Territoires Pays de la Loire

A Laval, le BIM n’est pas virtuel

Mots clés : Logiciels - Outils d'aide

«Nous sommes en retard par rapport à d’autres secteurs et nous allons devoir nous adapter », a reconnu l’entrepreneur Bruno Lucas, vice-président de l’Union professionnelle des métiers de la finition (UPMF), en inaugurant le salon Bâti Virtual, qui s’est tenu le 15 janvier dernier à Laval. Cependant, si le bâtiment est objectivement à la traîne dans l’utilisation des outils numériques, Laval et sa région font exception. Depuis des années, la capitale de la Mayenne est aussi celle de la réalité virtuelle avec le salon international Laval Virtual, dont la prochaine édition se tiendra du 23 au 27 mars prochains.

Cette effervescence autour du numérique n’est pas sans conséquences sur les acteurs locaux du bâtiment. « Le bâtiment commence à s’intéresser aux applications numériques, remarque Jean-Louis Dautin, directeur de Clarté, la plate-forme régionale de réalité virtuelle et réalité augmentée. Je constate déjà deux types d’usages : l’aide à la conception avec le BIM et la formation. Nous avons par exemple développé pour Saint-Gobain un outil de simulation de projection d’enduit. » Les vingt salariés de la plate-forme d’innovation travaillent déjà sur des applications qui pourraient révolutionner le bâtiment. « Par exemple, pour les chantiers navals STX, nous sommes en train de mettre au point un casque de chantier où des éléments de la maquette numérique seraient amenés devant les yeux de l’opérateur », poursuit l’expert.

Une nouvelle façon de travailler.

La maquette numérique sur le chantier, c’est le Graal pour les pionniers du BIM comme Isore Bâtiment (28 millions d’euros de chiffre d’affaires, 100 salariés). Cette société lavalloise réalise déjà tous ses projets en 3D avec le logiciel Revit. « Amener la maquette numérique sur le chantier, c’est la prochaine étape. Elle est essentielle car les chefs de chantier sont souvent les seuls à savoir lire les plans 2D », affirme Anne Manier, directrice technique adjointe d’Isore Bâtiment.

En attendant, l’entreprise a largement su tirer profit du BIM. « Si nous nous sommes lancés à fond, c’est que nous y avons trouvé notre intérêt. C’est un formidable outil de production et de gestion des erreurs et des modifications, mais il nous a aussi permis de revoir notre façon de travailler », ajoute Anne Manier.
De fait, « le BIM est un processus collaboratif et la maquette numérique un outil semblable aux autres outils utilisés dans le bâtiment », insiste Mathieu Raducanu, ingénieur à la FFB Pays de la Loire. Pour aider les entreprises à s’approprier ce processus comme ces nouveaux outils, la fédération a conçu un outil d’aide à la décision pour répondre à un appel d’offres BIM. Vu le nombre croissant de ce type d’appel d’offres, ce document PDF consultable sur le site de la FFB de Mayenne (1) devrait très vite s’avérer indispensable. Enfin, pour compléter cet accompagnement des entreprises, Novabuild, le cluster régional de la construction, a annoncé la tenue de rendez-vous d’information autour du BIM chaque premier jeudi du mois. A suivre.

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