Industrie/Négoce

Ventes de matériels de chantier en 2009 : – 57%

Les ventes de matériels en 2009 se sont effondrées, par rapport à une année 2008 qui avait bien commencé. Le syndicat des importateurs voit une reprise au mieux de 10% cette année. Et espère une reprise plus significative, bien qu’à un rythme modéré, en 2011.

C’est sur des ventes de matériels de chantier à – 57%, en unités, que s’est achevée l’année 2009. En chiffre d’affaires, la chute a été de 48,5%, à 1,8 milliards d’euros. Alain Rosaz, le président du Seimat (Syndicat des entreprises internationales de matériels de travaux publics, mines et carrières, bâtiment et levage) avoue avoir été optimiste, alors qu’il prévoyait, au début de l’année dernière une tendance à – 30%. « Nous sommes retournés au niveau de 1993 » constate-t-il.

Collectivités locales

C’est donc une année d’effondrement qu’ont connu les matériels en France. Toutes les catégories de matériels sont concernés, avec toutefois des fortunes diverses. Les matériels lourds de terrassement, niveleuses, tracteurs sur chenilles, chargeuses sur chenilles, tombereaux rigides, ont souffert à la fois d’une année de fin de grands travaux et de l’arrêt des investissements des grandes entreprises. Les pelles et des les chargeuses sur pneus, les matériels de terrassement les plus vendus, tournent autour des – 60%. Le marché des tombereaux articulés, à – 83 % – a été affecté par des importations de matériels quasi-neufs, vendus par les loueurs, notamment britanniques, dit Alain Rosaz. Des ventes soutenues par le faible cours de la livre. Les chargeuses-pelleteuses ont connu un sort moins grave) – 50%. Ces matériels, en perte de vitesse dans notre pays, auraient bénéficié du soutien des ventes des collectivités locales. Même phénomène pour les chariots à portée variable, à – 33%, qui, eux, ont bénéficié, en début d’année, de la demande des agriculteurs.
Les ventes de minipelles, très affectées par le quasi-arrêt des investissements des loueurs, dès l’automne 2008, sont à « seulement » – 55%, car il subsiste une demande résiduelle des entrepreneurs, fait observer Jean-Marie Osdoit, vice-président du Seimat. Les ventes de grues mobiles, à – 37%, à d’une profession qui travaille seulement en partie pour le BTP, se portent relativement moins mal.

Entretien

Quant aux grands comptes, on sait que sous la pression de leurs directions financières, ils ont freiné drastiquement leurs investissements en matériels mobiles. Leurs parcs sont jeunes et ils font tourner, en cas de besoin, des machines fatiguées. Conséquence : le maintien de la part des réseaux de distributeurs, des facturations de main d’œuvre, alors que le ventes de pièces diminuent – au total le chiffre d’affaires entretien fléchit de 10 à 15%. « C’est beaucoup » commente Alain Rosaz.  » Les entreprises font le strict minimum », ajoute Jean-Marie Osdoit. Et 2010 ? le Seimat prévoit une reprise « mécanique » – suscitée par des besoins immédiats – de 5 à 10% pour le premier semestre. « Si nous achevons cette année sur un + 10% nous pourrons nous estimer heureux ».
La perspective du retour de grands chantiers en 2011, pourrait entraîner un retour des investissements de grandes entreprises, espère Alain Rosaz.

 

 

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