Surtout, une bonne implantation locale et la possibilité de recourir à des espaces mobiles directement accessibles à proximité du chantier sont les meilleurs moyens pour assurer une égalité d’accès à tous les acteurs de la construction. Qu’il s’agisse de maîtres d’œuvre, d’artisans, de TPE, de PME ou même de grandes entreprises. ]

10) La multiplication des espaces de co-travail spécialisés BTP en région sera très utile pour permettre à tous les acteurs d’un projet de construction, artisans et TPE incluses, de partager les atouts du BIM et du numérique.

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FICHE ACTION - Trophées de la transition numérique du bâtiment

Résumé

Le concours des Trophées de la Transition Numérique du Bâtiment a pour objectif de faire connaître les solutions logicielles pertinentes les plus adaptées aux TPE et PME du bâtiment. Ce palmarès est l’occasion de mettre en avant leurs fonctionnalités les plus innovantes, sources de gains de productivité pour tous les métiers du bâtiment.

Enjeu

La galaxie maquette numérique a engendré quelques très belles étoiles. Or, pour beaucoup d’acteurs de la construction, les fonctionnalités de ces logiciels restent méconnues. Ainsi n’ont-ils pas même idée des gains qu’ils peuvent en attendre dans l’exercice de leur métier. Plus gênant, par manque d’information sur ces outils, le train pourrait partir sans eux et la concurrence s’exacerber à leur désavantage. C’est donc pour faire connaître les nouvelles fonctionnalités de ces logiciels à tous les professionnels, même ceux dont les structures sont les plus modestes, qu’une action de promotion des outils les plus adaptés a été lancée.

Objectif

L’objectif de ces trophées a été de mettre en avant les éditeurs de logiciels et leurs solutions pour accélérer l’adoption du BIM par les 73 % de professionnels qui déclaraient ne pas encore y avoir recours (source : Baromètre du PTNB, avril 2016).

Méthode

Dans le dossier de candidature, les postulants ont répondu à un ensemble de questions, analysées selon une grille de notation comptant plusieurs critères comme : la pertinence, l’interopérabilité, l’accessibilité, l’innovation, la facilité d’utilisation, la prise en compte des utilisateurs…

Le jury, constitué de représentants des partenaires du PTNB (membres du comité de pilotage), s’est réuni les 15 et 22 novembre 2016. Dix catégories ont été définies.

Résultats

Sur les 93 dossiers déposés, trente logiciels ont été sélectionnés, classés par catégorie. Ce panel donne un bon aperçu des logiciels du marché pour un premier pas vers le BIM.

Le 29 novembre 2016, en présence d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, et de Bertrand Delcambre, président du PTNB, onze solutions ont finalement été primées.

Voici le palmarès :

– Outils métiers pour la maîtrise d’ouvrage et l’exploitation : Abyla BIM Gestion (Labeo)

– Numérisation et modélisation des ouvrages existants : MyCaptR (Levels3D)

– Outils de conception : ArchiCAD (Abvent)

– Amélioration de l’organisation, de la gestion et du suivi de chantier : WinQuant-WinDesc (Attic +)

– Structure et gros œuvre : Scia Engineer (Scia France SARL)

– Enveloppe extérieure : Rhino Architecture/Grasshoper (Rhinoforyou)

– Aménagements, visualisation et communication : Twin-Motion (Abvent et Lumion France)

– Performance énergétique et environnementale : Clima-BIM (Abvent et BBS Slama)

– Outils collaboratifs ou de partage de contenu : BIM + (Allplan France)

Une mention spéciale du jury a été décernée à Solibri Mo-del Checker (Allplan France), une solution logicielle d’assurance qualité BIM qui analyse les modèles afin d’en vérifier l’intégrité, la qualité et la sécurité.

« À ce jour, cet outil n’a pas d’équivalent sur la transversalité des métiers de la construction, des maîtres d’ouvrage aux entreprises, et participe à la qualité des ouvrages construits » , a souligné le jury.

La catégorie « équipements techniques » n’a pas réuni suffisamment de candidatures pour permettre au jury de désigner un lauréat.

En revanche, une catégorie « bibliothèques d’objets » n’était pas prévue au règlement du concours, mais le jury a néanmoins tenu à évoquer ces solutions, sans décerner de prix.

