Paysage

Voyage sonore au domaine national de Saint-Cloud

Mots clés : Démarche environnementale - Manifestations culturelles

Plus de trois siècles après André Le Nôtre, quatre nouveaux artistes mettent en valeur la biodiversité du « petit parc » du domaine National de Saint-Cloud. L’exposition met la nature à l’honneur à travers des sons insolites et des installations paysagères. Ces dernières exploitent des matériaux prélevés directement dans le parc.        

Le voyage sonore dans le domaine national de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) passe par deux étapes ponctuées à travers cinq ambiances. Boris Jolivet (preneur de son), Bruno Marmiroli (architecte paysagiste), Claude Cultot (artisan tresseur) et Patrick Genty (jardinier paysagiste) ont scénarisé l’itinéraire qui retrace l’histoire naturelle des jardins dessinés par Le Nôtre.

Durant la première étape, les visiteurs peuvent suivre le parcours souterrain de l’eau. Le premier rendez-vous se tient au « fer à cheval », où Boris Jolivet offre le son de l’infiltration dans le calcaire, puis celui de la pulvérisation à la surface par des geysers ; plus loin, au « bassin St Jean », point le plus bas du jardin, le murmure des canalisations du parc court jusqu’aux fontaines. Allongé sur une plateforme en cèdre, le visiteur peut en profiter pour sentir l’odeur reconnaissable de ce bois.

 

Sons inconnus

 

La deuxième étape invite à découvrir la faune et la flore : en s’allongeant sur un banc sous trois grands hêtres, les visiteurs peuvent entendre les sons de l’intérieur du bois, d’habitude inaudibles à l’oreille : montée de la sève des racines jusqu’aux feuilles, grincement des fibres et jusqu’aux déplacements d’un petit coléoptère de 3 mm. Ensuite, en s’engouffrant dans le « tunnel », ils retrouvent l’ambiance du bosquet : ici, il est facile de reconnaître des bourdons et le chant des oiseaux. Les plus avisés sauront deviner le bruit de certains insectes constituant la macrofaune.

La fin du parcours, au « bassin des carpes » résonne aux sons de la surface d’un lac, sur un fond olfactif de menthes sauvages trouvées dans le parc et replantées autour du bassin. En ce lieu, Boris Jolivet dévoile un son que peu de gens connaissent : l’onde sonore, audible lorsque les rayons du soleil rencontrent la surface d’un lac gelé. La suite est plus familière : batraciens, envol des oies, tout cela depuis des petites pagodes flottant à la surface du bassin.

 

Imagination stimulée

 

Pour finir de voir ce qu’ils ont entendu, les visiteurs laissent parler leur imagination, très sollicitée par ces installations en stéréo. Ils peuvent suivre le parcours dans l’ordre qu’ils choisissent, du 15 mai au 30 septembre.

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