Chantiers

Une toiture «hydroactive» se met en place à Nancy

Mots clés : Aménagement paysager - Eau de pluie - Toiture

Une gestion dynamique des eaux pluviales accompagne la réalisation en cours de la toiture végétalisée de l’Ecole nationale supérieure des arts de Nancy, l’une des composantes du campus d’enseignement Artem.

Au sein du lot étanchéité de ce chantier qui sera livré en juin prochain, la société Le Prieuré trouve l’occasion, sur un peu plus de 1 000 m2, d’appliquer pour l’une des premières fois son dispositif breveté «HydroVentiv», qu’elle qualifie de «système de toiture hydroactive connectée».

 

Primée au dernier Batimat, l’offre conjugue la limitation des quantités d’eau rejetées en sortie dans le réseau, l’annulation des pics de pluie, la lutte contre le ruissellement et la saturation des réseaux d’assainissement, grâce à un équipement compact «particulièrement bien adapté au milieu urbain, où la ressource foncière est limitée», souligne l’entreprise.

La solution associe deux niveaux de bacs en polyéthylène haute densité, de dimension unitaire 40×60 cm. Sous le support principal qui accueille la pré-culture pour la végétalisation, un sous-bac assure la récupération de l’eau et la régulation du débit de fuite. Sur le toit nancéien, ce tandem se reproduit plus de 4 000 fois.

 

Régulation de débit lors d’un épisode de pluie…

 

Lors d’une précipitation, et même en anticipation de celle-ci, le sous-bac stocke d’abord l’eau de pluie qui ruisselle du bac végétalisé. Lorsque l’intensité de la précipitation s’amplifie, il l’évacue lentement vers le réseau, selon le débit imposé par la collectivité. «Chacun des sous-bacs peut contenir jusqu’à 8 centimètres d’eau. Des connecteurs permettent d’assembler les sous-bacs entre eux, mais aussi de faire circuler l’eau jusqu’à l’élément contenant le régulateur de débit, qui va fixer la quantité rejetée dans le réseau. Le débit de fuite, calculé lors de la pré-étude hydraulique, peut être réglé dans une fourchette de 0,5 à 10 litres par seconde et par hectare», expose Jean-Christophe Grimard, responsable R&D de Le Prieuré

Dans la mesure où le bac végétalisé participe aussi à la rétention d’eau, l’ensemble du système HydroVentiv peut stocker jusqu’à 95 litres/m2.

 

… et irrigation en période de sécheresse

 

A l’inverse, en période de sécheresse, l’eau retenue dans le sous-bac va être utilisée pour l’irrigation des plantes du bac support. Un système de mèches assure sa remontée par capillarité. «La ressource en eau est ainsi optimisée, ce qui élargit le choix de la palette végétale», souligne l’entreprise.

Par ailleurs, une série de capteurs électroniques installés sur la toiture apportent des informations précieuses au gestionnaire du bâtiment: «ils indiquent en temps réel le volume d’eau stocké, le débit de fuite, le niveau de précipitation et ils renseignent sur le bon fonctionnement hydrique des composants», précise Jean-Christophe Grimard.

Le suivi de ces performances, de même que le pilotage– mise en configuration évacuation d’eau lors d’orages ou rétention en l’absence prolongée de pluies – peuvent ainsi s’opérer à distance, pour une gestion dynamique du système.

 

Focus

Intervenants pour la gestion des eaux

Maître d’ouvrage: Communauté urbaine du Grand Nancy

Maîtrise d’ouvrage déléguée: Solorem

Maîtrise d’œuvre: Dietrich Untertrifaller Architekten (mandataire); Atelier d’architecture Christian Zoméno

Etanchéité: Shala, Le Prieuré

 

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