Industrie/Négoce

Vendeurs et loueurs de matériels restent dans le rouge

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Les fabricants de matériels de chantier avaient annoncé une baisse de leur activité lors du premier semestre 2015. Il est logique que leurs intermédiaires, les distributeurs et les loueurs, suivent la même tendance.

On s’en doutait depuis que les constructeurs et les importateurs de matériels avaient annoncé de mauvais chiffres pour le premier semestre 2015. C’est confirmé : les loueurs et les distributeurs de matériels sont également dans le rouge, d’après le baromètre conjoncturel publié jeudi 10 septembre par leur fédération, le DLR.

C’est la distribution qui souffre le plus : -12% de chiffre d’affaires au deuxième trimestre 2015 par rapport à son niveau un an plus tôt. La profession n’avait pas enregistré une telle chute depuis 5 ans. Ce sont les ventes de machines qui tirent l’activité vers le bas, avec -14% pour le neuf et -15% pour l’occasion.

Statistique étrange : les interventions du service après-vente ont augmenté (+3%) mais la facturation de pièces détachées a baissé (-12%). Comment expliquer cette anomalie ? « Avec la généralisation de l’électronique embarquée à bord des machines, une intervention peut se limiter à un paramétrage informatique, sans vente de pièces mécaniques » analysait au mois de mars dernier Sonia Dubès, la présidente du DLR. Autre explication possible : les entreprises de travaux publics, prises à la gorge, retardent les révisions planifiées et la maintenance préventive pour ne faire appel qu’à la réparation d’urgence.

Taux de rotation

Avec -1% seulement, la location semble en voie de stabilisation mais il faut rappeler que c’est le 5e trimestre consécutif orienté à la baisse. Pour les loueurs, c’est la baisse de taux de rotation qui freine l’activité, c’est-à-dire que les machines sortent moins souvent des parcs, parce qu’elles sont moins demandées. La baisse des tarifs est elle aussi montrée du doigt, mais c’est une constante chez les loueurs que de s’accuser mutuellement de dumping.

Fabricants, revendeurs, loueurs : tous ces fournisseurs ne font que refléter l’activité de leurs clients, les entreprises de bâtiment et de travaux publics. Tant que les acheteurs de matériels n’auront pas de travail, ils garderont leur carnet de chèque dans la poche ce qui rappelle une évidence : les entreprises investissent dans des biens d’équipement quand elles en ont besoin. Les incitations fiscales et les rabais commerciaux n’y changent rien : on n’achète pas un moyen de production pour profiter opportunément d’une bonne affaire, mais pour l’exploiter en fonction des besoins de son carnet de commande.

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