Transport et infrastructures

ZAD : la carte de France des projets et chantiers menacés par les activistes

Quelque 32 chantiers et projets de BTP sont menacés par les zadistes. Ces activistes écologistes créent des « Zones à Défendre » et s’y installent pour bloquer les travaux. Le Moniteur.fr dresse la carte de France de ces sites bloqués ou menacés de l’être.

Terminé le temps où les entreprises du BTP lançaient des chantiers sans rencontrer la moindre opposition du grand public. Aujourd’hui, les Français veulent être consultés lorsqu’une opération d’envergure se lance sur leur territoire. « Une partie de la population se montre extrêmement méfiante et remet en question les solutions apportées par les entreprises du BTP », décrypte Anne Frangeul, de l’agence de communication de crise Allure Atlantique. Au fil du temps, l’opposition se construit. Elle se renseigne sur le chantier et propose des solutions alternatives à celles sélectionnées par la puissance publique. « Lorsqu’il n’y a pas de dialogue entre la collectivité locale et les citoyens, une zone à défendre (ZAD, ndlr) peut se créer », prévient Pascal Clouaire, adjoint au maire de Grenoble en charge de la démocratie locale.

 

Cinq ZAD, 27 chantiers qui peuvent basculer à tout moment

 

En France, cinq ZAD ont été lancées. Les plus connues d’entre elles restent le chantier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, et le chantier de construction du barrage de Sivens, dans le Tarn, où Rémi Fraisse, un militant de 21 ans, est décédé après une confrontation avec les forces de l’ordre en octobre 2014. Mais trois autres ZAD existent dans l’Hexagone et surtout 27 chantiers font l’objet d’une vive opposition de la population. Ces sites, pointés dans la carte ci-dessous, peuvent basculer et devenir la prochaine « Zone à Défendre » des activistes. C’est ce que nous appelons des chantiers « sous tension ».

Le N° 5800 du journal Le Moniteur, daté du 23 janvier 2015, consacre deux pages aux Zones à Défendre et aux chantiers « sous tension ». La rédaction a fait le tour des experts en communication de crise et en consultation publique, des sociologues, des professionnels du BTP et des élus pour recueillir leurs conseils et informer les maîtres d’œuvre. Objectif : mieux comprendre les zadistes pour apprendre à protéger les chantiers de ces activistes.

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  • - Le

    Entre prévention et action 2/2

    D’où l’importance capitale accordée à l’amont, à la prise en compte des particularités locales, à l’écoute des avis différents, à l’intégration des parties prenantes quelles que soient leur opinion, dès le démarrage du projet en interne et le montage du dossier;un travail de longue haleine, mais le seul à ce jour qui permette de faire avancer des dossiers.La communication d’acceptabilité ne signifie pas convaincre à tout prix mais trouver une plateforme d’entente.Certes,c’est long,peut être fastidieux, décourageant parfois, mais ce n’est rien en comparaison de l’installation d’une ZAD. Quelques pistes complémentaires pour Nicole Ranquet http://www.allure-atlantique.com/blog-toolesatoo/sujets-sensibles-et-crises-certaines/135-les-enjeux-de-la-communication-d-acceptabilite-2-2.html
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  • - Le

    Des activistes de la vraie démocratie (partie 2)

    …La suite La prolifération des grands projets inutiles auxquels une pensée magique fondée sur le dogme de la croissance infinie attribue la vertu de créer de l’emploi. Ne soyons pas aveuglés par le mantra « emploi » et posons-nous les bonnes questions : Quels emplois ? Pour produire quoi ? Au profit de qui ? Avec quelles conséquences ? Pour quelle utilité sociale ? Qui doit décider de l’organisation du travail et de ses conditions ? Que doit-on produire, quels sont les besoins qui doivent être comblés ? Selon quels critères ? Peut-il y avoir d’autres motivations pour un travailleur que la hiérarchie des salaires et des pouvoirs ? Quelle société pouvons-nous et voulons-nous construire ?
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  • - Le

    Des activistes de la vraie démocratie (partie 1)

    Les zadistes ne représentent que l’avant-garde médiatisée (et pas toujours pertinente) d’un refus beaucoup plus global des citoyens de dépenser de l’argent public et de détruire des ressources naturelles pour des projets qui profitent essentiellement au privé, qui sont nuisibles, coûteux et imposés (par exemple sur la ZAD de Roybon, le préfet de l’Isère a déclaré « je m’assois sur l’avis de l’enquête publique ». Il s’est aussi assis sur les avis de de deux commissions nationales officielles défavorables au Center Parcs usine à touristes de Roybon, démontrant donc qu’il n’accorde aucune importance à l’avis des citoyens et que le « processus démocratique » est donc en réalité une parodie de démocratie dans laquelle on demande l’avis à la population pour lui faire croire qu’elle participe aux décisions mais en réalité pour mieux l’éloigner des pouvoirs de décision, cela a un nom, c’est l’aliénation. A suivre…
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  • - Le

    un contrepouvoir nécésaire au bétonnage systématique

    Alors que la surface DE 1 département en terres agricoles disparait sous le béton et le goudron tous les 7 ans (on est passé de 10ans à 7ans)que les inondations et les catastrophes naturelles a cause, entre autres, du ruissellement, alors que dans le même temps des centaines de milliers de m² de bureaux et d’entreprises sont disponibles à la spéculation en ville, il est peut être utile de remettre en question nos certitudes.
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  • - Le

    Eviter la ZAD

    Bonjour Nicole, Interviewer des entrepreneurs concernés par les ZAD reste très difficile. Ils sont en crise, adoptent une communication de crise, les prises de paroles sont très limitées et très encadrées. Une fois qu’une ZAD est lancée, le phénomène échappe à l’entreprise, elle n’a plus la main. La ZAD devient une affaire publique : élus locaux, préfets, voir ministres, s’emparent du dossier car il s’agit désormais de préserver l’ordre public. Le Moniteur se propose d’accompagner ses lecteurs, ici, les maîtres d’œuvre, dans la protection de leur chantier des mouvements contestataires pendant qu’il en est encore temps. Il s’agit bien de faire en sorte que son chantier ne devienne pas la prochaine Zone à Défendre. Bien cordialement, Barbara Kiraly
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  • - Le

    Interactivité ?

    Votre carte est loin d’être interactive ! Et il manque la mention du golf de Saint-Hilaire-de-Brethmas (Gard), qui suscite des rejets. Quant au titre de l’article du n°5800, il est trompeur : « Se protéger des ZADistes » implique que les ZADistes sont déjà présents, non ? On s’attend donc à des mesures un peu novatrices pour répondre aux techniques agressives de ces personnes. Au lieu de cela, un article très général, pas d’interview d’un entrepreneur concerné, bref pas grand chose à se mettre sous la dent. Je suis déçu !
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