Régions Toulouse

4 milliards d’euros pour décongestionner l’agglomération

Mots clés : Etat et collectivités locales

Le 15 décembre s’est tenue la dernière des 70 réunions publiques organisées depuis trois mois par la Commission nationale du débat public (CNDB) sur la troisième ligne de métro, dite Toulouse Aerospace Express (TAE). La CNDB a mobilisé 2 000 participants, montrant l’intérêt pour un projet qui doit décongestionner un territoire accueillant 15 000 nouveaux arrivants chaque année.

Porté par le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) Tisséo, il desservira les bassins d’emplois du nord-ouest et du sud-est, de Colomiers-gare à Labège-gare, sur une distance d’environ 28 km, connectant les sites industriels de Montaudran et la zone aéronautique, rapprochant les deux pôles de mobilité : la gare Ma-tabiau et l’aéroport international de Toulouse-Blagnac. Avec une mise en service prévue en 2024, sa capacité sera de 200 000 voyageurs par jour. Le coût de ce projet phare représente plus de 50 % de l’investissement total de plus de 4 milliards d’euros prévu dans le « projet mobilités 2020-2025-2030 » de la grande aire urbaine toulousaine (101 communes ; près de 1 million d’habitants). Ela-boré dans le cadre de la révision du plan de déplacements urbains (PDU), le document-cadre est arrêté depuis cet automne. Après une enquête publique au printemps prochain, il doit être mis en œuvre en 2018.

« D’autres opérations structurantes. » « D’ici au début des travaux du TAE en 2019-2020, nous aurons engagé 900 millions d’euros pour d’autres opérations structurantes », rappelle Jean-Michel Lattes, président du SMTC Tisséo, citant l’étude pour établir la connexion entre le TAE et la ligne B du métro au sud-est de l’agglomération, créer 10 lignes de bus Linéo, et doubler la capacité de la ligne A du métro toulousain avec l’extension de cinq stations. Les travaux de cette dernière opération devraient démarrer l’été prochain (coût : 180 millions d’euros HT). Enfin, le 21 décembre, Tis-séo devrait avoir choisi un des quatre groupements présélectionnés (le suisse BMF, l’autrichien Doppelmayr, l’italien Leitner ou le français Poma) pour construire le téléphérique urbain sud (2,6 km) dans le cadre d’un contrat de conception-réalisation-maintenance d’une durée de vingt ans et un coût d’environ 50 millions d’euros. Il devrait être livré en 2020.

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