Chantiers

Une rivière artificielle redonne vie à un bras-mort de la Seine

Mots clés : Travaux publics

En Seine-et-Marne, l’entreprise Charier Génie Civil a aménagé une passe à poissons de type « rivière artificielle » de 115 m de long destinée à assurer la continuité piscicole entre la Seine et un ancien bras-mort du fleuve.

Laissé à l’abandon depuis les grands travaux de chenalisation de la Seine dans les années 1970-1980, le bras-mort de la Grande Bosse, situé sur les communes de Bazoches-les-Bray, Vimpelles et Saint-Sauveur-les-Bray (Seine-et-Marne), renaît. Le barrage de la Grande Bosse, constituant à quelques encablures en aval un obstacle infranchissable pour les poissons de la Seine, Voies Navigables de France (VNF) a décidé de remettre en eau cet ancien méandre et ainsi créer une voie de contournement pour la population piscicole migratrice et locale.

Pour ce faire, un ouvrage de dérivation des eaux de la Seine et de répartition des débits (jusqu’à 10% du débit du fleuve) a été construit en amont du bras. Constitué de quatre passes – dont deux équipées de vanne levante et deux de seuil fixe –, cet ouvrage hydraulique permet de réinjecter, à débit permanent, les eaux du fleuve dans le méandre et, dans le même temps, de créer un débit d’attrait pour les poissons. Parallèlement, une passe à poissons de type « rivière artificielle » de 115 m de long a été aménagée pour assurer la continuité piscicole entre la Seine et l’ancien bras-mort.

 

450 macrorugosités en béton armé

 

Réalisée par l’entreprise Charier Génie Civil, la construction de ce dispositif de franchissement piscicole a nécessité le terrassement de 9 000 m3 de déblais – évacués principalement en Installation de stockage de déchets inertes (ISDI). Elle a également nécessité la mise en place de 450 macrorugosités (des blocs en béton armé) permettant la régulation du niveau d’eau dans la rivière, laquelle présente une pente de 3%. Par ailleurs, le fond de la rivière et les berges ont été aménagés avec des enrochements calcaires.

Le site présentant un contexte environnemental sensible – avec une Zone d’importance communautaire pour les oiseaux (Zico) et la proximité de deux zones Natura 2000 –, l’entreprise a mis en place, en phase chantier, des moyens particuliers pour maîtriser les risques de pollution par les matières en suspension et les hydrocarbures : une veille sur les crues, la limitation de l’emprise des installations, des kits antipollution, le nettoyage des engins à l’écart des berges, etc. L’ensemble des travaux, dont le coût est estimé à 2,2 millions d’euros TTC, ont duré sept mois, d’août 2014 à mars 2015.

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  • - Le

    Bonnes idées !

    Pourquoi imaginer le pire ? Cette passe à poisson est très utile écologiquement et rien ne fait craindre qu’elle ne fonctionnera pas, ou qu’elle se dégradera rapidement !
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  • - Le
    Quelle horreur, comment peut on avoir l’idée et l’autorisation de créer une chose pareil ! 1- Les blocs de béton armés se transformeront en pieux de métal. 2- un milieu écologiquement stéril Il y a vraiment mieux à faire en terme de génie écologique. Incroyable, consternant.
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