Réalisations

Valenciennes inaugure sa «Silicon Valley»

Mots clés : Établissements industriels, agricoles, ICPE

Ce 9 avril, Valenciennes se projette dans le futur avec l’inauguration de la Serre numérique, ruche de la création et de l’échange des savoirs. Objectif: placer le Hainaut sur la carte mondiale de l’industrie de l’image animée.

L’originalité architecturale du lieu ne peut que vous saisir. Un bâtiment en forme de hub USB avec une unité centrale – des espaces partagés – sur laquelle viennent se plugger comme des clés différentes ailes abritant les 800 étudiants des trois écoles du groupe Rubika (Supinfocom, Supinfogame et l’Institut Supérieur de Design), un espace «entreprises» et un centre de recherche appliquée et de transfert de technologies de pointe, soit 17 000 m2 entièrement dédiés aux métiers de l’image numérique. L’œuvre a été conçue au sein de l’agence néerlandaise OIII (prononcez «O drie») Architecten. Deux ans de travaux et 37 millions d’euros d’investissement ont été nécessaires à la réalisation de ce projet porté par la CCI du Grand Hainaut avec le concours de l’Etat et des collectivités.

 

French touch, French Tech

 

La Serre numérique se veut une vitrine de la «french touch». Elle développe le concept novateur de «fertilisation croisée», en favorisant les échanges entre créatifs de tous horizons: chefs d’entreprise, porteurs de projet, chercheurs, enseignants, étudiants, artistes… «C’est un pari, fondé il y a six ou sept ans sur des hypothèses devenues depuis accessibles, explique Francis Aldebert, le président de la CCI du Grand Hainaut. Le gouvernement porte le plan French Tech, Valenciennes y est retenue. Bruxelles a lancé un appel à projets européen, nos entreprises y ont répondu. Et nous avons nous-mêmes lancé à l’échelon local notre propre appel à projets, Créative Start-up, qui a révélé sept lauréats de grande qualité. Aujourd’hui, l’image numérique est partout. Le marché pèse déjà 5 milliards d’euros en France. Ce cluster c’est l’espoir de créer 2 000 emplois au cours de la prochaine décennie.»

Desservie par la ligne 2 du tramway, la Serre numérique est la première pierre d’un grand projet urbain: la transformation de l’ancienne friche métallurgique Vallourec (26 ha) en parc des Rives créatives de l’Escaut, projet dont le Feder a promu l’«excellence territoriale». D’ici à 2017, un centre d’expositions et de congrès signé Chabanne et Partenaires (27 millions d’euros) viendra asseoir l’opération. Mais on annonce encore un data center, une résidence étudiante… A terme, c’est un écoquartier de 600 logements qui est programmé. A Valenciennes, la reconstruction de la ville sur elle-même et la redynamisation de son tissu économique est une bataille sans fin de par la lourdeur de l’héritage industriel. Rien d’étonnant à ce que l’idée de la rénovation urbaine ait germé ici dans l’esprit de Jean-Louis Borloo, maire de 1989 à 2002. «Nous sommes une intercommunalité de projet et non de gestion», aime à rappeler Valérie Létard, la présidente de Valenciennes Métropole (190 000 habitants dont 45 000 pour la ville centre). La Serre numérique en est désormais le fanal.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X