Agenda

Le concours a été lancé en août 2016 et les prix remis le 29 novembre 2016.

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FICHE ACTION - Besoins des professionnels en services logiciels

Résumé

Les besoins recensés, tous métiers confondus, sont de trois niveaux différents selon que les acteurs sont des néophytes, des utilisateurs réguliers de l’outil informatique, ou des précurseurs technophiles convaincus par le BIM. Les plus petites structures plébiscitent la simplicité des outils et la souplesse dans le mode de consommation pour limiter l’impact financier.

Enjeu

Le développement des démarches BIM pour les projets de construction passe par une offre toujours plus large et renouvelée d’outils numériques répondant aux besoins des professionnels. Quelles difficultés rencontrent les uns à l’usage de ces nouveaux outils ? Pourquoi d’autres n’ont-ils pas encore souhaité y investir temps et argent ? L’offre est-elle adaptée ? La transition numérique est-elle bridée par une inadéquation des outils avec leurs potentiels utilisateurs, qui continuent malgré tout à construire au risque de se voir un jour hors du coup ? Des interrogations qui méritent des réponses avant d’envisager d’éventuelles actions correctives.

Objectif

Il s’agit pour le PTNB d’établir par profession les besoins logiciels des professionnels dans l’ensemble des sphères métiers : de la maîtrise d’œuvre à l’entreprise artisanale. Ce sera alors l’occasion de susciter le développement de nouveaux outils ou l’adaptation de l’offre existante pour mieux répondre aux acteurs. Et faciliter ainsi la transition numérique de l’ensemble de la filière.

Méthode

Pour des raisons pratiques et afin de dégager des tendances consensuelles, le recensement a été réalisé en interrogeant les représentants des organisations professionnelles (OP) concernées par l’acte de construire.

Un questionnaire en ligne a d’abord été adressé aux interlocuteurs dans les OP. Pour bien catégoriser les besoins, chacun d’eux a été rattaché à : une ou plusieurs catégories de logiciels (CAO, plateforme collaborative…) ; un ou plusieurs types d’opération (neuf, rénovation, logement, tertiaire…) ; une taille d’opération (< 150 m2 , entre 150 et 1 000 m2 ,…) ; une ou plusieurs phases d’opération (programmation, conception, chantier…) ; des corps de métier particuliers.

Un rapport intermédiaire, rédigé fin septembre 2016, a présenté une synthèse des premiers enseignements issus du dépouillement des questionnaires.

En novembre, les informations recueillies par les questionnaires ont été complétées par des entretiens (de visu, ou par téléphone). Le rapport final a été rendu en décembre 2016.

Résultats

Répartis selon une pyramide de type Maslow, les besoins exprimés sont apparus largement partagés par les différentes professions.

À la base de la pyramide, pour les très nombreux acteurs qui utilisent peu ou qui n’utilisent pas les outils numériques dans le cadre professionnel, les besoins sont d’abord d’être informés et convaincus par l’intérêt des logiciels ; ensuite de bénéficier de formules de licences souples et de prix modérés, enfin d’être formés de façon flexible (possibilité d’autoformation) et rapide.

Au niveau médian de la pyramide, des utilisateurs réguliers d’outils informatiques, moins nombreux, réclament plus de simplicité, autrement dit un usage facile et mobile. Mais aussi que les outils offrent moins de fonctionnalités et privilégient une meilleure adaptation au métier pour lequel ils sont développés. Enfin, l’interopérabilité des outils doit assurer une qualité des transferts de contenus et une bonne vitesse de traitement.

Au sommet de la pyramide, le petit nombre de professionnels convaincus, utilisateurs agiles et moteurs, expriment des besoins autour de trois thèmes. L’organisation du travail collaboratif d’abord, où comment structurer l’information et respecter des méthodes de partage tout au long du projet. La sécurisation des données (confidentialité, disponibilité, pérennité…) est une préoccupation importante.

Enfin, ils souhaitent être, à tout moment, libres de choisir les logiciels et outils complémentaires. Ils privilégient donc l’Open BIM, ou les bibliothèques d’objets génériques.

