Régions Meuse

A Commercy, le campus CMI prend place dans l’ex-caserne

Mots clés : Établissement militaire

L’ancienne caserne Oudinot à Commercy (Meuse) fait peau neuve. Elle s’apprête à accueillir le centre de formation international du groupe belge CMI (Cockerill Maintenance & Ingénierie), actif dans la défense, l’environnement, l’énergie et les services, pour ses clients et ses propres managers et techniciens.

L’industriel a achevé en août la première phase de son ambitieux projet de 50 millions d’euros (hors matériels spécifiques), pour 29 700 m² de surface plancher, qui fait cohabiter bâtiments militaires de 1895 et ouvrages contemporains. Il a confié la maîtrise d’œuvre au messin Schott Architectes Urbanistes, associé à GHA (aménagements intérieurs), à Ingérop (bureau d’études énergie et réseaux), aux belges Serge Delsemme (paysagiste) et Radiance 35 (éclairage), avec Socotec (bureau de contrôle).

Après l’acquisition de 10 des 18 ha auprès la communauté de communes du Pays de Commercy en 2015, CMI a lancé deux appels d’offres de travaux distincts « avec un souci d’impliquer un maximum d’entreprises locales », insiste Carole Ruhland, directrice du campus. Remportée par l’antenne régionale d’Eiffage Construction, la première phase a concerné le pôle pédagogique et administratif, constitué essentiellement de deux bâtiments de 3 000 m et 3 900 m situés de part et d’autre d’un parc paysager.

Perspective vers un « Champ-de-Mars ». La seconde phase, qui porte sur l’hébergement, la restauration et les loisirs, devrait être livrée à l’automne 2017. Confiée à Demathieu Bard, elle va permettre la requalification des quatre bâtiments militaires conservés (sur la vingtaine que comptait le site) représentant une surface cumulée de 13 600 m². Elle inclut aussi la construction d’un gymnase (1 100 m ) et celle d’un bâtiment dédié aux loisirs et à la restauration (2 600 m2 ).

« Nous avons conservé ce qui était à la fois remarquable sur le plan architectural et structurant au regard de la ville. En effet, les quatre bâtiments militaires créent une perspective sur un Champ-de-Mars, résume le maître d’œuvre Benjamin Schott. Nous avons placé le bâtiment neuf le plus emblématique de façon à fermer partiellement cette perspective et à donner une sorte de signal à l’ensemble du projet. »

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