Profession

Versailles gardera l’œuvre de Michel Corajoud en mémoire

Mots clés : Aménagement paysager - Bois

L’Ecole nationale supérieure du paysage, où le paysagiste disparu en octobre 2014 avait enseigné de longues années, accueille désormais L’Atelier Michel Corajoud. L’association, fondée par sa famille et certains de ses anciens étudiants, permettra la transmission de sa réflexion sur le territoire. Elle organise également, le 20 juin, une fête à la mémoire de Michel Corajoud, dans le parc du Sausset, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

« Un souhait de Michel Corajoud était que, l’été qui suivrait sa mort, les gens qu’il connaissait se réunissent au parc du Sausset », raconte son confrère Alexandre Chemetoff. L’été arrivant enfin, pour célébrer la mémoire du paysagiste décédé le 29 octobre dernier, une fête aura donc lieu le 20 juin dans ce parc qu’il avait conçu avec son épouse Claire Corajoud, dans les années 1980, à Aulnay-sous- Bois (Seine-Saint-Denis). En revanche, pour ce qui est de perpétuer son œuvre, Michel Corajoud n’avait pas formulé de vœu précis. Après la fermeture de son atelier, quelques temps après sa disparition, le souvenir de quelque cinquante années de carrière aurait bien pu finir éparpillé aux quatre vents. « Tout cela ne pouvait pas terminer dans des caisses au fond d’une cave humide », estime Alexandre Chemetoff.

Finalement, c’est à Versailles que les dossiers de Michel Corajoud ont été transportés. Toutes ses archives ont en effet été installées de façon à reconstituer son ancienne agence dans les locaux de l’Ecole nationale supérieure du paysage (ENSP) où il avait enseigné 35 années durant. L’ensemble y sera conservé, grâce à l’action de l’association L’Atelier Michel Corajoud créée à la fin 2014 par son épouse et sa fille, des membres de son agence mais aussi Vincent Piveteau, l’actuel directeur de l’école de Versailles, et quelques-uns de ses anciens étudiants : les paysagistes Michel Desvigne, Henri Bava, Jacques Coulon et, donc, Alexandre Chemetoff qui préside, pour l’heure, la petite structure.

 

Récolte de fonds

 

L’idée n’est aucunement d’établir un mausolée mais de transmettre la mémoire d’un travail et surtout d’une philosophie du paysage. « Michel Corajoud a été le pionnier d’une pensée nouvelle de l’aménagement, d’une réflexion sur la transformation du territoire sur lui-même, sur le rapport ville/nature. Dans cette discipline un peu conformiste de l’art des jardins, il a pris position et porté un enseignement ouvert sur le monde », poursuit Alexandre Chemetoff.

A Versailles, « l’Atelier restera un lieu vivant de travail pour les chercheurs et étudiants », assure encore le président de l’association. Un travail doit désormais être mené pour établir le catalogue raisonné de l’œuvre mais aussi augmenter celle-ci de nouveaux documents, à collecter par exemple auprès des anciens maîtres d’ouvrage du paysagiste. L’objectif est aussi de monter une exposition en 2017 au Potager du Roi, ce prestigieux site dont l’ENSP est gestionnaire. Pour mener à bien ses projets, l’association qui compte actuellement une centaine d’adhérents, va devoir récolter des fonds et ce, note Alexandre Chemetoff, « auprès de qui voudra ».

 

Association L’Atelier Michel Corajoud : 4 rue Hardy 78 000 Versailles.
Par mail : l.atelier.michel.corajoud@gmail.com

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X