Les besoins spécifiques de chacune des professions interrogées ont fait l’objet d’un compte rendu détaillé et techniquement approfondi.

Agenda

Fin juillet 2016, le PTNB a adressé une demande de participation aux organisations professionnelles. En septembre, les questionnaires étaient mis en ligne.

Les entretiens complémentaires ont été menés en novembre 2016 et le rapport final est paru en décembre 2016.

[ PERSPECTIVE

Les organisations professionnelles prévoient qu’avec l’arrivée du numérique dans des petites structures qui y ont, pour l’instant, peu investi, les besoins vont évoluer et s’affiner. Cette analyse paraît donc être une photographie à un instant t. Les besoins de ces acteurs évolueront de la base de la pyramide vers le niveau médian, mais toujours avec des spécificités liées à leurs métiers respectifs qu’il conviendra donc de réinterroger régulièrement. ]

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FICHE ACTION - Cartographie des logiciels

Résumé

La diversité de l’offre logicielle et le caractère récent de l’usage du BIM nécessitent d’offrir aux professionnels un recensement des propriétés et fonctionnalités des applications et outils numériques commercialisés en France à l’attention des acteurs du bâtiment.

Enjeu

Les outils logiciels du bâtiment sont déjà très nombreux sur le marché. En 2016, un premier inventaire, volontairement large et réalisé par Mediaconstruct au niveau international, fait état de quelque 210 éditeurs et 365 solutions logicielles.

Ces logiciels se différencient par leurs fonctions (visualisation, calcul…), les métiers d’application (architecture, équipements techniques, structure…), la phase de l’acte de construire (conception, chantier, exploitation) à laquelle ils s’appliquent.

Objectifs

L’action lancée a trois visées principales. La première est de recenser le plus largement possible – l’exhaustivité étant exclue – les logiciels présents sur le marché français.

La deuxième consiste à présenter les caractéristiques de chacun d’eux afin que les professionnels de la construction puissent réaliser un choix pertinent. La troisième est de mettre à disposition l’ensemble de ces informations dans un outil ergonomique accessible sur le site du Plan, www.batiment-numerique.fr .

Méthode

Un premier recensement a été réalisé par le PTNB dès 2015 à l’occasion d’un appel à manifestation d’intérêt dit « Kits BIM ». Cette liste a été complétée. Il y manquait des références ainsi que certaines caractéristiques importantes. L’homogénéité de ces informations est essentielle pour l’aide au choix.

Plusieurs caractéristiques sont indispensables : catégorie d’utilisation (structure, gestion de patrimoine…), acteurs concernés (bureaux d’études, artisans…), phase (programmation, chantier…), compatibilité (IFC…), matériels et configuration requis, formations (coût, durée), diffusion de l’outil (abonnement, licence), maintenance (coût).

Le recensement, qui se base sur le volontariat des éditeurs, se focalise d’abord sur les outils « BIM ». Il s’élargira ensuite aux outils « non BIM », mais considérés comme pertinents et/ou innovants dans le domaine du numérique.

Résultats

La première version de l’outil d’aide au choix des logiciels propose une plateforme à deux entrées :

– l’une pour les professionnels de la construction, dans laquelle la recherche peut s’effectuer par activité, par éditeur/solution, par format de fichier ;

– l’autre pour les éditeurs, afin de leur permettre de référencer leurs produits ou de mettre à jour leurs caractéristiques.

La base de données de cette première version en date de février 2017 regroupe 92 éditeurs et 169 logiciels.

Agenda

Les travaux ont été réceptionnés en janvier 2017 et le service a été mis en ligne en février 2017. Des mises à jour seront effectuées tous les 2 mois.

[ PERSPECTIVE

La pertinence de cet outil de choix sur le long terme implique deux principes. D’abord, l’offre de logiciels et leurs fonctions évoluant rapidement, une veille sera mise en œuvre afin de coller au plus près à la réalité de cette offre. Par ailleurs, le PTNB se réserve le droit de ne pas retenir un logiciel, choix qu’il justifiera selon les critères retenus. ]

ENCADRE

FICHE ACTION - Plateforme collaborative du bâtiment pour les TPE/PME

Résumé

En finançant la création d’une plateforme publique, compatible avec les plateformes existantes et les logiciels métiers, simple d’usage et adaptée au marché français, le PTNB veut aider les TPE et PME du bâtiment à s’intégrer facilement dans des projets numériques.

