Régions Loire-Atlantique

68 logements sociaux Passivhaus sans surcoût

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Démarche environnementale - Logement social

La Fleuriaye 2, la plus importante opération de logements certifiés Passivhaus de France (320 logements prévus), poursuit son développement à Carquefou (Loire-Atlantique). Le 28 février, la Samo, filiale ligérienne du groupe SNI, a inauguré Passivé’O, un programme de 68 logements sociaux répartis en deux bâtiments avec 57 parkings en sous-sol. Conformément aux exigences de l’aménageur, la SEM Lad-Sela, ces logements sont labellisés Passivhaus et hébergeront une centrale photovoltaïque en toiture. L’opération a été réalisée en conception-réalisation par Eiffage et PADW (Pellegrino Associés Design Workshop), avec le concepteur passif Energelio, le bureau d’études thermiques Albdo et le paysagiste Zéphyr.

L’enveloppe thermique a été largement renforcée par une isolation thermique par l’extérieur et renforcée en combles et au niveau du plancher bas. Des menuiseries mixtes bois- aluminium triple vitrage permettent d’atteindre une perméabilité à l’air de 0,16 et 0,19 m3 /h.m2 sous 4 Pa (pour un objectif de 0,23).

Panneaux photovoltaïques. Malgré la qualité des matériaux, l’opération affiche un coût de construction de 1 549 euros HT/m2 (VRD compris). « Nous avons limité le surcoût du Passivhaus à 100-120 euros/m2 grâce à de bonnes conditions d’achat obtenues par l’entreprise et des choix techniques simples », explique l’architecte Gilberto Pellegrino. La Samo, qui a déjà réalisé une opération d’habitat passif à Clisson (Loire-Atlantique) en 2012, a su mettre à profit cette expérience. « Cette fois, nous avons simplifié au maximum les installations techniques avec, pour chacune des cages d’escalier, quatre mini-chaufferies gaz à condensation quasi-identiques à celles que l’on trouve dans des maisons individuelles », soutient Bruno Bataille, directeur général de la Samo. Un suivi des consommations énergétiques sera assuré par des sondes installées pour deux ans dans six logements.

Les 1 200 m2 de panneaux photovoltaïques posés sur la toiture sud sont raccordés au réseau et ne profiteront pas directement aux logements. Comme pour toutes les opérations du quartier, cette centrale photovoltaïque appartient non pas à la Samo, mais à la SEM Lad-Sela, qui s’en est porté acquéreur à la suite d’une division en volumes de l’immeuble. Grâce à ce partage économique du projet, cinq centrales de ce type (exploitées par Armorgreen) pourront voir le jour dans le quartier sans aucune subvention.

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