Architecture Technique Energie renouvelable

A l’heure du Flower Power photovoltaïque

Mots clés : Energie renouvelable

Les pales de la smartflower suivent le soleil pour améliorer le rendement des cellules.

Lancée début janvier 2015, la smartflower d’EDF ENR, filiale à 100 % d’EDF, a séduit une trentaine de clients en France. Particuliers, collectivités locales et PME sont intéressés à la fois par le design de l’appareil et par sa fonction d’affichage. « Les entreprises qui investissement dans le solaire photovoltaïque souhaitent communiquer sur leur démarche durable et témoigner de leur engagement », confirme Jérôme Chauvet, responsable commercial et marketing d’EDF ENR. L’appareil, mis au point et fabriqué par une start-up autrichienne avec laquelle l’entreprise française a conclu un partenariat de distribution exclusif, mesure un peu moins de 5 m de haut pour 4,80 m de diamètre et offre une puissance de 2,31 kWc.

A la manière du tournesol.

Particularité du système, les pales se déploient pour former une fleur et l’ensemble est équipé d’un tracker bidirectionnel afin de suivre le soleil tout au long de la journée. La surface de 18 m² peut ainsi produire un maximum de 3 400 kWh par an. La technologie se décline en deux versions : le modèle « Original » est équipé d’un coffre dans lequel les pétales de la fleur se rangent automatiquement la nuit ou lorsque le vent dépasse 53 km/h. Ce modèle pèse 990 kg et s’installe sur un socle en béton de 2 m² et 50 cm de profondeur grâce à six points de fixation. L’autre modèle « Pop » pèse 750 kg et ne nécessite que quatre points de fixation. Sur ce modèle, les pétales se replient simplement la nuit et en cas de vent.

Dans les deux cas, chaque extrémité latérale des pétales est équipée de minibrosses qui nettoient matin et soir la surface des cellules en silicium monocristallin afin de préserver leurs performances.
L’installation est reliée au compteur électrique du bâtiment. « L’objectif est que toute la production soit consommée directement sur site, c’est pourquoi le système comprend l’application mobile Soleilenligne », indique Jérôme Chauvet. Elle permet à l’utilisateur de connaître sa production en temps réel et d’adapter ses usages, en programmant ses appareils électriques pour qu’ils fonctionnent aux heures de pics de production. Ainsi « il est plus facile pour les entreprises comme des restaurants ou des hôtels de consommer 100 % de l’électricité produite », estime le responsable marketing. Pour les particuliers, la marque a donc prévu également une connexion au chauffe-eau électrique afin que le chauffage de l’eau sanitaire soit assuré aux heures les plus productives de la journée. Le coût de ce branchement spécifique s’élève à 400 euros HT.
Si EDF ENR propose une maintenance annuelle, le responsable marketing assure qu’« un bon bricoleur peut facilement réaliser le graissage des parties mobiles une fois par an ». En tout état de cause, l’ensemble du dispositif est garanti 24 mois, l’onduleur monophasé intégré est garanti 5 ans, tandis que les modules photovoltaïques sont garantis 10 ans. Le coût d’investissement représente environ 15 000 euros HT et varie logiquement en fonction de chaque site.

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