Enjeu

Conçues pour réunir de façon dématérialisée tous les intervenants d’un projet de construction, les plateformes actuelles sont souvent trop compliquées et trop coûteuses. La solution idéale n’existe pas actuellement, notamment pour les TPE/PME, alors qu’une telle offre est susceptible de consolider leurs activités.

C’est pourquoi le PTNB a sollicité le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) pour concevoir une plate-forme BIM collaborative publique, interopérable avec celles du privé via les standards d’échange du BIM, et qui couvre l’ensemble du cycle de vie du bâtiment, du lancement d’un projet à sa démolition. Il s’agit surtout de proposer un système ergonomique qui incite les petites structures à mettre très vite le pied à l’étrier du BIM.

Les enjeux sont donc multiples et concernent tous les métiers du bâtiment. Des outils et des services de base seront accessibles et partageables dans les formats open-BIM tels que l’IFC (Industry foundation classes) ou le BCF (BIM collaboration format), tout en ayant la possibilité d’y adjoindre de nombreuses autres applications tierces plus personnalisées. L’ensemble doit surtout être simple à utiliser, fiable et sécurisé, sans qu’il soit nécessaire d’acquérir des logiciels coûteux et nécessitant une formation lourde. L’usage d’une plateforme collaborative est en effet susceptible d’améliorer rapidement la chaîne de valeur de l’ensemble des acteurs à travers des fonctionnalités novatrices telles que la liaison avec les éléments dématérialisés d’un programme, la réglementation, les exigences applicables à l’échelle d’un territoire (urbanisme, PLU, etc.).

Objectifs

Plusieurs objectifs sont fixés pour aboutir rapidement au démarrage optimal de la plateforme. Pour cela, outre le développement d’un socle technique fiable, il faut garantir la pérennité financière du système, en définir le périmètre gratuit/payant, élaborer une politique tarifaire équilibrée, en maîtriser les coûts. Afin d’accélérer et fiabiliser la mise en place de cette plateforme, le CSTB a recouru à une solution collaborative existante entièrement en ligne (Software As A Service) et déjà éprouvée, qu’il a augmentée de services choisis par des groupes de professionnels du BTP associés au développement de l’outil.

La méthodologie d’utilisation est simple et vise à identifier chaque phase du projet dans un dossier donné. Chaque utilisateur peut alors disposer de ses propres services, en fonction de son profil utilisateur. Par exemple :

– recourir à un service expérimental permettant de filtrer selon des vues métiers synthétiques certaines informations des maquettes numériques ;

– vérifier simplement la conformité à de futures réglementations ou règles de l’art numérisées de la maquette numérique d’un ouvrage.

La création d’un site Web d’accompagnement et d’informations est aussi prévue. Outre un mode d’emploi et l’affichage des services, il présentera à terme un tableau de bord statistique du niveau d’utilisation et des bonnes pratiques. Ce site sera en lien direct vers la plateforme via un bouton « Démarrer un projet ».

Enfin, un premier démonstrateur destiné à convaincre les utilisateurs de la pertinence de l’approche technique et économique sera lancé autour de l’été 2017, après une phase d’expérimentation réalisée auprès d’un groupe de travail qui suit le projet de plateforme. Celui-ci, situé entre la réalité opérationnelle du BIM d’aujourd’hui et les bonnes pratiques de demain, proposera une visualisation des maquettes numériques à partir d’un logiciel gratuit (eveBIM), connecté à la plateforme collaborative et adapté à un usage simplifié.

Méthode

L’action est pilotée par le CSTB. Le comité de suivi de cette action est composé d’une quinzaine de membres représentant les organisations professionnelles et des pouvoirs publics représentés par la DHUP (Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages). Le CSTB est soutenu dans cette action par un groupe de travail restreint composé de professionnels de la construction pour définir l’expression des besoins de la filière lors d’échanges en face à face et de façon itérative. Un second groupe de travail élargi sera consulté à partir de mars 2017 pour des retours d’expériences sur les premières utilisations de la plateforme.

