Social

Union Européenne: Manuel Valls plaide pour l’encadrement des travailleurs détachés

Mots clés : Concurrence - Gouvernement

Dans une communication en Conseil des ministres du 6 mai sur le projet européen de la France, Manuel Valls a réaffirmé le respect des principes de concurrence équitable et sa volonté de lutter contre toute forme de dumping social et fiscal. En ligne de mire : la fraude au travail détaché.

Lors d’une communication sur « le projet européen de la France » en Conseil des ministres, mercredi 6 mai, le Premier ministre a une nouvelle fois plaidé pour l’encadrement du détachement des travailleurs. Dans son allocution, à trois jours, le 9 mai, de l’anniversaire de la déclaration Schuman qui lança, il y a 65 ans, l’aventure européenne, Manuel Valls a considéré important de réaffirmer l’ambition forte que la France porte pour l’Europe : « celle de construire une Europe de la croissance, et donc de l’emploi et de l’investissement, une Europe qui apporte protection et sécurité aux citoyens et une Europe qui promeuve aussi son modèle » ; surtout face aux doutes et critiques de certains vis-à-vis de l’Europe.

« Pour être crédible sur la scène internationale, l’Europe doit d’abord assurer le respect de ces valeurs sur son territoire. Le marché intérieur, acquis essentiel et source de croissance majeure pour les économies, et les règles relatives à la libre circulation des travailleurs doivent respecter les principes de concurrence équitable, a souligné le Premier ministre, rappelant que « concrètement, il faut lutter contre toute forme de dumping social et fiscal ». Pour le chef du gouvernement, « il faut poursuivre l’encadrement du détachement des travailleurs et étendre la responsabilité du donneur d’ordre à tout secteur d’activité ; il faut aussi travailler à la création d’un salaire minimum dans l’Union européenne, ou a minima au sein de la zone euro, en tenant compte bien sûr des différences de niveau de vie ». L’UE doit aussi selon lui « lutter contre toutes les formes d’optimisation fiscale abusive ». « Nous devons veiller au respect d’un principe simple: les entreprises doivent être taxées en Europe là où elles réalisent leurs profits », a-t-il déclaré.

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