Performance énergétique

Une fenêtre autonome change de couleur et réduit les factures d’énergie

Mots clés : Electricité - Equipements électriques - Fenêtre

Une équipe de chercheurs chinois vient de développer une fenêtre intelligente qui s’assombrit pour limiter la pénétration de lumière dans les immeubles. Elle produit elle-même son énergie et son surplus peut alimenter des LED.

On avait déjà vu des fenêtres intelligentes capables d’améliorer le confort thermique des bâtiments grâce à un système de ventilation. L’équipe du professeur Sun Xiaowei de l’université technologique de Nanyang, en Chine, vient de mettre au point une « smart window » électrochromatique qui change de couleur, sans apport d’énergie, en fonction de la luminosité extérieure. Elle permet ainsi de limiter la pénétration de lumière de 50%, et donc de chaleur, au sein de l’immeuble. Les gains réalisés sur les consommations de climatisation seraient alors très importants. 

Ce procédé fonctionne grâce à un électrolyte liquide, inséré entre deux plaques de verre recouvertes d’une couche d’oxyde d’indium-étain, qui se chauffe avec la lumière et produit de l’énergie. Celle-ci est utilisée pour allumer des LED qui colorent la vitre en bleu nuit. En l’absence de lumière le soir venu ou lorsque le ciel est couvert, la vitre reste transparente. Elle peut également emmagasiner de l’énergie et la restituer à des dispositifs de type LED. « Notre technologie a une double fonctionnalité, c’est une batterie transparente, explique le professeur Sun Xiaomei dans un article paru dans la revue Nature Communications. Elle se recharge et devient bleue lorsque l’oxygène est présent dans le liquide conducteur. En d’autres mots, elle respire. »

 

 

 

 

Le coût, un frein au développement de ces fenêtres

 

Ce procédé n’est toutefois pas nouveau. Dès 2010, des chercheurs du Laboratoire national des énergies renouvelables américain ont développé une vitre similaire qui se teint en fonction de la lumière reçue. L’année suivante, des scientifiques sud-coréens ont conçu une fenêtre comparable. Mais pour changer de couleur, toutes deux ont besoin d’être connectées à une source d’énergie. A l’inverse de la « smart window » de Sun Xiaowei, qui est totalement autonome.

Avant que toutes les fenêtres de nos immeubles se colorent en bleu au premier rayon de soleil, il y a encore du chemin à faire. Le coût de production de tels matériaux demeure le frein principal. Cela n’empêche pas les scientifiques de se pencher sur le sujet afin de développer des fenêtres intelligentes toujours plus innovantes. La Climawin, présentée debut 2014

En combinant toutes ces nouvelles techniques, les économies d’énergie réalisées grâce aux fenêtres seraient alors considérables, un véritable plus pour améliorer la performance des bâtiments. 

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