Architecture Technique Distribution d’eau

A Boulogne, les données de Veolia changent de source

Mots clés : Services urbains

Le distributeur a amorcé le déploiement de compteurs communicants reliés à un réseau de transport de données sophistiqué.

Accès aux factures, suivi journalier, qualité de l’eau, alertes en cas de surconsommation… Après deux ans d’attente, les 59 400 foyers de la communauté d’agglomération du Boulonnais (CAB), dans le Pas-de-Calais, vont enfin expérimenter les services des compteurs d’eau communicants. La collectivité a sauté le pas en juin 2013 lorsqu’elle a signé une délégation de service public avec Veolia Eau France. Les travaux d’installation, qui ont débuté cette année, se poursuivront jusqu’en juin 2016. « Le télérelevé profite à tous. Le gestionnaire améliore sa connaissance du réseau, et les usagers maîtrisent mieux leurs dépenses. Par ailleurs, l’équipement n’est pas facturé aux abonnés », souligne Daniel Parenty, vice-président de la CAB chargé de l’eau et de l’assainissement. A terme, tous les habitants, qu’ils résident dans un immeuble ou une maison individuelle, pourront consulter leur consommation en ligne. « Ils pourront aussi définir un plafond à ne pas dépasser et recevront un SMS ou un courriel d’alerte en cas de surconsommation », précise Philippe Duverlie, directeur adjoint en charge du littoral au sein du centre Nord Pas-de-Calais de Veolia Eau France.

Un réseau ouvert à tous.

Le relevé à distance d’un compteur nécessite la création d’un réseau de transport de données depuis le bâtiment jusqu’aux serveurs de l’entreprise. Dans le cas de la CAB, Veolia Eau France a recours à des infrastructures de télérelevé fixes conçues par M2ocity. Créée en 2011 par Veolia et Orange, cette entreprise de télécommunications gère uniquement la transmission de signaux générés par des machines. Premier maillon de la chaîne de transmission, le module radio se greffe sur le compteur d’eau domestique et enregistre la consommation affichée toutes les heures. « Deux fois par jour, le dispositif émet un message qui reprend les 24 dernières mesures réalisées et les éventuelles anomalies détectées localement », explique Camille Loth, directeur marketing de M2ocity. Un concentrateur, situé sur un point haut de la ville, réceptionne l’information et l’envoie vers le centre de télérelevé. Si la portée du module est insuffisante pour atteindre le concentrateur, des répéteurs servent alors de relais. Comme leur nom l’indique, ces systèmes répètent à l’identique les ondes réceptionnées (voir schéma).

Veolia ne devrait pas rester le seul bénéficiaire de ces outils. Une entité publique ou privée peut employer le même canal, moyennant un abonnement. « Nous nous appuyons sur notre savoir-faire dans la création de réseaux bas débit pour proposer de nouveaux services sur le territoire couvert », indique Camille Loth. La société vise ainsi toutes les activités qui requièrent des compteurs et des capteurs.

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