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2016, une année faste pour les bureaux

Mots clés : Administrations, banques, bureaux ouverts au public - Bâtiment d’habitation individuel - Etat et collectivités locales - Fiscalité

200 M€ Investissements déjà validés pour le Nouveau programme national de renouvellement urbain en Ile-de-France.

43 % des communes franciliennes ont augmenté les impôts locaux, à la suite de la baisse de la DGF. Source : Amif.

4 305 logements participaient, à la fin août, au dispositif Solibail en Ile-de-France.

Source : préfecture d’Ile-de-France.

L’année 2016 s’annonce comme un très bon millésime pour le marché des bureaux franciliens. Les transactions qui se situaient à 1,7 million de m à la fin septembre (+14 % sur un an) devraient atteindre entre 2,4 et 2,5 millions de m sur l’année, à comparer aux 2,27 millions commercialisés en 2015. « 2016 figurera parmi les deux ou trois meilleures années de la décennie », souligne Antoine Derville, président de Cushman & Wakefield. « Atteindre 2,4 millions de m dans un cycle économique morose, c’est un très bon score », note Fabrice Allouche, président de CBRE, avec un petit bémol : « Les entreprises bougent pour se moderniser, rationaliser leur organisation mais, souvent, elles occupent moins de surface. Il n’y a donc pas de création de surface nette. » Durement impacté en 2015, le segment des grandes surfaces retrouve des couleurs : les transactions de plus de 5 000 m devraient atteindre le million de m , en hausse de 46 %. Sur ce

créneau- là, La Défense tire son épingle du jeu. Au 1er semestre, huit transactions ont dépassé les 20 000 m comme Saint- Gobain dans la future tour M2 (49 000 m ) ou Deloitte dans la tour Majunga (30 500 m ). Sur l’année, le quartier d’affaires devrait franchir les 250 000 m placés, en hausse de 165 %, et se rapprocher des niveaux historiques observés en 2006-2007 », indique Richard Malle, directeur Research France de BNP Paribas. Conséquence : le taux de vacance, qui a frôlé les 15 %, se situe désormais à 8,2 %.

Ajustement des loyers. Le taux de disponibilité recule sur toute l’Ile-de-France, de 7,4 % l’an passé à 6,8 %. A Paris, il se situe même à 3,6 %, sous la moyenne décennale (4,6 %). Selon Cushman & Wakefield, le stock de bureaux immédiatement disponibles dans la capitale passe sous les 600 000 m . « Ce qui laisse entrevoir des hausses de loyer », commente Richard Malle. Pour les professionnels du secteur, ce dynamisme tient à l’ajustement des loyers. « Le moteur du marché, c’est le loyer, le loyer et le loyer », déclare Fabrice Allouche. Si les loyers faciaux restent stables pour les immeubles de seconde main, voire remontent légèrement pour les programmes neufs ou restructurés (+ 5 % sur un an), les mesures d’accompagnement (franchises de loyers, travaux, loyers progressifs) sont de plus en plus importantes. Le taux d’accompagnement (1) était, à la fin juin, de 22 % en Ile-de-France, 17 % à Paris, 28 % à La Défense. « Les entreprises peuvent déménager dans de très bonnes conditions financières, dans des immeubles de qualité, et en profiter pour revoir leur mode d’organisation et améliorer la qualité de vie au travail », note Antoine Derville. Ce dynamisme de la demande placée s’accompagne d’un rebond du marché de l’investissement sur les neuf premiers mois de l’année avec 12,4 milliards d’euros, soit + 10 %. Un autre chiffre confirme la bonne santé du marché tertiaire : les demandes d’agréments de bureaux autorisés ont, au 1er semestre, avoisiné 1,2 million de m2 , soit 84 % du total réalisé en 2015.

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(1) Le taux d’accompagnement représente le montant des avantages consentis par rapport au total du loyer facial sur la durée du bail .
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