Industrie/Négoce Menuiserie

Velux injecte 27 M€ pour produire ses fenêtres nouvelle génération

Mots clés : Établissements industriels, agricoles, ICPE - Second oeuvre

Les trois quarts de cet investissement profitent à l’usine de Feuquières en Vimeu (80), qui fournit la quasi totalité des produits vendus par le groupe danois en France.

Pour Velux, l’année 2013 est marquée par le lancement de sa nouvelle génération de fenêtres de toit, avec une attention renforcée sur la performance énergétique, l’apport de lumière et le confort d’usage. Une refonte en profondeur des gammes qui a nécessité, côté industriel, une réorganisation complète du process de fabrication. « La vision industrielle du groupe Velux est de proposer des produits de plus en plus performants au juste prix et de maintenir une production territoirale, indique Renaud Grasset, président en France de VKR, l’entité industrielle de Velux. Nous avons particulièrement étudié la maîtrise des coûts à tous les niveaux de production. »

 

80% du site de Feuquières réimplanté

 

S’il était privilégié, le choix de maintenir la fabrication dans l’Hexagone n’allait effectivement pas de soi : le groupe Velux procède régulièrement à un benchmarking de ses sites en Europe, et les équipes commerciales et industrielles dépendent de deux directions distinctes. Pour rester compétitive, l’usine VKR de Feuquières en Vimeu, dans la Somme, a dû gagner en flexibilité et en ergonomie. Près de 21 M€ y ont été injectés ces 18 derniers mois, sur les 27 M€ que le groupe danois a investi en France pour décliner sa nouvelle génération (voir le détail des investissements dans notre portfolio). Deux chiffres pour montrer l’ampleur de la réorganisation à Feuquières : 80% du site a été réimplanté, et 30% des 380 collaborateurs ont été amenés à changer de métier. « La refonte du process et l’achat de nouvelles machines ont permis de gagner en productivité sur la partie menuiserie (tronçonnage, usinage), ce qui nous a permis de réorienter du personnel vers le montage, plus sensible dans la nouvelle génération pour maintenir les performances thermiques », précise Renaud Grasset.

 

Des délais de production divisés par deux

 

La gestion des flux a été un axe de travail majeur : standardiser les dimensions de coupes a permis de passer de neuf épaisseurs de bois à deux, et d’une quinzaine de largeurs à quatre seulement. Cette optimisation contribue à accélérer considérablement le cycle de production : la fabrication d’une fenêtre, de l’entrée des composants à la livraison au client, prend aujourd’hui 7 à 8 jours, contre une vingtaine auparavant. Ces progrès logisitique « réduisent d’autant notre impact environnemental », souligne Renaud Grasset. La modernisation de l’outil de production a aussi permis d’améliorer le confort de travail des personnels, avec notamment une baisse des nuisances sonores de 7 dB sur la chaîne d’usinage.

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