Aménagement

Xaveer de Geyter dessinera le nouveau quartier de la gare TGV de Montpellier

Mots clés : Architecte - Bâtiment d’habitation individuel - Gares, aéroports - Innovations - Transport ferroviaire

Montpellier Méditerranée Métropole confie à l’architecte belge Xaveer de Geyter la conception du quartier de la Mogère, qui s’étendra sur 60 ha, face à la future gare TGV de Montpellier, à l’est de la ville. Ce quartier mixte de 2 000 à 2 500 logements aura pour cœur battant un pôle dédié au numérique et à l’innovation.

Nul ne sait encore quand les trains s’arrêteront dans la nouvelle gare TGV de Montpellier, en cours de construction (voir notre focus ci-dessous), mais on sait désormais à quoi ressemblera le quartier qui se déploiera face la nouvelle plate-forme ferroviaire. Le président de Montpellier Méditerranée Métropole, Philippe Saurel, a annoncé mercredi 15 juin sa décision de confier la conception du nouveau quartier de la Mogère à l’agence bruxelloise XDGA (Xaveer de Geyter Architects). Le groupement lauréat, qui comprend aussi Alkemade (architecte associé), Grontmij (bureau d’études) et CVA (concertation-innovation), a été désigné au terme d’un dialogue compétitif de dix-huit mois auquel participaient également les architectes Philippe Madec et Jan Gehl.

Le projet de la Mogère, qui couvrira 60 ha dont 30 ha de parc, constitue en fait la résurgence d’une opération beaucoup plus vaste lancée par l’ancien président de l’agglomération de Montpellier, Jean-Pierre Moure. Baptisé «Oz Nature urbaine», le projet devait s’étendre sur 350 ha autour de la nouvelle gare TGV. L’agglomération de Montpellier en avait confié la conception, en 2012, au Néerlandais Kees Christiaanse (KCAP).

Désireux de «protéger la ceinture verte de Montpellier», le nouveau président de la Métropole, Philippe Saurel, a réduit le projet à 60 ha et relancé le processus de désignation d’un architecte-urbaniste. Le nouveau périmètre correspond à l’emprise de ce qu’aurait dû être la première ZAC de «Oz Nature urbaine». Il se situe entre la nouvelle gare et l’actuel quartier Odysseum, à l’est de Montpellier.

 

Bâtiment totem

 

Le nouveau quartier aura pour point focal un bâtiment totem de 12 000 m2 destiné à l’écosystème French Tech, axé sur le numérique et l’innovation. Xaveer de Gueyter a proposé de déployer cet édifice horizontalement plutôt que verticalement. Situé face à la gare, à la jonction entre le parc et la partie urbanisée du quartier, le bâtiment prendra la forme d’une grande halle ouverte vers l’extérieur, au sein de laquelle prendront place des pavillons. «Ce sera un peu comme un village avec de grands espaces publics et des maisons individuelles, à l’image du nouveau siège de Google ou de celui du Comité international olympique à Lauzanne, commente Xaveer de Geyter. Ce bâtiment doit permettre de favoriser les échanges, mais aussi de générer une nouvelle urbanité. Ce sera le premier bâtiment à construire.» «Le projet de XDGA nous a séduits pas sa capacité à intégrer les nouvelles manières de travailler, souligne Stéphanie Jannin, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole. C’est un bâtiment innovant, ambitieux, capable d’évoluer dans le temps et d’irriguer le quartier.»

Le nouveau quartier de la Mogère, qui abritera également l’école de commerce Montpellier Business School, sera l’un des nouveaux quartiers d’affaires de Montpellier. Relié à la gare Saint-Roch par la ligne 1 de tramway, qui doit être prolongée jusqu’à la gare TGV, il accueillera aussi 2 000 à 2 500 logements. La surface totale de plancher devrait atteindre à terme 400 000 m2. La mise en service de l’hôtel du numérique et de la prolongation de la ligne 1 de tramway sont annoncées pour 2020.

 

Focus

La nouvelle gare, elle, sera livrée fin 2017, mais sa capacité à accueillir des TGV est étroitement liée à la mise en service de la gare TGV de Nîmes Manduel, annoncée pour 2020. «Tant que la gare de Manduel ne sera pas construite, les TGV quitteront la ligne à grande vitesse à Nîmes et desserviront la gare Saint-Roch, au centre de Montpellier, argumente Philippe Saurel. Or le permis de construire de la gare de Manduel n’a pas encore été déposé. Si Manduel ne se fait pas, on aura fait à Montpellier une gare qui ne recevra pas de TGV. Ce serait un scandale national. Je demande à l’Etat de faire en sorte que l’intervalle entre la mise en service de la gare de la Mogère et celle de Manduel reste dans des limites raisonnables. Sinon nous demanderons le remboursement des 100 millions d’euros investis par la Métropole de Montpellier dans la construction du contournement ferroviaire de Nîmes-Montpellier.»

 

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