Résultats

La plateforme est en cours de développement. Trois scénarios principaux sont prévus pour en tester l’efficacité auprès d’une palette de métiers et de situations à partir de mars 2017 avec le groupe de travail élargi.

Le scénario 1 traite de conception collaborative de base et s’adresse aux concepteurs d’un projet, architectes, ingénieurs structure/thermique, maîtres d’ouvrage (MOA). Il vise à montrer les fonctionnalités collaboratives de base de la plateforme, via le dialogue entre un architecte et un bureau d’études technique ou son MOA. Tout utilisateur peut aussi y créer son propre espace projet. Différents services permettront d’analyser des quantitatifs ou métrés depuis une maquette numérique.

Le scénario 2 cible le déroulement du chantier par les entreprises de gros œuvre et de second œuvre (électricien, plaquiste…) avec la MOE et la MOA. Il montre les fonctionnalités collaboratives avancées (versioning, validation, documents liés, agenda, réunion…) de la plateforme via un dialogue entre une entreprise, un MOE, un artisan et le MOA, et pourra présenter certains connecteurs vers des plateformes de suivi de chantier professionnelles.

Le dernier scénario s’adresse aux petits projets, et plus particulièrement en rénovation, menés par des entreprises de second œuvre (plombier, cuisiniste…). Il présente l’utilisation de la plateforme dans le cas d’une intervention pour un projet de petite envergure, induisant un nombre d’intervenants très limité. Dans ce cas, c’est l’accès à des services tiers innovants permettant à l’entreprise d’accélérer ses devis qui est privilégié. D’autres scénarios sont envisagés, notamment autour d’un dossier numérique de consultation des entreprises (DCE), l’élaboration sous forme numérique des dossiers d’ouvrages exécutés (DOE) ou le suivi des phases d’exploitation, puis de fin de vie.

Agenda

L’élaboration de la plateforme a été initiée à l’automne 2016. Une première échéance est prévue en mars 2017 avec l’ouverture en Bêta d’un démonstrateur opérationnel pour le groupe de travail élargi. Cette version Bêta sera ensuite mise à disposition d’un plus large public autour de l’été 2017. L’objectif est d’assurer une ouverture de la plateforme à tous les acteurs à la fin 2017.

[ PERSPECTIVE

Une telle plateforme11 doit dynamiser sans bouleverser l’écosystème commercial des outils logiciels déjà commercialisés. Elle vise à remplir un vide en créant une offre destinée aux TPE/PME qui recourent très peu aux suites logicielles du marché, trop onéreuses et destinées aux projets complexes.

Son usage, gratuit dans un premier temps, offrira des fonctions de stockage, de partage et de visualisation de maquettes numériques, pour en rendre l’usage accessible à tous. Elle hébergera progressivement des services tiers proposés par des sociétés innovantes, et des connecteurs vers des outils logiciels manipulant les maquettes BIM. À terme, elle supportera, de manière sécurisée et centralisée, la plupart des projets menés sur le territoire français et portés par les TPE/PME qui bénéficieront ainsi progressivement de tout le potentiel du BIM. ]

11) La plateforme d’échange dématérialisée est ouverte à tous. Elle est interopérable sur tous les formats normalisés des applications courantes utilisées par les intervenants métiers. Plusieurs niveaux de services, gratuits ou payants, ainsi qu’un logiciel de visualisation connecté, sont prévus selon les besoins de chacun.

ENCADRE

FICHE ACTION - Expérimentation du carnet numérique de suivi et d'entretien

Résumé

Inscrit dans la loi de transition énergétique, le carnet numérique de suivi et d’entretien doit regrouper de façon dématérialisée toutes les informations utiles à l’utilisation d’un logement et à l’amélioration progressive de ses performances. Reste à en définir le cadre technique et économique.

Enjeu

Bien utiliser un logement nécessite de bien le connaître et l’entretenir. C’est tout l’objet de l’article 11 de la loi Transition énergétique pour la croissance verte (loi TECV n° 2015-992 du 17 août 2015), qui instaure la création d’un outil numérique où sont rassemblées les informations « utiles à la bonne utilisation, à l’entretien et à l’amélioration progressive de la performance énergétique » de chaque logement. Baptisé Carnet numérique de suivi et d’entretien (CNSE), il regroupe sous forme dématérialisée l ensemble des documents techniques et architecturaux nécessaires à la bonne gestion d’un logement.

