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« Vendre brut de béton » par Eric Hamelin, urbaniste

Une des solutions pour « vendre » moins cher (certes pas forcément « construire » moins cher…) pourrait être de rendre plus fréquente la vente aux particuliers de locaux « brut de béton », simplement clos (vitrages et porte du logement), mais sans cloisons intérieures, sans sanitaires, sans plomberie intérieure (seulement un accès aux arrivées d’eau et évacuation), sans système de chauffage et de chauffe-eau installé (laissant le choix du gaz ou de l’électricité à chacun), sans revêtements de sols ni de murs, etc…

Une telle offre pourrait, selon les régions et selon les sources, réduire la facture à l’achat de 400 à 900 € du mètre carré. Certes le coût final pour ceux qui auraient ensuite recours à une entreprise tout corps de métiers n’en serait pas réduit.

Mais, à l’heure des 35 heures, justement, beaucoup de particuliers sont près à effectuer ou du moins à diriger une bonne partie des travaux d’aménagements eux-mêmes. Certains le souhaitent même parfois fortement, car cela permet une adaptation précise aux besoins personnels, ainsi qu’un investissement dans un projet très stimulant, de façon beaucoup impliqué que dans une VEFA ou les variantes d’aménagement du logement sont limitées à la seule négociation non concurrentielle avec le seul promoteur.

Par ailleurs, une telle réduction du prix de vente peut permettre à certains ménages d’accéder plus facilement à la propriété, en modulant ensuite en fonction de leurs moyens soit la qualité des aménagement intérieurs, soit les délais d’achèvement de certains travaux non vitaux (sols, murs, cloisons, etc…), soit les deux.

Eric Hamelin est urbaniste et sociologue spécialisé dans l’aménagement du territoire.


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