Entreprises de BTP

Vinci résiste à la crise

Mots clés : Entreprise du BTP

Le numéro un français du BTP a présenté ses comptes du premier semestre, le 31 juillet. Le chiffre d’affaires du groupe progresse tandis son résultat net marque le pas.

 

« Vinci tient bien la route !» C’est ainsi qu’a été résumé le premier semestre 2012 par Xavier Huillard, le P-DG de Vinci, qui a précisé que l’international et les concessions ont porté les résultats. Le groupe de BTP et de concessions a ainsi réalisé au premier semestre un chiffre d’affaires de 17,94 milliards d’euros, en hausse de 3,6%. « Ce premier semestre témoigne de la robustesse de Vinci », a poursuivi le P-DG. Le chiffre d’affaires du contracting (construction, routes, énergies) progresse de 3,5%, grâce aux bonnes performances de Vinci Construction France, au démarrage des travaux de la LGV Tours-Bordeaux, ainsi qu’à l’impact des opérations de croissance externe réalisées à l’international fin 2011 par Soletanche Freyssinet et début 2012 par Eurovia (NAPC en Inde et Carmarcks au Canada). A noter que 36% du chiffre d’affaires a été réalisé hors de France (41% pour la branche contracting). Le chiffre d’affaires des concessions progresse quant à lui de 1,2% par rapport au 1er semestre 2011.

 

Les marges s’érodent

 

Le résultat net (part du groupe) atteint 784 millions d’euros, en baisse de 3,6%. Eurovia souffre le plus et affiche une perte nette au premier semestre de 27 millions. «Le résultat d’Eurovia est peu significatif au premier semestre compte tenu des mauvaises conditions climatiques et des jours fériés en mai », a tempéré Xavier Huillard.

Pour l’ensemble du groupe, la marge nette s’établit désormais à 4,4% (contre 4,7% au premier semestre 2011). Celle de la partie «contracting» s’établit à 2,1%, celle des concessions à 15,9%.

 

L’objectif de 2012 est maintenu

 

 

Côté perspectives, le P-DG de Vinci se dit « serein ». « Malgré l’environnement difficile, nous sommes bien armés, assure-t-il. Un ralentissement de la commande publique pourrait intervenir au 2e semestre et impacter en 2013 le plan de charge de certaines activités dans le contracting. Nous nous adapterons si nécessaire. Mais nous disposons d’un carnet de commandes record, ce qui nous offre une belle visibilité. Nos besoins d’activité sont assurés à 90% jusqu’à la fin 2012 et 35% en 2013. » En effet, à périmètre comparable et hors prise en compte du contrat exceptionnel de la LGV Tours-Bordeaux (entré en carnet en juin 2011), les prises de commandes du 1er semestre 2012 sont en hausse de près de 17% par rapport au 1er semestre 2011. De sorte que le carnet de commandes atteint 33,2 milliards d’euros au 30 juin 2012 (+9% par rapport au 31 décembre 2011 ; +11% par rapport au 30 juin 2011).

 

Ainsi le groupe maintient son objectif 2012, relevé en avril, d’une légère croissance de son chiffre d’affaires. Il table en revanche sur un résultat opérationnel et sur un résultat net proches cette année des niveaux de 2011, tout en précisant que cet objectif exclut l’impact des « nouvelles augmentations de charges fiscales et sociales envisagées en France ».

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