Territoires Loire

A Saint-Etienne, le tramway sifflera trois fois

Mots clés : Transport collectif urbain

Saint-Etienne Métropole a mis sur les rails un projet de troisième ligne de tramway qui reliera la gare de Châteaucreux à La Terrasse. « Le prolongement d’un axe lourd en site propre depuis le pôle d’échanges de Châteaucreux vers les quartiers nord-est de Saint-Etienne » était inscrit dans le Plan de déplacements urbains approuvé par le conseil d’agglomération en 2004. Et a fait l’objet d’une étude en 2014 qui a conclu à sa « faisabilité générale ». D’une longueur de 3,5 à 4,5 km selon le tracé retenu, la nouvelle voie desservira le sud du quartier du Soleil, la plaine Achille, le parc des expositions et le parc François- Mitterrand, le technopôle de Saint-Etienne, la salle de musiques actuelles le Fil et le nouveau théâtre de la Comédie, les stades Geoffroy-Guichard et de l’Etivallière, avant de se raccorder à la ligne T1 rue Bergson, via la rue Claude-Odde.

Mise en service prévue fin 2019.

Pour ses promoteurs, ce projet a le mérite d’épaissir le centre de Saint-Etienne, d’améliorer l’attractivité et la desserte du quart nord-est de la ville, coupé aujourd’hui du tissu urbain par une voie ferrée, de desservir de grands équipements sportifs, culturels et économiques, de faciliter l’intermodalité et le report modal. Président de Saint-Etienne Métropole et maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau veut aller vite pour réaliser cette troisième ligne de tram. Après de nouvelles investigations et études techniques, l’enquête publique devrait être conduite au second semestre 2016 pour un démarrage des travaux début 2017 et une mise en service fin 2019, la concertation débutant dès le 15 juin 2015.

L’enveloppe financière prévisionnelle de l’opération est comprise entre 65 millions et 80 millions d’euros HT. Elle comporte les frais d’études, de maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’œuvre, les acquisitions foncières, le coût des infrastructures de voirie, de réseaux et d’ouvrages d’art, les voies ferrées et les lignes aériennes, la rénovation du matériel roulant, l’extension du remisage et de l’atelier.
Une première évaluation de l’impact du prolongement de la ligne T3 a été effectuée par l’agence d’urbanisme de la région stéphanoise Epures. Elle chiffre entre 10 % et 20 % l’accroissement de la fréquentation attendue sur le réseau du tramway à l’horizon 2025, sur la base de 74 000 voyageurs par jour relevés en 2010.

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