Territoires Hautes-Alpes

230 millions pour rénover le réseau électrique

Quelques semaines après avoir mis en service un « filet de sécurité électrique » à l’est de Paca (171 millions d’euros d’investissements), RTE (Réseau de transport d’électricité) vient de donner le coup d’envoi officiel d’un autre projet de grande ampleur dans la région : la rénovation du réseau électrique de la Haute-Durance, un investissement de 230 millions d’euros qui touche la moitié du département des Hautes-Alpes. L’opération va permettre de remplacer un réseau vieillissant (de 1936), structuré autour d’une ligne unique à 150 000 volts.

Divisée en six projets avec autant de déclarations d’utilité publique (DUP) délivrées entre l’été et l’automne 2014, elle est programmée jusqu’en 2020 pour pouvoir maintenir en parallèle l’alimentation électrique du territoire pendant les travaux. Elle prévoit notamment la construction de deux lignes aériennes à 225 000 volts (entre L’Argentière-la-Bessée et Serre-Ponçon, et entre Grisolles et l’Embrunais) en remplacement du réseau à 150 000 volts et la rénovation du réseau à 63 000 volts. Bénéfice environnemental : sur les 200 km de lignes aériennes remplacées, 100 km seront enfouis (le 63 000 volts) et 100 km maintenus en aérien (le 225 000 volts) mais avec de nouveaux tracés s’écartant des zones urbanisées. Pour autant ces engagements n’ont pas gommé la contestation : des opposants (associations, écologistes) ont déposé des recours en Conseil d’Etat (non suspensifs). Ils rejettent un projet qu’ils jugent surdimensionné dans sa partie aérienne.

Guichet unique mis en place.

Sur le terrain, les premiers travaux ont été engagés fin 2014 dans le Briançonnais, l’Embrunais et le Guillestrois sur le réseau à 63 000 volts (mise en souterrain). « Pour les autres projets, les travaux préparatoires commenceront au premier trimestre 2015 et les travaux des liaisons aériennes à 225 000 volts sont prévus en 2016. Mais il faudra tenir compte des conditions climatiques et des périodes d’affluence touristique », précise Gérard Robinot, directeur de projet chez RTE Sud-Est. Pour l’économie des Hautes-Alpes et pour le BTP notamment, ce projet d’infrastructure est un ballon d’oxygène non négligeable, très attendu. Sur les 230 millions d’euros de budget, 100 millions concernent les équipements et 130 millions les travaux, dont 35 millions d’euros doivent profiter directement à l’économie locale (sous-traitance, location de matériel, fournitures, etc.). Pour les marchés de matériel, des fournisseurs ont été présélectionnés dans le cadre de futurs marchés négociés et, pour les marchés de travaux, des contrats ont déjà été passés avec notamment Ineo, Eiffage, Bouygues, etc. Des entreprises locales sont aussi mobilisées (Allamano, Routière du Midi, TP Abrachy) dans le cadre des premiers travaux. Pour optimiser les retombées économiques, un guichet unique, « Haute-Durance Initiatives », a été mis en place par la CCI des Hautes-Alpes, RTE et le BTP afin de faciliter la mise en relation des donneurs d’ordres et des entreprises locales.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X