En parallèle, le CNSE favorise l’émergence d’une nouvelle économie de services autour de la création de données numériques liées au bâtiment afin de mieux en identifier les matériaux, les composants, les services ou les équipements énergétiques.

Objectifs

Afin d’être le plus pratique et efficace possible, le lancement du CNSE fait appel à la créativité du marché pour proposer des solutions innovantes en matière d’information et de services aux ménages. Un appel à projets d’expérimentation est adressé aux possibles futurs opérateurs ou fournisseurs de solutions informatiques pour les soutenir afin qu’ils en détaillent la faisabilité technique, économique et juridique. Et ainsi proposer des évolutions sur son statut, son enrichissement et sa tenue à long terme par l’ensemble de la chaîne des acteurs de la construction et de la gestion immobilière.

Méthode

Le pilotage et le suivi de l’expérimentation sont assurés par un comité de partenaires qui réunit l’ensemble des acteurs de la filière de la construction et de l’immobilier. Son rôle est de favoriser la création d’une offre technologique adaptée, de partager ces expériences, de recevoir les suggestions et les observations de tous ceux qui ont un intérêt à faire valoir ou une expertise. Ces travaux aboutiront à tracer les contours précis du futur CNSE et son élargissement aux bâtiments tertiaires. Cela passe aussi par la suggestion de pistes d’amélioration, notamment légales et réglementaires. Bernard Vorms, président du CNTGI (Conseil national de la transaction et de la gestion immobilières), assure la présidence de ce comité des partenaires.

Plusieurs critères et objectifs sont fixés. Les projets doivent être conduits par des équipes compétentes, pluridisciplinaires, dynamiques, innovantes et motivées ; bénéficier d’un déploiement de l’ordre de 10 000 carnets numériques sur un périmètre géographique étendu ; assurer une exploitation pour du neuf et/ou de l’existant à usage d’habitation collective et/ou individuelle, voire aussi des bâtiments tertiaires existants ; être accompagnés par des associations, des entreprises, des établissements publics ou des collectivités territoriales qui s’impliquent. Enfin, leur modèle économique doit viser, en majorité, la gratuité.

Résultats

Douze projets12 ont été sélectionnés par le jury mis en place par le comité des partenaires. Les onze projets encore en lice sont présentés par des porteurs basés dans toute la France. Chacun présente des spécificités qui enrichissent l’étude d’un support le plus opérationnel possible.

Certains sont presque opérationnels, comme le carnet numérique Bazimo (Montpellier), spécialisé dans le suivi et l’entretien des immeubles tertiaires. Il est accessible via une application Web innovante avec une représentation 3D du bâtiment qui centralise les informations. De même, Bureau Veritas (Neuilly-sur-Seine) répartit les données en cinq modules partagés et enrichis par l’occupant, le propriétaire et l’exploitant : carte d’identité du bâti, gestion des fluides, gestion documentaire, gestion des échanges, informations et contacts. Enfin, PMB Software (Lutterbach) met en avant son portail Be-In-Home.fr dédié à l’habitat individuel et collectif, avec une approche centrée sur l’amélioration progressive des performances.

D’autres sont encore au stade de projet ou en développement au niveau national. Il s’agit de l’offre du Comité scientifique et technique des industries climatiques (Costic, Saint-Rémy-lès-Chevreuse) qui vise l’habitat collectif et individuel ainsi que ses équipements, en expérimentant un suivi des consommations individuelles par l’occupant. Cozy Cloud et EDF (Puteaux) visent le même objectif, mettant en avant un stockage dans un cloud personnel enrichi de services en Open source. Un autre projet, porté par Énergies Demain (Paris) regroupe SPEE Picardie, La Poste et Pouget Consultants. Il vise à créer un carnet numérique universel partagé par tous les intervenants : collectivité locale, entreprises gestionnaire et intervenante, propriétaire et occupant. Qualitel (Paris), associé à la Caisse des dépôts, le groupe d’assurance SMA et La Poste, propose de créer un site Web décliné en application mobile afin d’accompagner le particulier au jour le jour dans sa démarche de qualité.

