Réalisations

91 LOGEMENTS SOCIAUX ET CRÈCHE PARIS XE

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Enfance et famille - ERP sans hébergement - Établissements de culte, funéraire - Logement social

Par une attention sensible au contexte, le choix d’un langage « industrieux » et d’une végétation très présente, l’opération de logements à l’angle des rues Bichat et du Faubourg-du-Temple s’ancre avec justesse dans le tissu faubourien et établit des liens subtils avec son histoire.

Alexandre Chemetoff est un arpenteur des territoires. Des années de métier comme urbaniste et paysagiste l’ont amené à porter une attention aiguë au contexte de ses études et projets, la commande architecturale ne faisant pas exception. Il lui faut dresser un inventaire des situations construites, afin d’en saisir l’essence, la richesse et la diversité. Pour ce projet de 91 logements et crèche situés dans le Xe arrondissement de Paris, son regard s’est posé « sur les ateliers en pans de bois et sheds typiques de ce quartier faubourien, les courées populaires tapissées de glycines et vignes vierges, les constructions basses aux assemblages hasardeux et pittoresques qui caractérisent ce tissu hétérogène ». De ce repérage précis et sensible découle le choix d’une implantation simple, d’un vocabulaire « industrieux », d’une végétation omniprésente. Et cette dernière ne se contente pas d’être un simple habillage pour répondre à l’appel au vert de la capitale : elle est constitutive de la nouvelle unité de vie.

Une certaine rusticité

Le cœur d’îlot qui s’offre à la vue du passant se déploie, sur toute la profondeur de la parcelle, en strates arbustives et arbres de haute tige jusqu’aux frondaisons d’une toiture plantée. Une belle respiration dans ce quartier très dense.

Elle gagne l’espace public, domestiqué avec un seuil de vivaces et grimpantes en pied de façade, à même le trottoir.

L’histoire de la parcelle se lit dans la conservation de certaines traces. La faille qui dévoile la cour-jardin depuis la rue du Faubourg-du-Temple est positionnée à hauteur de l’ancienne porte cochère. De part et d’autre, à l’emplacement des masures démolies, se répartissent les...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 255 du 08/11/2016
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