Dossiers Vente et contrats spéciaux

2. À l’échouage : les marchés immobiliers structurellement atones

Mots clés : Vente et contrats spéciaux

L’Italie freinée par sa perte de compétitivité

Les difficultés économiques actuelles ont malmené l’économie italienne, qui souffre d’une paralysie de l’économie résultant de la rigidité du marché du travail, d’une faible productivité, de l’endettement important de l’État italien et du poids de la bureaucratie. En fait, la croissance reste faible depuis une dizaine d’années : selon Economic Intelligence Unit, en 2008 l’Italie a même connu une baisse de ses exportations et de sa production industrielle de – 14,3 % sur un an. Avec une croissance en dessous de la moyenne européenne (- 1 %) et un taux de chômage de 6,8 %, l’Italie ne brille pas par sa compétitivité. Son taux d’endettement limite ses moyens d’intervention en matière de relance de l’économie. En revanche, elle dispose d’un secteur bancaire relativement sain, les banques italiennes ne s’étant pas aventurées dans l’octroi de produits financiers complexes comme d’autres pays européens. Seules quelques rares banques ont bénéficié d’une aide de l’État, notamment Banca Popolare et UniCredito. L’investissement se ralentit nettement, les exportations se contractent et l’incertitude freine les dépenses de consommation. La récession est donc aussi à l’ordre du jour en Italie et devrait s’aggraver en 2009. Selon l’OCDE, le chômage augmenterait fortement cette année et durant une bonne partie de 2010, et la reprise sera lente. L’inflation devrait tomber à un niveau proche de zéro vers la fin de l’année prochaine. Le déficit budgétaire devrait se creuser rapidement, s’approchant de 5 % du PIB cette année et de 6 % en 2010. Comme les autres pays européens, l’Italie subira une récession en 2009 aux alentours de – 4 % dont les répercussions seront plus importantes que dans d’autres pays, compte tenu de faiblesses structurelles qui n’ont rien à voir avec la crise. De fait, sa récession devrait se situer à – 4,4 % en 2009 et – 0,4 % en 2010, et le taux de chômage grimper de 8,9 en 2009 à 10,5 % en 2010.

Dans un tel contexte, le marché immobilier ne se porte pas très bien et n’a pas connu la même flambée de prix qu’en Espagne. L’immobilier en Italie se caractérise par un fort pourcentage de propriétaires (80 %) et à peine 20 % d’accédants. Il n’existe pas de réel déséquilibre du marché du logement italien, la demande étant à la hauteur de l’offre, dans l’ancien comme dans le neuf. Les grandes villes comme Rome, Naples, Florence et Milan continuent de tirer la couverture à elles, mais avec une relative stabilité des prix. Il n’empêche que le ralentissement de...

Vous lisez un article de la revue Operations Immobilieres n° 16 du 22/06/2009
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