Deux opérateurs ciblent des actions plus locales. C’est l’idée de l’association Expert Indépendant en rénovation énergétique globale en Normandie (Eireno, Hérouville-Saint-Clair), qui s’adresse plus particulièrement aux porteurs d’un projet de rénovation énergétique en région, avec une plateforme de gestion, de suivi et d’entretien du logement accessible en ligne partout. De même, fonctionnant sur le mode Web de création et de gestion partagée, le projet Wiki Habitat de Novabuild (Nantes) porte sur l’expérimentation d’un carnet sur Nantes et les Pays de la Loire. Il prend le parti de démarrer par le secteur privé, à contre-pied des projets habituels. Enfin Vilogi (Paris) et Intent Technologie (Lille) proposent d’adapter leurs plateformes logicielles de gestion immobilière existante pour les enrichir d’un carnet numérique intégré.

Agenda

L’appel à projets d’expérimentation s’est clôturé le 30 septembre 2016 avec 36 soumissionnaires. Le jury présidé par Bernard Vorms a sélectionné 12 dossiers à financer. Les premiers prototypes seront étudiés en mars 2017 et jugés selon des critères d’avancement, de déploiement, d’analyse des coûts.

[ PERSPECTIVE

À l’issue de cette expérimentation, le comité des partenaires suggérera des pistes de rédaction des textes réglementaires nécessaires pour la mise en application du Carnet numérique de suivi et d’entretien des logements, notamment pour clarifier le champ des responsabilités de création et d’exploitation, la méthodologie d’alimentation des données et leur actualisation. Il précisera aussi les règles indispensables de sécurité concernant les droits d’accès aux données, les conditions de leur utilisation et de leur éventuelle valorisation par des tiers. ]

12) La carte des 12 soumissionnaires sélectionnés et prêts à proposer des services de carnet numérique montre une forte régionalisation. Les uns planchent sur des adaptations, d’autres sont encore au stade de projet, les derniers sont portés par des jeunes entreprises innovantes.

ENCADRE

FICHE ACTION - Dossier de consultation des entreprises (DCE) numérique

Résumé

La transcription sur maquette numérique du dossier de consultation des entreprises (DCE), dans le cadre des projets de construction sous maîtrise d’ouvrage publique, est expérimentée sur des opérations réelles pour en préciser l’intérêt et identifier les obstacles techniques et juridiques.

Enjeu

Dans le cadre des appels d’offres d’opérations de construction relevant du Code des marchés publics (loi MOP), le dossier de consultation des entreprises (DCE) est constitué d’un ensemble de documents lourds à produire et à échanger entre maîtrise d’œuvre, maîtrise d’ouvrage et entreprises candidates. Il s’agit alors de dématérialiser de nombreuses pièces du type règlement de consultation, acte d’engagement, cahier des clauses administratives particulières, cahier des clauses techniques, dossiers de prix, éléments graphiques, notes de calculs, rapports géotechniques,… Leur numérisation et leur échange électronique faciliteraient grandement les passations de marchés publics de construction et le suivi de leur exécution.

Objectif

Le DCE numérique13 sera la transcription sur maquette numérique des informations des dossiers de consultation des entreprises. La maquette numérique peut constituer pour le maître d’œuvre un outil d’élaboration du DCE en facilitant l’agrégation des spécifications techniques ou l’élaboration des devis quantitatifs estimatifs et des métrés. Elle est ensuite un support idéal pour transmettre le DCE au maître d’ouvrage puis pour le publier. Elle peut être encore très utile aux entreprises pour élaborer leur offre et au maître d’ouvrage pour analyser les réponses à sa consultation, de l’étude des variantes à la vérification de la conformité à l’appel d’offres.

Enfin, l’adoption du DCE numérique simplifierait la constitution des dossiers marchés.

Méthode

Le PTNB prévoit de lancer un appel à projets qui identifiera des projets d’expérimentation développant, à partir d’opérations réelles à lancer, l’usage du DCE numérique pour la réalisation d’opérations de construction. Les projets visés par l’appel à projets seront des projets courants réalisés dans le cadre de la loi MOP.

