Paysage

Versailles retrouve les lumières tremblantes du temps du roi Soleil

Mots clés : Manifestations culturelles

La restitution nocturne du domaine de Versailles, tel que le voyait Louis XIV, avance au rythme du mécénat et de sa mise œuvre par Citéos, selon les prescriptions de Laurent Fachard, créateur et dirigeant des Eclairagistes associés. Le public peut s’en rendre compte en musique tous les week-ends jusqu’à la fin octobre.

Le vacillement des flammes et de leurs reflets sur la façade principale du château laisse bouche-bée : la technologie led imite le feu à s’y méprendre. Laurent Fachard a gagné son pari lancé voici cinq ans en réponse à la demande de Château de Versailles Spectacle, filiale de l’établissement public : « Restituer ce que voyait Louis XIV, qui, lui, mobilisait les paysans des alentours pour allumer les 250 000 lanternes », sourit l’auteur du plan guide et fondateur des Eclairagistes associés.

 

L’année de Neptune

 

A la nuit tombante, la visite guidée par le concepteur lumière et par Xavier Aldouy, directeur de Citéos, commence au bassin de Neptune, principal enrichissement de la saison 2017 des Grande eaux, qui s’achèvera le 29 octobre. Trois ans de partenariat de la filiale d’éclairage de Vinci ont permis de franchir le cap du tiers de la réalisation du plan guide, financé par le mécénat, et chiffré à 9 millions d’euros. Pour le visiteur, ce tiers représente déjà un paquet de kilomètres de marche à travers un labyrinthe féerique. Après l’axe du grand canal et la façade principale du château, viendront le tour des façades secondaires, du parterre d’eau qui reflète l’édifice, de la majorité des bosquets et allées de charmilles avec leurs statues, le tout  « sans changer la perception initiale », insiste Laurent Fachard.

 

Facteur deux

 

La fidélité de principe au Roi Soleil n’interdit pas de prendre des libertés permises par la technique : lorsque le public des shows l’exige, le gestionnaire pilote et dose à sa guise les trois couleurs primaires présentes dans chaque source. La débauche polychrome s’accorde avec la sobriété énergétique et avec la réduction des frais généraux, du moins en comparaison de la situation qui prévalait avant le lancement du plan : « Du jeudi au samedi, 150 personnes montaient les projecteurs avant de les démonter le dimanche », rappelle le concepteur. Les nouvelles installations entraînent une division par deux des consommations électriques.

 

Coulisses aquatiques

 

En coulisse, l’équipe d’Anne-Catherine Sublon, directrice de Citeos Ile-de-France Grand Projets, a posé près de 7 km de câbles qui envoient dans six armoires le signal DMX, avec une portée de 200 m : « Ils ont passé des semaines dans l’eau à régler les instruments », témoigne la jeune chef d’entreprise. La fierté se lit dans les visages des techniciens qu’elle dirige, croisés au fil de la visite, comme dans celui du patron de Citeos : « Nous avions déjà un mécénat ancien avec Chaumont-sur-Loire. Versailles nous offre une nouvelle occasion de démontrer notre savoir-faire dans un lieu historique, et sur des installations pérennes », se réjouit Xavier Albouy.

 

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