Urbanisme et aménagement

Ville durable : Vivapolis devient la vitrine des projets en France

Mots clés : Apprentissages - Démarche environnementale - Gouvernement

Réuni en Conseil des ministres le 23 décembre 2015, le gouvernement a salué la création du réseau d’acteurs Vivapolis-Institut de la ville durable, un « cadre complémentaire » d’échanges et de coordination visant à « fédérer les moyens et l’expertise autour d’une conception partagée de la ville durable ». La marque internationale Vivapolis sera désormais aussi la vitrine des projets en France. Les quatre missions du réseau sont l’appui aux projets innovants, la recherche, la formation et le soutien au développement international de l’offre française.

Le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius, la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal, la ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité Sylvia Pinel et le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, ont présenté, au Conseil des ministres du mercredi 23 décembre 2015, une communication relative à la ville durable.

Ils y rappellent tout d’abord que les villes représentent 70% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. « L’urgence climatique impose [donc] de s’engager résolument à bâtir des ‘villes durables’. » Et en ce sens, le gouvernement considère que durant la COP 21, « les collectivités territoriales et les entreprises ont montré en quoi elles étaient les laboratoires de la croissance verte ». C’est d’ailleurs « grâce au savoir-faire mondial des entreprises françaises en matière de services urbains, qu’un partenariat a été noué avec l’Inde dans le cadre de son programme pour 100 villes intelligentes ».

Les ministres notent le rôle du gouvernement en la matière par la promotion des initiatives locales dans tout l’Hexagone et les Outre-mer ainsi que l’organisation de réseaux d’acteurs, « à l’instar des clubs pour les plans locaux d’urbanisme intercommunaux et écoquartier, pour favoriser le partage d’expérience ». La communication fait également valoir l’engagement de plusieurs démarches, parmi lesquelles : EcoCités dotée de 668 M€ pour permettre aux métropoles de tester des solutions innovantes sur la gestion des ressources et des services ou encore le développement des territoires à énergie positive pour la croissance verte « stimul[ant] les solidarités énergétiques ». Le gouvernement relève aussi que les projets accompagnés par l’Anru et ceux retenus au titre du programme « Ville durable et solidaire », « répondent aux enjeux de mixité sociale urbaine et fonctionnelle des quartiers prioritaires de la politique de la ville ».

« Tout [le] foisonnement d’initiatives originales, innovantes, créatrices d’emplois et collaboratives voient le jour sous l’impulsion de collectivités, d’entreprises, d’associations, de l’État dans l’objectif de faire de la ville durable le quotidien de tous maintenant et pour les générations futures », se félicitent ainsi les ministres.

 

Opportunité économique

 

Conscient que le marché de la ville durable « constitue une opportunité économique estimée à 250 Md€ au niveau mondial », l’État rappelle avoir soutenu dès 2013, au travers de la stratégie « mieux vivre en ville », la création de Vivapolis. Et « afin de conforter cette dynamique, l’appel à projets pour des démonstrateurs industriels pour la ville durable a permis de sélectionner 11 projets parmi 22 candidats » (lire l’encadré en bas). « La diversité et la qualité des opérateurs publics et privés français (agences, établissements publics concernant le logement, la rénovation urbaine, l’environnement, petites et moyennes entreprises, start-up comme majors du bâtiment etc..) offrent un potentiel de valorisation et d’export qui sera exploité. »

Dans le prolongement de ces initiatives, le gouvernement salue enfin la création d’un nouveau lieu de partage et de réflexion sur la ville durable : le réseau d’acteurs français Vivapolis – l’Institut pour la ville durable « qui doit aider à renforcer la visibilité de la France sur ce marché ». Développée initialement à l’international « la marque ombrelle » Vivapolis est ainsi désormais aussi la vitrine des projets en France. Elle « permettra de faire connaître les initiatives et les démarches les plus prometteuses ».

Ce « cadre complémentaire » d’échanges et de coordination vise à « fédérer les moyens et l’expertise autour d’une conception partagée de la ville durable » et à « stimuler le dialogue entre les mondes de l’enseignement et de la recherche, les collectivités et les acteurs économiques, à la faveur de projets opérationnels et de démarches prospectives », détaille la communication. Plus précisément, les travaux du réseau s’organiseront selon quatre missions : « l’appui aux projets innovants ; la recherche ; la formation ; le soutien au développement international de l’offre française ».

Focus

Les 11 lauréats de l'appel à projets "démonstrateurs industriels de la ville durable"

Lyon Living Lab : Bouygues, SPL Lyon Confluence, GE/Alstom en consortium avec 70 partenaires et la Métropole du Grand Lyon;

Digital Saint-Étienne : SUEZ en consortium avec l’Agence Locale de l’Énergie et du Climat de la Loire, Syndicat Intercommunal d’Énergie de la Loire, Cité du Design, Mines de Saint-Étienne, et Saint-Etienne métropole;

Digital Twin City : Pôle de compétitivité Images et réseaux, Dassault Système, et Rennes Métropole ;

Rêve de scènes urbaines : Vinci en consortium avec 15 entreprises privées (Orange, Veolia, Schneider, Numericable…) et 3 opérateurs publics (SNCF, RATP, CEA), et l’agglomération Plaine Commune ;

STEP / HEP (Solutions pour un Territoire à Energies Positives/ Habita(n)ts à Energies Positives) : Rabot Dutilleul Construction et la ville de Mouvaux, quartier de l’Escalette (59);

Démonstrateur industriel de Paris Saclay : Établissement Public Paris Saclay (EPPS) en consortium avec 36 acteurs privés;

T.E.S.T. (Transition Écologique et Sociale des Territoires) : Atelier d’Études Environnementales (A2E) en consortium avec Armines, GrDF, BC NEOXIMO, Ridoret Menuiserie, IDEX, COFELY AXIMA, et la ville d’Aulnoy-lez-Valenciennes (59) ;

Descartes 21 : Bouygues Énergies & Services en consortium avec EMBIX, IDEX, Sodearif, RATP, CAP Gemini, GE Grid Solutions, et Epamarne/Cité Descartes ;

Smartseille+ : EIFFAGE développement durable en consortium avec EDF collectivités, Orange Business Services, EGIS, et l’opération d’intérêt national Euroméditerranée ;

Relais des possibles (gare de Fontainebleau-Avon) : « Living lab Brie’Nov » et ARENE Ile-de-France avec le Pays de Fontainebleau, les collectivités du Pacte Sud 77, Tourisme 77 et un collectif d’entreprises ;

LiFi (Light Fidelity) : EDF en consortium avec la SAEML Scientipôle Aménagement, CDU Constructions et Développements Urbains SLA Smart Lighting Alliance, et Palaiseau / quartier Camille Claude.

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