Résultats

L’expérimentation permettra d’identifier les questions juridiques qui se poseront autour du déploiement du numérique. Des pistes de réponses pourront alors être élaborées.

Les spécifications d’un DCE numérique pourront ensuite être proposées aux maîtres d’ouvrage publics pour promouvoir les passations de marché, sous forme d’un kit « DCE numérique » incluant des annexes au CCAP conception et travaux, précisant les formes et les contours des missions pouvant être prises en charge en BIM, et précisant les spécifications techniques de base (formats, protocole d’exécution).

Agenda

Un appel à projets d’expérimentation du DCE numérique est en cours de préparation et sera publié au deuxième trimestre 2017.

[ PERSPECTIVE

Le DCE numérique est l’une des étapes vers la généralisation du BIM dans les marchés publics de travaux. Elle permettra de rationaliser les coûts et d’optimiser la qualité des projets. ]

13) La numérisation du dossier de consultation des entreprises via la maquette numérique permet de simplifier les échanges d’informations entre la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre et les entreprises.

ENCADRE

FICHE ACTION - Guide des outils et logiciels de numérisation 3D des bâtiments existants

Résumé

Le PTNB va élaborer un guide d’utilisation des outils et logiciels de numérisation 3D des bâtiments existants disponibles sur le marché. Ce guide, basé sur le retour d’expérience des professionnels, permettra aussi de recueillir leurs attentes en termes d’évolution.

Enjeux

Le parc des bâtiments existants, bien plus important que celui des constructions neuves, ne doit pas être exclu de la transition numérique. Il existe des outils permettant de numériser en 3D les bâtiments, de les modéliser puis de les intégrer à la maquette numérique et au processus BIM. Ces outils, notamment les scanners 3D, mais aussi les solutions de photogrammétrie, de laserométrie…, assurent une acquisition rapide et exhaustive des données géométriques de l’existant en vue de réaliser des travaux de rénovation et/ou une exploitation en BIM.

Mais les logiciels associés à ces outils actuellement sur le marché sont plutôt adaptés aux bâtiments de surface importante et aux grandes entreprises. Pour généraliser l’usage de la maquette numérique dans la rénovation et la gestion de parcs de bâtiments, il est nécessaire de développer des outils et des logiciels accessibles aux TPE/PME, calés sur les métiers pour être au plus proche des pratiques de terrain.

Par ailleurs, si les outils actuels offrent la possibilité de récupérer des informations géométriques, peu de solutions sont capables de numériser et de modéliser des informations non graphiques telles que la nature des matériaux des murs ou des menuiseries ou les caractéristiques des équipements techniques.

Objectif

Le PTNB souhaite réaliser un état de l’art des outils et logiciels disponibles pour numériser et modéliser un ouvrage existant, afin de s’assurer qu’ils répondent aux besoins du terrain. Il s’agit d’analyser les techniques utilisées, les méthodologies associées, les compétences nécessaires, ainsi que les coûts en s’adressant directement aux professionnels qui les utilisent afin de recueillir leurs retours d’expériences.

Et pour combler les lacunes des solutions actuelles, par exemple sur les informations non graphiques, le PTNB fera émerger les attentes et précisera les besoins des professionnels afin d’encourager l’arrivée sur le marché de solutions utiles aux professionnels du bâtiment, notamment les TPE/ PME qui interviennent sur les chantiers de rénovation.

Méthode

Un appel d’offres en cours d’élaboration est lancé au printemps 2017.

L’objectif est de faire exprimer les besoins des différentes professions sur des cas d’usages spécifiques en termes de numérisation et de modélisation. Par exemple, dans le cadre de la réhabilitation d’une maison individuelle, un électricien doit pouvoir récupérer les informations le concernant. De quelles données graphiques et non graphiques, voire techniques aura-t-il besoin ?

Résultats

Grâce à l’expression des besoins des professionnels, les éditeurs pourront faire évoluer leurs offres pour y répondre au mieux.

Agenda

Lancement du groupe de travail : avril 2015. Appel d’offres courant 2017.

[ PERSPECTIVE

Les professionnels disposeront d’outils de numérisation et de modélisation des bâtiments existants mieux adaptés à leurs besoins et indispensables pour des diagnostics pertinents préalables aux travaux de rénovation. ]

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