Logement

Usufruit locatif social : Perl à la conquête de l’Europe

Mots clés : Bâtiment d’habitation collectif

Le nouveau directeur général de Perl, leader de l’usufruit locatif social (ULS), dévoile sa feuille de route. Il entend exporter l’ULS au Luxembourg et en Belgique, se renforcer à Strasbourg et développer un nouveau produit.

Au début des années 2000, l’usufruit locatif social (ULS) était un ovni. Cet outil consiste à mobiliser l’épargne privée pour construire des logements sociaux en zone tendue en dissociant temporairement la pleine propriété d’un logement : l’usufruit revient à un bailleur social, la nue-propriété à un investisseur (voir encadré). Le leader dans le secteur, c’est Perl (pour pierre, épargne, retraite, logement), filiale de Nexity¹. Le promoteur détient 76% du capital de la jeune société et a nommé en juin dernier Thomas de Saint Leger, son ancien directeur de la stratégie et du développement, à la direction générale du spécialiste de l’ULS.

Au lancement de l’usufruit localtif social, les organismes HLM communiquaient peu sur cette offre nouvelle. Aujourd’hui, ils n’hésitent plus à en vanter les mérites. Derniers exemples en date : le groupe SNI avec son projet de restructuration d’un immeuble de bureaux en 28 logements sociaux en ULS au Vesinet (78) ou encore 3F qui annonce sa toute première opération en ULS à Saint-Cyr-l’Ecole (78).

Pourquoi ce changement de paradigme ? En 15 années, l’ULS est entrée dans les mœurs. Comme l’argent public se raréfie, faire appel à d’autres sources de financement est judicieux. Par ailleurs, « les professionnels de l’usufruit locatif ont fait évoluer leurs contrats pour s’adapter à nos contraintes de bailleur social, signale Jacques Wolfrom, président du comité exécutif du groupe Arcade qui affirme avoir déjà travaillé avec Perl et ses concurrents. Lors du débouclage d’une opération (à la fin de la période de démembrement, ndlr), si un ménage refuse trois propositions d’hébergement émanant du bailleur social, le nu-propriétaire se charge de reloger la famille². Enfin, nous avons pu adapter le niveau de remise en état des logements lors du débouclage de l’opération pour l’aligner sur le niveau exigé lors d’un changement de locataire. Au départ, Perl souhaitait une remise à neuf. »

 

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